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 Connaissance

Vivre en ville au Moyen-Age.

lundi 14 novembre 2005, par darkbaron

Vie quotidienne en milieu urbain

Les villes médiévales étaient de taille relativement modeste (elles dépassent rarement les 20 000 habitants) et déjà, Paris, qui devient capitale sous Philippe-Auguste intimide avec une population de près de 100 000 habitants alors que la majorité vit encore à la campagne et que propriété foncière est synonyme de richesse et souvent de noblesse. Retenons qu’en l’an mil, la population française approche les 5 millions d’habitants.

Les villes sont des endroits dangereux si l’on est de passage ou/et si l’on s’y promène la nuit dans les rues tortueuses de terre batue : de nombreux pickpockets voleurs et assassins y élisent domicile du fait de la relative promiscuité et de la densité de population que l’on ne trouve nul part ailleurs. Les châtiments s’ils sont souvent durs, vont rarement jusqu’à la sentence capitale contrairement à la croyance répandue : on préfère les amendes, source de revenu non négligeable pour le seigneur qui rend la justice, et les travaux forcés. Dans toutes les villes d’une certaine envergure, les services de voirie comptent parmi les plus importants, leurs mission : aménagement des rues et construction de fossés et d’égoûts... mais ils sont souvent dépassés et on a pu retrouver des plaintes d’habitants et de marchands : la ville de Lincoln en angleterre a été boudée par ces derniers jusqu’à ce qu’elle ai été nettoyée.

Les rues des villes sont souvent mal ou non pavés, étroites, encombrées d’immondices, et saturées d’odeurs parfois agréables ouvent moins... surtout dans les quartiers ou s’exercent les activités artisanales génératrices d’inconfort : teinturerie, tannerie, savonnerie, abattoirs, poissonnerie. Certains métiers particulièrement polluants ou incommodants on été rejetés à la périphérie (forge, fours à chaux). Les boutiquiers, les marchands, les artisans qui avaient pignon sur rue attiraient le chaland en criant les qualités de leurs produits. Dans les rues, on pouvait croiser un marchand d’eau, un colporteur, ou encore le crieur public qui annonçait mariages, programmes des foires, maisons à vendre et condamnations capitales (qui étaient alors publiques). A l’époque, le temps privé (celui des montres à bracelet) n’existait pas et la vie était rythmée par les cloches de l’église et de la ville qui annonçaient le début de la journée et sa fin, et sonnaient les heures. La nuit, le veilleur de nuit prenait garde à ce que rien ne prenne feu.

A l’époque, la majorité des habitations étaient en bois (surtout dans le nord) car la pierre était une denrée rare et réservée aux riches et à la construction des cathédrales. Les terrains à bâtir étaient chers, on construisait en hauteur. Les rues étant ce qu’elles étaient, le feu s’il se déclarait, se propageait rapidement et était souvent dévastateur.... (cf incendie de Londres en 1666 même si c’est plus le Moyen-Age ça donne à réfléchir sur ce que ça aurait pu être en 1066...)

Dans les villes : des espaces particuliers.

Les jardins urbains

Les jardins urbains sont une tradition essentiellement méditerranéenne, importée par les musulmans : ceux de Grenade et Cordoue sont restés très célèbres. Ils exercent une fascination certaine sur les voyageurs qui y voient un reflet du paradis sur terre : une certaine littérature décrit la ville comme une oasis de ruisseaux, de vergers et d’ombrages où roucoulent les colombes.

En vérité, on a constaté que les villes du sud de l’europe et de l’Afrique du Nord comportent de vastes espaces vides où l’on cultive des jardins potagers. Les jardins d’Alexandrie font l’admiration des chroniqueurs latins qui décrivent les palmiers chargés de dattes, les vergers d’agrumes, les bananiers, capriers et autres plantes exotiques. Les roses d’Alexandrie comme celles de Damas eurent très tôt une grande nnotoriété en Occident. Plus près de nous, on connait bien les jardins pontificaux : "le jardin du pape" on y trouve des vignes, des arbres fruitiers, des légumes et des plantes fouragères pour les chevaux.

Sans que la différence soit toujours aisée à déceler, il faut préciser la nature ornementale ou utilitaire de ces espaces. Dans bien des cas, la finalité maraîchère est clairement attestée.

Les cimetières

Symétrique du monde des vivants, le cimetière est lui même un lieu de vie : depuis l’Antiquité et jusqu’aux temps mérovingiens, les cimetières étaient situés le long d’une voie d’accès ou près de l’enceinte à l’extérieur de l’espace urbain. La familiarité avec la mort, le fait qu’elle soit réellement la dernière étape de la vie entraîne la prolifération des cimetières, ainsi, à Paris, sur trente-cinq paroisses vingt-neuf ont leur cimetière, occupant une vaste part de l’espace public, ils sont de ce fait utilisés à d’autres fins que la conservation des sépultures : point de convergence des processions, lieu de réunion des métiers et des confrèries. On y tient aussi des assemblées de justices.

Charité, confrérie et hôpitaux.

Accueil et soins aux malades

Tout au long du Moyen-Age, l’assistance reste une priorité de l’Eglise : hôpiaux et hôtels dieu sont dirigés par des religieux et des religieuses. et à partir du XIIIe siècle des moines. Mais dans le même temps, avec l’apparition de la crise économique (et oui c’est pas nouveau) leur activité s’avère insuffisante avec l’accroissement de la pauvreté et de ce fait, l’assistance devient aussi une affaire municipale. A noter aussi, la naissance à cette époque de l’ordre des hospitaliers, qui offre aide et assistance aux frontières où les ordres militaires sont biens implantés.

Accueil des voyageurs et des pèlerins

Si la ville est dotée d’une réglementation sourcilleuse dans l’acceuil de ressortissants étrangers, cela ne l’empèche pas d’être selon les opportunités un centre d’accueil touristique au sens moderne du mot. Un tourisme qui, avec la recrudescence des pèlerinages prend une grande importance. Lorsque les éjours se prolongent, parce que les bâteaux sont retardés ou le temps trop mauvais, le temps est mis à profit pour des visites... Les notations sont souvent laconiques : "Milan est bonne ville, grande et riche, le chasteau très fort", à Chambéry, "il y a beau et triomphant château" ; mais elles n’en dénotent pas moins le développement d’une curiosité et d’une ouverture par l’observation.



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