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Blasphème

Des Muses et de la religion

jeudi 11 octobre 2012, par Guigs

Nous allons dans cette partie présenter succinctement les 9 muses et leurs arts respectifs.

Les muses

Les muses ont chacune un territoire bien délimité, aucune d’entre-elles n’empiète ou ne désire empiéter sur le territoire d’une de ses sœurs. Lorsque l’une d’entre-elle désigne une "victime", le jugement et la sentence sont énoncés lorsqu’elles sont toutes réunies.
Ainsi pourrions-nous citer l’exemple de Thamyris, qui s’étant vanté de leur être supérieur, vu les muses lui apparaître. Elles l’aveuglèrent et lui firent perdre la mémoire. De même les neuf filles de Piéros, leur lancèrent un défi devant le jury des Nymphes. Elles perdirent : les muses les métamorphosèrent en petites corneilles.

En fait cette réunion dans l’application de leur pouvoirs n’a qu’une seule véritable raison : de telles peines ne sont affligeables que lorsqu’elles sont réunies. Les muses forment un tout, si l’union n’est pas ; leur pouvoir ne peut se matérialiser.

Bien qu’apparaissant comme une entité soudée. Les muses n’ont pas toutes le même regard sur le monde et ses habitants.

Calliope  : muse de l’éloquence et de la poésie épique

La première des Muses. Muse de la poésie épique, et quelquefois de l’éloquence, couronnée de laurier et ornée de guirlandes, garde toujours un air majestueux. Elle tient un livre et un poinçon de métal, le style. A ses pieds se trouvent L’Iliade, L’Odyssée et L’Enéide, les poèmes immortels d’Homère et de Virgile.

La poésie épique est l’art de mettre en vers ou non les récits de batailles, les épopées, les aventures des héros.

Le comportement de Calliope s’est transformé au cours des siècles. Assoiffée de vengeance comme ses sœurs au début, elle s’est adoucie en donnant plus de liberté à ses ouailles. Il faut tout de même relativiser en mentionnant que ses ouailles sont composées, pour la plus grandes parties, de hauts elfes, à qui ils ne viendraient pas à l’esprit de passer un journée sans honorer leur muse tutélaire.

Clio  : muse de l’histoire

Née, comme ses huit sœurs, les Muses, de l’union de Zeus et Mnémosyne, la muse de l’histoire porte une couronne de laurier. Elle se tient debout ou assise, lisant un rouleau de papier ou se penchant vers une pile de livres.

L’histoire est un art mais aussi une science. Histoire du monde, d’une race, d’un clan ou d’une famille peu importe tant que l’on cherche à fouiller le passé.

Si, comme la plupart de ses sœurs, Clio n’a pas de problèmes avec "son peuple" ; il en est autrement des êtres qui voyagent sur ses terres et surtout sur ses mers. Les frontières maritimes sont mal maîtrisées par les hommes, et Clio est particulièrement exigeante sur la pratique de l’histoire, pour que les hommes n’oublient plus jamais ce qu’ils ont été amenés à faire, ou les divinités existantes ou ayant existé. Tout navire ne pratiquant pas une réflexion sur le passé ou l’histoire en général n’a que peu de chance de retrouver son port d’attache. En ce sens elle a le soutien de ses sœurs.

Euterpe : muse de la musique

Couronnée, comme ses sœurs, de fleurs, la muse de la musique dont le nom signifie "la bien-plaisante" tient des partitions. Elle est entourée de hautbois et d’une flûte, ou même d’autres instruments. Autrefois elle dansait et chantait les dieux, pour réjouir leur cœur.

Quelque soit l’instrument ou le style, l’apprenti troubadour se devra de jouer dès qu’il en aura l’occasion

Depuis la "mort" de ceux-ci, de ses aïeuls, Euterpe n’est plus la même. Elle se sent comme une enfant orpheline qui aurait trop aimé ses parents de leur vivant. Elle est déchirée entre son sentiment de revanche, voulant ainsi faire payer à cette humanité la disparition de ses pairs, et son attachement pour ces mêmes créatures, qu’elle ne peut s’empêcher, jour après jour à la vue de leur créations et de leur réaction, d’apprécier. La relation est donc une relation d’amour/haine. Haine qu’elle reporte de façon spectaculaire sur les contrevenants à la loi des Muses.

Erato  : muse de l’élégie et de la poésie pastorale

La muse de l’élégie est comme ses sœurs, couronnée, mais de perles.
Habillée de blanc, elle est debout et accoudée dans une attitude pensive.
L’élégie est l’art mélancolique abordant des thèmes comme le temps, la mort, le côté inexorable des choses. Au fil des siècles l’élégie a évolué pour aborder d’autres thèmes mais une règle ne déroge pas, une œuvre élégiaque se conclue sur un enseignement moral. Quant à la poésie pastorale, il s’agit d’un genre mettant en scène des bergers dans des récit, pour la plupart du temps, mêlant amour et tragédie.

La relation que peut avoir Erato avec ses ouailles est des plus simples à assimiler. Il s’agit d’un amour sans borne, se concrétisant par de nombreuses indulgences ou "coup de pouces". Ces "faveurs" sont aussi présentes lorsque l’un de ses "enfants" se trouve sur le territoire d’une de ses sœurs.

Melpomène  : muse de la tragédie

La muse de la tragédie ne pouvait qu’avoir l’air sérieux. Très belle, elle porte de superbes vêtements. Sur la tête, une couronne de pampre de vigne, aux pieds des cothurnes, chaussures montantes à semelle très épaisse. Sa main droite tient un masque tragique ou un poignard ; la gauche, des sceptres et des couronnes qu’elle remettra aux vainqueurs.

La tragédie peut revêtir plusieurs aspect et se présenter de plusieurs façon : musique, chant, danse, jeu ou tout simplement mode de vie.

Melpomène est très détachée des peuplades qui lui ont été attribuées. Elle ne leur accorde que peu d’importance. Elle préfère reporter son attention sur des personnalités ou des métiers bien spécifiques, et ce quelque soit la région où ils peuvent se trouver, telles les guildes d’assassins, les familles aristocratiques qui sont souvent le théâtre de moult tragédies.

Thalie  : muse de la comédie

Couronnée de lierre et chaussée de brodequins, des chaussures de peau qui couvrent le pied et le bas de la jambe, elle tient à la main un masque comique.

Thalie est la muse des acteurs, quelque soit leur style (tragique, humoristique …) ainsi que des mythomanes et autres roublards.

Thalie est complexe, certains pourraient dire qu’elle est schizophrène. Tour à tour défendant les accusés ou déclenchant une vague d’inquisition, elle fait ainsi preuve d’une grande impulsivité dans son approche du monde en général.

Terpsichore  : muse de la danse

La muse de la danse est une jeune fille vive, enjouée, couronnée de guirlandes et vêtue d’une robe souple, qui marche légèrement en jouant de la harpe.

Peu de contraintes attendent le danseur, car son genre ne concerne que lui, tant que celui ci est artistique et travaillé.

Vivacité et enjouement se transforment bien vite en haine et machination lorsque Terpsichore se sent trahie par l’un de ses enfants. Elle surveillera alors sa cible où qu’elle se trouve sur le globe, la testant et la punissant sans le moindre remord si ses soupçons sont confirmés. Terpsichore est, à ce jour, la muse apportant le plus de "coupables" devant le conseil des muses.

Polymnie  : muse de la poésie lyrique

La muse de la poésie lyrique, porte une couronne de myrte et de roses. D’une main, elle tient une lyre, de l’autre un plectrum, petite baguette qui permet de pincer les cordes. A la différence de ses sœurs, elle est souvent accompagnée d’un Cupidon ailé, avec son arc et son carquois, sorte d’exécutant de ses volontés.

La poésie lyrique regroupe tous les genres de poésie : tragique, élégiaque, comique et épique.

Polymnie se rapproche de sa sœur Melpomène en ce sens qu’elle n’accorde de l’importance qu’aux hommes accomplissant de hauts-faits, et ce de forte élégante manière, et aux poètes les plus prolixes.

Uranie  : muse de l’astronomie

La muse de l’astronomie a une couronne d’étoiles et une robe couleur d’azur. Dans ses mains, elle tient un compas et un globe. Autour d’elle apparaissent aussi divers instruments de mathématiques.

L’astronomie est cet art d’identifier les étoiles, de les répertorier, de s’orienter grâce à elles. En découle la géographie et la cartographie.

Uranie fait partie du noyau dur des muses. Elle pense en termes d’hégémonie. Pour elle l’ensemble des peuples devrait vénérer toutes les muses et ce plusieurs fois par jour. Il va sans dire que le contrevenants à la loi des muses telle qu’elle est écrite à ce jour est sévèrement regardée par Uranie.

La religion

Il existe des ordres religieux. Une première question pouvant se poser est : pourquoi existe-t-il des ecclésiastiques alors que les dieux sont morts ?
En fait les ecclésiastiques sont là pour faire acte de repentance et aider les populations dans ce repentir. Il existe donc un ordre clérical par dieu, ainsi qu’un autre par muse. Il est à noter que les prêtres muséens sont établis dans les zones de leur muse uniquement et qu’ils observent un droit de regard sur les autres cultes présents dans leur région.

De plus les autres ordres cléricaux répandent la philosophie de leur divinité.
Ainsi les prêtres de Arès auront une formation guerrière et sèmeront les graines de la violence et de la discorde (ce qui ne signifie pas que ce sont de vils barbares pillant les villages).

Il existe aussi des ordres cléricaux plus mineurs dévoués au souvenir d’entités non divines comme l’Ordre des Centaures ou encore l’Eglise de la Sainte Licorne.

Futur Antérieur

Pour MJ

Comme nous l’avons dit, les muses ont laissé quelques "concessions" au futur antérieur. Ainsi le zeppelin permet de faire la navette à partir des grandes villes du continent principal (POLYMEDARGOS) jusque dans les îles. Il existe un zeppelin par ville faisant la navette une fois par jour, sauf dans la capitale (Thucydide) où le nombre de zeppelin est plus élevé (3).

De même alors que dans les campagnes ce sont les missives et les aboyeurs publics qui renseignent la population, les citadins habitant des villes d’une certaine importance sont informés par voix de presse. Il existe en réalité un seul et unique journal quotidien : "Le Thucydidien".

Des races étrangères à Blasphème le visitent de manière régulière se souvenant d’un passé où ce monde était à la pointe de la technologie et du voyage spatial (ce que ne doivent pas savoir les joueurs). Ces visites ne sont pas "sauvages", elles passent toutes par le seul spatioport au monde situé en la capitale, comme il se doit. Tout achat de matériel ou de services auprès de ces races est totalement prohibé par les milices locales (qui dans les grandes villes sont de véritables agences de polices spécialisées dans un domaine particulier de la criminalité et/ou de la surveillance). Mais elles n’ont pas souvent à intervenir car il en viendrait même pas à l’esprit d’un humain d’acheter quoique ce soit à ces visiteurs, et il faut bien avouer que ces visiteurs ne souhaitent pas vraiment faire affaire avec un monde si peu évolué. En revanche un habitant de Blasphème a toute opportunité pour vendre objets et services à un étranger.



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