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 Connaissance

La science fiction

lundi 5 mars 2007, par Tibas Elgil Bregorn

La Science-fiction

Il en va souvent de certains mots qu’un sens plus ample que ce qu’ils désignent réellement leur soit abusivement donné. Ainsi on appelle « musique classique » des genres musicaux aussi différents que le baroque et le néo-classique, le romantisme et le contemporain, le classique et l’opérette, ...

Le même phénomène concerne la science fiction, genre littéraire qui ne connaît en France un réel revirement d’intérêt que grâce à des films comme le Seigneur des anneaux et Starwars ou encore les nombreuses adaptations des romans de Stéphen King et bien sûr Harry Potter.

Les différentes familles de ce genre sont :

L’Anticipation :
L’idée inhérente à cette famille littéraire est de se baser sur la société telle que la connaît l’auteur puis d’extrapoler, le plus souvent afin de mettre en garde le lecteur sur tel ou tel danger de la science, de la géopolitique, des mœurs,... La règle d’or de l’Anticipation : C’est possible ! En film, « 2001, l’odyssée de l’espace » de Arthur C. Clark est un roman d’Anticipation, dans le sens où toute la partie humaine est possible, et où l’absence d’intelligence extra terrestre ne peut être prouvée. Clark ne joue pas avec les règles de la physique. Il veut attirer notre attention sur le fait que nous ne sommes/serions pas seuls dans l’univers.

La Science-fiction
Avec la science-fiction on franchit un pas : On peut jouer avec le possible. Mais là encore il y a des subdivisions : ceux qui préfèrent que les règles connues de la physique ne soit pas transgressées et ceux qui estiment que certaines règles peuvent être adaptées voire remplacées.
Un détail me semble important à signaler : La science-fiction s’intéresse énormément au voyage spatial, à la navigation spatiale et à ces catégories de navigateurs que sont les explorateurs : marins partant à la découverte de nouveaux mondes, marins navigant entre deux destinations connues mais au travers d’espaces parfois hostiles, et enfin l’équivalent des marins pêcheurs. C’est dire si une ville comme Honfleur (par exemple, origine oblige) peut être à même de pouvoir intéresser un public pour lequel son port représente surtout aujourd’hui une activité touristique et non plus l’exaltation de la découverte de la terra incognita.
En film, « Starwars », se classe dans la Science-fiction d’abord parce que l’existence de la Terre n’est jamais mentionnée. Les lois de la physique sont remodelées et la Force en est l’exemple le plus criant ainsi que les temps de trajets dépassant la vitesse de la lumière. George Lucas cherche à attirer notre attention sur les relations entre le pouvoir, les sociétés commerciales et comment il est facile de manipuler les personnes lorsque l’on se fait le champion du bien. Il érige également une mise en garde contre le clonage humain. Il est enfin un chantre de l’enrichissement par l’apport de l’autre, de l’union qui fait la force face à ceux qui divisent pour régner.
« Dune » est un film de science-fiction certes, par contre le livre, lui, est difficilement classable tant il couvre pratiquement tous les domaines de la Science-fiction.

Le Fantastique ou Fantasy
Le mot anglais est de rigueur à partir du moment où l’on descend dans les sous-familles. Dans le fantastique, le possible commence par il était une fois et ne va guère plus loin, il ne s’agit pas ici de vouloir faire vrai mais plutôt de décrire un monde imaginaire, quitte à ce que celui-ci puisse ultérieurement apparaître comme une allégorie du nôtre.
Les principales sous-familles sont :
 La Dark-Fantasy
C’est le fantastique le plus sombre, qui ne se finit pas toujours bien et qui fait entrer en scène les démons, humains ou non.
En film, « Excalibur » (la version avec la musique des Carmina Burana et l’air de Wagner à la fin lorsque l’épée s’enfonce dans l’eau) peut être classé dans la Dark-fantasy. Nombre de films existent dans cette catégorie, lesquels cherchent le plus souvent à raconter une histoire qui fasse peur.
 L’Héroic-Fantasy
La geste des chevaliers qui triomphent contre les forces du mal. Les contes de fées...
En film on trouvera « le Seigneur des Anneaux », fidèle adaptation du roman de Tolkien. Là, les forces du bien doivent triompher des forces du mal. C’est également le cas de « Harry Potter ». On parlerait plus en France du Merveilleux.
 La Science-Fantasy qui mélange le merveilleux dans des univers de Science-fiction.

On croit également que la Science-fiction est un genre récent. Il n’en est rien. Prenons l’anticipation :
Bon nombre de textes de Platon sont des anticipations de ce que le monde grec pouvait connaître. Et c’est parce que son mentor Socrate était bien proche de la vérité qu’il fut poussé au suicide. Une recherche approfondie sur nombre d’auteurs classiques comme Zola par exemple permettrait probablement de ranger des œuvres de ces auteurs dans le cadre de l’Anticipation.
Prenons maintenant la Science-fiction et revenons à Platon :
Le récit de l’Atlantide doit-il être considéré comme un récit de Science-fiction (univers possible mais pas forcément situé dans le futur proche) ? Si oui, le « Timée » et le « Critias » de Platon (œuvres qui ont créé l’Atlantide) sont des œuvres de Science-fiction : on créé un monde imaginaire et on se sert de celui-ci pour dénoncer la société dans laquelle on vit. Incontestablement, nous trouvons ensuite Jules Verne dont les œuvres se situent pour certaines dans l’anticipation et pour d’autres dans la science fiction. « Le tour du monde en quatre-vingt jours » est de l’anticipation mais « 20 000 lieues sous les mers » reste de la science fiction, tant que, par exemple, les sous marins resteront privés des baies panoramiques du Nautilus.
Prenons le Fantastique maintenant :
Si « l’Iliade » est difficilement classable entre le récit épique, l’Anticipation (si la guerre de Troie n’a pas eu lieu) et le récit plus ou moins historique, « l’Odyssée », elle, est un récit fantastique, peuplée de magiciens et d’animaux fantastiques.
Le Candide de Voltaire évolue dans un monde fantastique dans lequel il ne risque pas de rencontrer la censure officielle. Les écrits de Charles Perrault ou de la comtesse d’Aulnoy, le roman de renard, tous ces textes sont des récits fantastiques, au même titre que les récits des Chevaliers de la Table Ronde et de la quête du Graal. Sans parler des récits des panthéons Nordiques, Grecs, Romains, Egyptiens,...

Une dernière chose avant d’aborder les auteurs et leurs Œuvres. Les ouvrages d’Anticipation et de Science-fiction auxquels je m’intéresse, et que je souhaite promouvoir ici, font office d’ouvrage de vulgarisation. Je m’explique : Je ne parle pas ici de l’œuvre d’Umberto ECO. Pourtant il y a un passage dans « Le nom de la Rose » que je souhaite reprendre. (Quatrième jour - Tierce.)
Guillaume : « [...] J’ai l’impression en lisant cette page, d’avoir déjà lu certains de ces mots, et des phrases presque identiques, que j’ai vues ailleurs, me reviennent à l’esprit. Il me semble même que cette feuille parle de quelque chose dont on a déjà parlé ces jours-ci... Mais je ne me souviens pas de quoi. Il faut que j’y pense. Peut être me faudra-t-il lire d’autres livres. »
Adso « Pourquoi donc ? Pour savoir ce que dit un livre vous devez en lire d’autre ? »
« Parfois, oui. Souvent les livres parlent d’autres livres. Souvent un livre inoffensif est comme une graine, qui fleurira dans un livre dangereux, ou inversement, c’est le fruit doux d’une racine amère. Ne pourrais-tu pas, en lisant Albert, savoir ce qu’aurait pu dire Thomas ? Ou en lisant Thomas, savoir ce qu’avait dit Averroès ?
« C’est vrai, dis-je plein d’admiration. Jusqu’alors j’avais pensé que chaque livre parlait des choses, humaines ou divines, qui se trouvent hors des livres. Or je m’apercevais qu’il n’est pas rare que les livres parlent de livres, autrement dit qu’ils parlent entre eux. A la lumière de cette réflexion, la bibliothèque m’apparut encore plus inquiétante. Elle était donc le lieu d’un long et séculaire murmure, d’un dialogue imperceptible entre parchemins, une chose vivante, un réceptacle de puissances qu’un esprit humain ne pouvait dominer, trésor de secrets émanés de tant d’esprits, et survivant après la mort de ceux qui les avaient produits, ou s’en étant fait les messagers. [...] »

Les auteurs de science-fiction sont souvent allés puiser leur inspiration non seulement dans des œuvres de leurs prédécesseurs mais aussi chez des philosophes, des scientifiques, des économistes, des sociologues,... C’est en lisant un livre que naît la curiosité pour les autres livres.
Tout cela est moins vrai pour la Fantasy puisque le propre du fantastique est plutôt de nous dispenser cette part de merveilleux, de rêves (et parfois de cauchemars) réminiscences de notre enfance.

Le XXème siècle a bien sûr connu une recrudescence de récit de science-fiction. On ne peut pas, parlant de Science-fiction, ne pas parler de Ray Bradbury et des « Chroniques martiennes », de « Fahrenheit 451 », de « la Guerre des mondes » de H. G. Wells. De l’œuvre de René Barjavel. De Pierre Boulle et de « La planète des singes ». Ces auteurs sont devenus, par leur talent et leur notoriété des auteurs classiques.
Les auteurs dont je souhaite parler, à part quelques uns, sont moins connus du grand public. Certains, ayant écrit pour différents genres, seront présentés plusieurs fois. N’ayant pas lu tous les romans de ces auteurs, je ne parlerai que de ceux que j’ai lus. Je ferai une classification qui ne reflète que mon avis personnel de (***) intéressant, à (******) œuvre majeure.

Anticipation

ARTHUR C. CLARCK
En dehors de « l’Odyssée de l’espace » (***) C. Clark a écrit un cycle dont le premier tome s’appelle « RAMA » (*****) et qui raconte comment des Terriens de notre temps vont partir explorer un vaisseau dont la trajectoire traverse notre système solaire. Il pose tout un tas de questions sur l’homme confronté à d’autres sociétés extra-terrestres et face auxquelles il se retrouve lui même observé dans ses réactions. Il sera soumis à des tests pour savoir ce qu’il vaut, et dans sa propre société, et confronté à d’autres qui lui sont étrangères. Prix Nebula 1973. Prix Hugo et Prix Locus 1974. A lire également, les « Larmes d’Icare » (****).

ISAAC ASIMOV
Le cycle de nouvelles regroupé dans « les Robots » (******) est à ranger dans l’anticipation puisque nous sommes d’ores et déjà attelés dans des recherches sur l’intelligence artificielle. Ce qui rend particulièrement intéressant ce cycle, c’est la définition de trois lois dites de la robotique, censées protéger les humains des robots et les robots contre les pannes. C’est ainsi qu’une robot-psychologue va devoir chercher à comprendre pourquoi ces trois lois dans des contextes bien précis interagissent et créent des situations de pannes ou de mal fonctionnement. Au delà des robots eux mêmes, Asimov s’interroge sur notre développement.

PIERRE BORDAGE
Certains ouvrages de cet auteur français sont difficilement classables : c’est le cas de « Wang » (*****) - prix Tour Eiffel - et de « Les derniers hommes » (****) entre autres. Dans le premier, Bordage s’interroge sur la position dominante de l’industrie pharmaceutique. Et comment celle-ci pourrait facilement asservir la planète. Dans le second il va plus loin et se demande si certaines élites internationales n’essaieraient pas de créer un éden fait pour eux... sans nous.

FRANCK HERBERT
« La mort blanche » (*****) est à ma connaissance le seul roman de Herbert que l’on peut classer dans l’Anticipation. Un généticien américain travaille sur un projet en Irlande. Alors qu’il se trouve à la banque, sa femme et ses deux filles meurent dans un attentat de l’IRA. Pour se venger, il décide de créer un virus qui tue uniquement les femmes et qu’il implante en Irlande, en Syrie et en Libye, pays qu’il considère responsables de la mort de sa famille. Bientôt le virus se répand en dehors des frontières. Comment les pays du monde vont-ils réagir ?

ERIC L HARRY
Le « 10 Juin 1999 » (****) a été écrit en 1995. C’est un roman d’anticipation qui décrit dans quelles circonstances fortuites une guerre nucléaire va être déclenchée et comment les différents protagonistes vont réagir.

CHRISTIAN JACQ
Cet auteur est surtout connu pour ses romans sur l’Egypte ancienne. S’agit-il d’une erreur ? Non, Christian Jacq a écrit un roman d’anticipation « Barrage sur le Nil » (*****) où il s’intéresse à l’Egypte d’aujourd’hui, celle qui a maille à partir avec les intégristes islamiques, lesquels jugent sacrilège la présence des touristes sur des lieux saints de l’Islam. Ceux qui ont vu le barrage d’Assouan et son côté forteresse comprendront mieux à la lecture de cet ouvrage, le danger que les islamistes font courir à l’Egypte et à tous ceux qui souhaitent préserver les vestiges de l’Egypte ancienne en même temps que les églises chrétiennes et coptes ainsi que les mosquées.

Science Fiction

FRANCK HERBERT
La révolution de la SF s’est faite autour du « cycle de Dune » (******). 6 tomes qui ne sont pas faciles à lire, mais Dune est un univers complet. Pour bien l’appréhender, il faut comprendre que les vrais personnages du livre sont les différentes organisations. Ainsi, le « personnage » principal de l’œuvre est le Bene Gesserit. Cet ordre qui ressemble à un ordre de femmes religieuses est devenu expert dans l’art du contrôle du corps et cherche par une politique d’alcôve à associer les couples des familles régnantes afin de procréer une sorte d’élu qui disposera d’énormes pouvoirs. Leur plan va échouer et elles vont traverser plusieurs millénaires de lutte afin de tenter de reprendre le contrôle de leur programme. Mais elles vont comprendre qu’au delà de leur quête, c’est l’avenir de l’humanité qui est en jeu. La religion, le commerce, le pouvoir militaire, le pouvoir diplomatique, la connaissance scientifique, les navigateurs de la guilde, les fremens, peuple du désert avec leur code de l’honneur, lesquels deviendront le bras armé de l’empire, tous ont un rôle à jouer, où chacun cherche à atteindre ses propres objectifs jusqu’au moment où ils doivent répondre à la question d’un intérêt supérieur aux leurs. Et les catalyseurs de tous ces questionnements sont les membres de la famille des Atreides qui plonge ses racines dans la Grèce antique : Paul Muab’did (le prophète), sa sœur, Alia du couteau (l’abomination), Léto II fils de Paul (l’Empereur Dieu qui règnera 3500 ans) et la multitude des enfants de ce dernier. Et au milieu de tout cela, Arrakis, Dune, la planète de l’épice. Une drogue sans laquelle le Bene Gesserit ne peut rien, sans laquelle les navigateurs sont aveugles. Sans laquelle l’humanité peut disparaître. Prix Nebula 1965. Prix Hugo 1966.
Autre cycle de Frank Herbert, « Le programme Conscience » (****) est la création d’une intelligence artificielle. C’est probablement le cycle le plus difficile à lire de cet auteur mais il ne manque pas d’intérêt puisqu’il postule que la création d’une telle intelligence artificielle revient à créer un dieu. C’est un sujet récurent chez Herbert : Dieu existe puisque l’homme l’a créé ! Une réflexion sur le clonage humain et la conscience qu’un clone peut avoir de lui-même en tant que clone fait également partie intégrante de ce cycle.
Enfin « le cycle des saboteurs » (***) est constitué de deux enquêtes policières sur fond de voyage intergalactique.

ISAAC ASIMOV
« Fondation » (******) est une œuvre majeure au même titre que Dune et Hypérion de la science-fiction de la 2ème moitié du XXème siècle. Fondation et ses 5 tomes fait partie intégrante du cycle des robots. Comme dans Dune ou l’épice permet de voir que l’humanité risque de disparaître, la psycho-histoire permet de l’établir par de savants calculs. Là encore, différents types de gouvernements vont se succéder, chacun posant un problème sur le type de gouvernance de l’humanité. Problèmes que la psycho-histoire est censé levé. Prix Hugo et Prix Locus 1983.

PIERRE BORDAGE
« Le cycle des guerriers du Silence » (*****) peut être considéré comme une charge contre les religions en général en cela qu’elles empêchent l’homme de pouvoir user de son libre arbitre. Un des meilleurs romans de Science-fiction français. Grand prix de l’Imaginaire - Prix Julia Verlanger - Prix Cosmos 2000

PHILIP JOSE FARMER
« Le cycle du monde du Fleuve » (*****) Et toute l’humanité se réveilla sur les berges du fleuve de l’éternité. Les bons comme les mauvais, et tous vinrent à recréer des sociétés sans que certains aient beaucoup appris de leur vie précédente. Mais quand Sir Richard Francis Burton rencontre Mark Twain, tous deux n’ont qu’une envie : savoir ce qu’il y a à la source du fleuve. Les trois premiers tomes sont excellents mais le quatrième est nettement moins bon. Prix Hugo 1972.

DAN SIMONS
Œuvre majeure de la fin du XXème siècle, « le cycle d’Hypérion » (******) 4 tomes, fourmille de sujets de réflexion, de références et marquera longtemps le paysage de la science-fiction. Connaissez-vous John Keats, le poète anglais qui a composé le poème Hypérion ? Vous savez... le titan dieu du Soleil dans la mythologie grecque. Non ? Vous connaissez Chronos, le père de Zeus détrôné par celui-ci... Enfin bref, chez Dan Simmons Hypérion est une planète, sur laquelle se livre un colossal combat entre le dieu des hommes et le dieu des machines... Et justement John Keats est là et joue les intermédiaires entre les hommes et les machines. Mais attention : ici nous sommes très loin de « Terminator » le sujet est traité à travers plusieurs récits de différents protagonistes, chacun apportant ses mystères et ses explications, ses contrevérités aussi, qu’il faudra ensuite démêler. Ah ! et connaissez-vous Stephen Hawking ? Ce scientifique américain qui a démontré que la relativité ne fonctionnait pas dans toutes les circonstances et qui cherche à démontrer sa propre théorie ? Et bien au temps où se passe cette histoire, les vaisseaux sont propulsés par des moteurs Hawking !... Prix Hugo 1991 - Prix Locus 1990, 1991 et 1998 (3 romans sur 4)

A E. VAN VOGT
« Le Cycle du Non A » (*****) Aristote a durablement marqué notre façon de nous exprimer, de nommer les choses et de leur donner un sens quasi absolu. Le NON-A se rattache à une philosophie, non-aristotetélicienne, « la sémantique générale » de Korzybski (1879-1950). L’œuvre de Van Vogt repose sur cette vision du monde qui « ne confond pas la carte et le territoire ». Le héros, débarrassé d’une identité qu’il croyait être la sienne, cherche à se reconstruire tandis que l’on tente d’attenter à sa vie. Comment se défendre des autres si l’on ne sait pas qui l’on est. Le Non A a été traduit en français par Boris VIAN.
A lire également, « Les armureries d’Isher » (***).

VERNOR VINGE
« Un feu sur l’abîme » (*****), raconte deux histoires qui sont bien sûr liées. La première concerne une sorte de virus informatique qui va se propager de planète en planète et tout détruire sur son passage. La deuxième s’intéresse à deux enfants dont les parents sont morts alors que leur vaisseau s’écrasait sur une planète inconnue, laquelle n’est pas encore entrée dans l’ère spatiale. Les habitants ne sont pas humains ! Et comment communique-t-on quand à la barrière de la langue, s’associe la compréhension du fonctionnement de deux sociétés très différentes ?
Dans « Au tréfonds du ciel » (*****)Vernor Vinge reprend les mêmes ingrédients dans des contextes différents. Seuls deux de ses ouvrages ont été publiés en France. Le premier a reçu le prix Hugo en 1993 et le second en l’an 2000.

Joe HALDEMAN
« La guerre éternelle » (****) joue sur les décalages temporels dûs à la durée des voyages dans l’espace sur la base de la relativité. C’est aussi une réflexion sur l’évolution de la société lorsqu’une guerre dure plus longtemps que les gouvernements, et que les raisons de guerroyer sont assez... discutables. Prix Nebulla 1975 - Prix Hugo et Locus 1976.

Fantasy

RAYMOND E. FEIST
« Les Chroniques de Krondor » (****) est l’histoire d’un puissant magicien, de son éducation et des périls auquel il est confronté. Héroic-Fantasy.

J. R. R. TOLKIEN
« Le seigneur des Anneaux » (*****) Je ne commente pas.
« Le Silmarillon » (*****) La genèse des terres du milieux. Toute la mythologie du Seigneur des Anneaux à travers les différents âges de ce monde. Poésie épique.

DAVID EDDING
« Les cycles du Ponant (****) et de la Mallorée » (*****), mettent en scène un jeune garçon élevé à la ferme par sa tante. Tout bascule lorsque des forces maléfiques retrouvent leur trace. Le jeune garçon est le déscendant des rois de Riva et sa tante est une sorcière, fille du plus grand sorcier de tout les temps, disciple d’Aldur, un des dieux du Panthéon local. Sur leur route ils vont croiser Silk, un commerçant assez roublard, lequel n’est autre que le prince Kheldar de Sendarie, un pays ou le sport national est l’espionnage ! Les Deux cycles comptent chacun cinq tomes et ont le mérite d’être assez drôles. « Le cycle des joyaux » (***) se laisse lire une fois qu’on a lu les deux autres cycles.

KATHERINE KURTZ
« Le cycle des Derynis » (***) Il faut imaginer un autre monde que le notre mais avec une église et un dogme calqué sur la chrétienté. Les magiciens aident les rois qui croient en Dieu, mais certains parmi le clergé et les seigneurs combattent les magiciens.

STEPHEN LAWHEAD
« Le cycle de Pendragon » (*****) Connaissez-vous bien Merlin ? Et Taliesin ? Ce cycle revisite les légendes celtiques et celle de l’Atlantide. Les trois premiers tomes sont de vrais bonheurs !

MICKAEL MOORCOCK
« Le cycle d’Elric » (***) Dark Fantasy. L’homme confronté à lui même et à des actes passés qu’il doit expier sur fond de réincarnation.
« Le cycle d’Hawkmoon » (****) Dark Fantasy. Même principe mais les Grands-Bretons envahissent l’Europe, prennent le duché de Köln à son seigneur, Hawkmoon, et se tournent vers la Kamarg.
« Le cycle de Gloriana » (***) Dark Fantasy. Même univers sur fond d’Angleterre Victorienne. Mais où est passé le héros ?

ROBIN HOBB
« Le cycle de l’assassin Royal » (*****) raconte l’histoire d’un bâtard royal. Son grand-père, le roi en exercice, va en faire un magicien et un assassin. Ce cycle compte treize tomes ! « Le cycle des aventuriers de la mer » (*****) en est lui à cinq tomes et n’est pas terminé. L’action se déroule dans le même monde où plusieurs personnages se retrouvent d’un cycle à l’autre. Excellent roman pour un port de pêche lors des longues soirées d’hiver !

JACK VANCE
« Le cycle de Lyonesse » (******) évoque les îles anciennes. Ici on ne parle pas d’Atlantide mais cela y ressemble, sauf que l’on n’est pas dans le monde grec mais dans les légendes celtiques. Un bonheur et un régal pour ces trois tomes.

ROGER ZELAZNY
« Le cycle des Princes d’Ambre » (****) Les princes d’Ambre meurent les uns à la suite des autres. Qui est le responsable ? Une série et un auteur intéressants à lire.

Pierre PEVEL
« Le Cycle de Wielstadt » (****) Dark fantasy dans l’Allemagne du XVIIème siècle sur fond d’organisations secrètes, de dragons et de démons. Deux enquêtes policières. Grand prix de l’imaginaire 2002.

David GEMMELL
« Légende » (****) est le récit d’un guerrier d’exception et d’une formidable bataille. Heroic Fantasy.

Guy Gabriel KAY
« Le cycle de la tapisserie de Fionavar » (*****) L’action commence au Canada de nos jours et navigue entre Fionavar et le Canada. Fionavar est le monde originel et tous les mondes y compris le nôtre ne sont que des copies. Une fresque envoûtante.



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