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C.O.P.S.

Le pharmacien de garde

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vendredi 4 août 2006, par Pik_0fr

Approche : " Appel à toutes les unités. Je répète, appel à toutes les unités à proximité de XXX Avenue et YYY Boulevard. On nous signale un braquage en cours dans une pharmacie. Possible prise d’otages. Je répète : possible prise d’otages. "
C’est ce sympathique appel qui vient détruire le peu d’espoir qu’avaient nos braves COPS de pouvoir finir leur service de nuit à l’heure, pour une fois...
Il se dirigent donc vers cette pharmacie ouverte la nuit pour y trouver un beau bordel. Cinq voitures du LAPD sont garées à quelques mètres de l’échoppe et forment un rempart derrière lequel se planquent une dizaine de flics en uniforme. Une équipe de reporters télé en vadrouille à l’affût d’une histoire croustillante installe tranquillement son matériel.
Quelques badauds traînent dans le coin, attirés par les flashes des gyrophares qui donnent à la rue une teinte chaotique.
Les flics en uniforme sont trop heureux de laisser l’affaire aux COPS, surtout parce que les braqueurs ont l’air un peu nerveux de la gâchette, comme en témoignent les milliers de fragments de verre sur la chaussée, preuve qu’un malade a tiré au fusil à pompe sur la vitrine.

Les braqueurs sont quatre, trois gars et une fille, complètement hystériques. L’un des mecs est shooté au joker et son rire malade résonne dans la rue . Il n’y a pas d’otages, le pharmacien était parti faire une course juste avant l’assaut.
Ils sont plus défoncés que dangereux, et les COPS ne devraient avoir aucun mal à les arrêter. Rappelez leur que la télé est là, et que tout est filmé... Malgré leurs armes, ils suffit de crier un peu fort pour les intimider et les convaincre de se rendre, mais toutes les options sont envisageables, du moment que la fille reste en vie.
Quand ils entreront dans la pharmacie, ils verront la fille en premier. Les gars sont morts ou à plat ventre, leurs armes hors de portée. Pendant qu’ils procéderont à l’arrestation, l’un d’entre eux (Instinct de flic/perception (1)) sentira confusément que quelque chose ne va pas. Si sa marge de réussite est supérieure à 1, il verra la bombe quelques secondes avant qu’elle n’explose. Ils n’auront le temps que de sortir la fille, les hommes étant morts ou trop lourds.

Dénouement : les COPS ont arrêté le braquage, mais la pharmacie est en cendres. Leur supérieur les assure qu’ils n’auraient pas pu désamorcer la bombe, plutôt bien dissimulée. Ils tiennent au moins un des coupables, justice pourra être faite. Le pharmacien fera jouer son assurance, et tout rentrera dans l’ordre.
Quoique...
Lors de l’interrogatoire, la fille dira qu’elle ne savait rien pour la bombe, et affirmera même qu’aucun de ses copains aurait jamais touché à de l’explosif.
Et elle a raison. La vérité, c’est que cette pharmacie sert de couverture à un florissant petit trafic de came. Le pharmacien, un dealer complètement parano, a cru remarquer que les flics s’intéressaient de plus en plus à sa boutique, comme s’ils soupçonnaient quelque chose (en fait, un sergent du LAPD qui vient de s’installer dans le coin a une fille allergique à tout un tas de choses, et il passe assez régulièrement à la pharmacie en uniforme...)
Il a donc imaginé se débarrasser du magasin pour pouvoir mieux s’établir ailleurs. Il a recruté nos quatre pauvres junkies et a placé une bombe dans son magasin, juste avant de partir " faire une course ".
Pour découvrir tout cela, il suffit d’interroger la police scientifique. En effet, après l’explosion, ils ont fait des prélèvements pour identifier la nature de l’explosif employé. Le technicien interrogé pourra dire aux COPS que les analyses ont montré la présence massive de drogues diverses et variées dans la pharmacie, notamment de l’héroïne. L’un des trois braqueurs, héroïnomane, n’avait aucune trace de cette drogue dans le sang...
Ca n’est pas grand-chose, mais ça devrait éveiller les soupçons de nos braves COPS, à qui il suffira de pressurer le pharmacien pour qu’il craque et avoue tout.
Autre piste possible : Juste après que la pharmacie ait explosé, la fille a vu le pharmacien et l’a reconnu. Elle est prête à marchander (réduction de peine, par exemple) pour le donner.

A suivre : les COPS n’ont pas arrêté le pharmacien et la fille va avoir droit à un beau procès. Le pharmacien, convaincu qu’elle est capable de le reconnaître, à tort ou à raison, prend des mesures. La veille du procès, les COPS apprendront que la fille est morte assassinée dans sa cellule de préventive. On conclura à un règlement de comptes entre prisonnières...

Signature de l’officier responsable initial : Daroul

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Les commentaires sur cet article

2011-04-22 10:07:18 - Etienne C

Très beau 10-18, je le reprendrais a l’occasion pour une campagne plus cyberpunk. J’aime la clarté de la trame et les alternatives possibles variées.
Merci .

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