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La Kabbale

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mardi 15 janvier 2008, par rodi

Si ce jeu est merveilleux, il nous surprend parfois par ses lacunes… La kabbale en est une. En effet, elle n’est que très peu détaillée dans le supplément La Croix et le Colt, néanmoins très bien conçu. Il nous apprend deux ou trois choses sur cette science occulte, cependant pas suffisantes pour développer des personnages, joueurs ou non joueurs, kabbalistes. Eh bien, mes amis, le père Noël arrive, certes un peu en retard, dans son traîneau, ou plutôt dans sa Merkabbah, ce grand char, cher aux kabbalistes, nécessaire pour accéder au
Royaume de Dieu.

Cette aide de jeu, qui ne se voudra pas exhaustive, tant la matière à discours est importante, permettra aux intéressés d’en apprendre un peu plus sur cette science occulte. Un court résumé historiographique sera suivi d’une aide de jeu dans laquelle votre humble serviteur tentera d’adapter ces quelques éléments au background du jeu.

Allez montez dans mon char, à la découverte des merveilles des séphirots.

Chapter One : Une histoire de la Kabbale

Ce chapitre historiographique est extrait du Que sais-je de Roland Goetschel intitulé La Kabbale. Sans prétention scientifique, il se voudra une simple aide pour les maîtres et les joueurs novices en la matière et un rappel pour les autres.

La mystique juive de l’antiquité

L’histoire de cette science occulte est très longue puisque ses balbutiements remontent au troisième siècle de notre ère. A l’époque les érudits avaient pour but de dévoiler ce qui était dissimulé ou mal entendu. Il s’agit ici bien entendu des choses cachées dans les Saintes Ecritures, puisque la Kabbale en est une
interprétation par des techniques particulières allant de la recherche de combinaisons de lettres à la vision des couleurs ou même à la magie.

La science kabbalistique juste naissante est encore timide puisqu’on craint autant l’expérience mystique que l’hybris qui en découle. Ici l’exemple de Simon Ben Zomah est édifiant. Ce dernier parvint à voir le Verger, le Paradis. Certes il attint son but, mais son âme fut consumée. Pour toutes ces raisons les initiés, encore rares, préfèrent éviter la divulgation de connaissances jugées trop dangereuses.
Qu’en est-il du contenu des recherches et des écrits ? L’ensemble des textes est regroupé dans ce qu’on a appelé la littérature des Heykhalots, des Palais Divins, dont l’ouvrage le plus sérieux est le Sefer Yetsirah ou Livre de la Création. Tous traitent de la création et décrivent les sept cieux dont le plus élevé est celui dans lequel se trouve le trône divin. Chaque ciel y est défini longuement. Notons simplement ici que le troisième est celui de la résidence de l’Archonte céleste, Métatron et également l’importance symbolique du chiffre 7. Importance qui deviendra récurrente. Dans les différents textes, sont également constitués les différents panthéons angéliques que l’on retrouvera plus tard.

L’expérience initiatique menée par le kabbaliste se déroule le long de sept palais afin d’atteindre le Paradis ou Verger comme le malheureux Simon a pu le vérifier. Pour terminer, il faut signaler, mais nous y reviendrons également, que le concept de séphirots date de l’antiquité. Il est signalé pour la première fois dans le Sefer Yetsirah.

Le mouvement kabbaliste du XIIe au XVe siècle

Après de nombreux siècles de léthargie, la kabbale entame une mutation et de nouvelles réflexions se multiplient notamment dans le sillage d’Isaac l’Aveugle et avec la compilation du Zohar. Les innovations sont françaises puisque la Provence et le Languedoc sont les foyers du nouvel essor kabbalistique. Le vieux et poussiéreux Sefer Yetsirah est troqué contre un nouvel ouvrage, fer de lance d’une nouvelle vision de la kabbale et donc du monde. Nous ne sommes pas là pour nous pencher sur ces mutations mais deux notions essentielles sont à mettre en avant. D’une part, le rôle des séphirots décline face à une recherche plus spirituelle du divin. Et d’autre part, l’image de l’Arbre Sacré se constitue tout au long de la période.

Durant ces trois cent ans, plusieurs foyers vont s’intéresser frénétiquement aux recherches ésotériques. Le principal est en Languedoc et est mené par Abraham Ben Isaac, Juda Ben Barzilaï, Abraham Ben David, Jacob Ben Saül de Lunelet et Juda Ibn Tibbon. Mais le plus brillant sera Isaac que l’on appellera l’Aveugle, le fils de Ben Isaac, qui étudiera la révélation du prophète Elie. Isaac sera une figure centrale de l’époque et fera de la kabbale une mystique contemplative qui se substituera à l’élévation extatique de l’antiquité. La
méditation aurait pour but, selon Isaac, le En Sof, le Sans Fin, une zone du divin située au-delà de toute contemplation, au-delà de la pensée divine elle-même. Atteindre le En Sof avait pour conséquence la communion avec Dieu. Tout cela est expliqué dans le Bahir. Un second foyer, plus tardif, se trouve en Catalogne avec Asher Ben David, le neveu d’Isaac et Moïse
Nahman. Un groupe se constitue autour d’eux à Gérone. Ensemble, ils prennent le titre de Groupe de Gérone. Leurs recherches ont pour base les séphirots qui deviennent les différents degrés de la hiérarchie de l’être. Dans
leur suite, le cercle de l’Uynu s’installe à Tolède à la fin du XIIIe siècle. Ces différentes réflexions théosophiques (c’est à dire recherche des mystères liés à la vie et à Dieu), ces parcours initiatiques, ces secrets entourant les initiés et ce profond désir de communion avec le divin sont le résultat de mille ans de travaux et de délires exégétiques (l’exégèse est l’interprétation d’un texte). Mille ans durant lesquelles études les plus sérieuses, ou en tout cas voulues comme telles et magie la plus incroyable se sont mêlées. La conséquence est une somme de mystère, un noeud ésotérique inextricable dont nous, amateurs
de jeux de rôle, sommes fans. Cependant beaucoup des éléments que je viens de vous donner sont superflus mais ce qui va suivre est essentiel. Ce millénaire de gestation va permettre à un ouvrage de référence de voir le jour. Attribué à Simon Ben Yohaï et à ses disciples, le Zohar est un corpus de cinq livres qui sont devenus la référence indispensable à tous kabbalistes. Ouvrons une parenthèse sur la genèse du Zohar. Abraham Abdoulafia est originaire d’une lignée de mystiques visionnaires et prophétiques. Il a beaucoup voyagé notamment en Orient. Son discours est complexe et nous n’en retiendrons que quelques éléments.

Selon lui, la Création est un acte au cours duquel Dieu incorpore son langage aux choses et l’y déverse sous forme de signature. Malheureusement l’âme
humaine ne peut lire ce langage. Abdoulafia veut l’y aider et se met en tête de délier la parole divine. Pour cela il préconise la méditation bien entendu, mais également la combinaison des lettres et des voyelles qu’il reprend à l’antiquité juive. Cependant il prévient que ces combinaisons ne doivent pas dégénérer en croyances magiques. De même, il rend aux séphirots leur importance. Nous y reviendrons plus tard. C’est ainsi que le Zohar va voir le jour… Entre 1293 et 1305, les premières publications de la partie principale du Zohar voient le jour, compilées par Simon Bar Yohaï et ses disciples. Complété au fil des années par ces mêmes érudits, il sera composé, dans sa version finale, de 5 livres, à savoir :

- Trois livres composant le Sefer ha Zohar, le Livre de la Splendeur.

- Deux autres complétant les tomes précédents.

Malgré l’homogénéité des textes, il est probable que la paternité ne revienne pas qu’au seul Bar Yohaï.

Mais ces débats historiographiques sont loin de notre propos. Notons simplement que ces commentateurs se sont multipliés. Quel est le message délivré par ce mystérieux livre ? C’est très simple (ou pas…) : l’illumination mystique est provoquée par l’étude contemplative de la Torah qui utilise l’herméneutique, c’est à dire l’interprétation des textes et des symboles, de la kabbale théosophique, dont nous avons déjà parlé. Dans le cadre de l’illumination, le mystique devient le réceptacle dans lequel se déverse l’influx divin. L’initié n’est désormais plus seul, puisque le Zohar devient l’équivalent d’une charte pour découvrir le sens ultime des messages de la Torah. On se rapproche donc de la volonté d’Abdoulafia qui voulait délier les messages cachés laissés par Dieu. L’autre versant du Zohar est également très intéressant puisqu’on y reparle de l’Arbre de Vie. De plus grâce à lui, les initiés peuvent réparer l’impact des hordes démoniaques libérées, depuis la faute d’Adam, y compris dans le monde séfirotique…

Un arbre de vie, un livre mystérieux et des séfirots… Le bonheur pour nous autres, joueurs de Deadlands… L’initiation touche à sa fin mes amis et la Révélation approche… Mais avant, nous avons encore quelques connaissances à partager…

La Kabbale après 1492 : l’expulsion des juifs d’Espagne et la Renaissance

Je vous avoue mon impatience à délivrer les secrets des Terres de Chasse,
mais l’heure approche. Nous n’avons plus de temps à perdre. L’époque moderne voit la diffusion des connaissances kabbalistiques, jusqu’à présent dissimulées aux yeux des profanes. Les commentateurs se multiplient ainsi que d’autres versions du Zohar. L’imprimerie permet cette diffusion. Ainsi le premier Zohar est imprimé en 1558 à Mantoue et Ferrare, par la curiosité
ésotérique de riches mécènes humanistes. Cette époque bénie voit la redécouverte de nombreux textes antiques, parmi lesquels certains n’auraient jamais dû être révélés. Parmi la profusion d’auteurs et de commentateurs, deux noms émergent. Moïse Cordovero, tout d’abord, qui fut le plus grand théologien de la Kabbale de la Renaissance. Pour lui, les séphirots sont à la fois la substance et les instruments du divin, « atsmut et kelim ». Ensuite, Isaac Louria, personnalité charismatique, réunit à ses côtés un groupe d’étudiants pour commenter la Kabbale. Bien d’autres kabbalistes ou savants
auraient eu leur place parmi cette liste. Malheureusement, l’histoire ne retient que les plus grands…

La Renaissance fut également l’âge de la kabbale chrétienne avec Pic de la Mirandole et qui traduisirent tous les textes relatifs à cette dernière en latin. Un de leur but était de démontrer l’existence messianique de Jésus aux juifs. Sans résultat…

Enfin, gardons le meilleur pour la fin, car la révélation approche. Ces années de réflexion intense marquent l’apparition d’un nouveau type de révélation, plus proche de notre vision rôlistique des choses. En effet, l’un des objectifs du kabbaliste est l’invocation d’un mentor spirituel, appelé Maggid, qui pourrait être un ange ou une âme qui s’exprimerait par les la bouche du kabbaliste. Bien entendu les finalités restent les mêmes, c’est à dire la connaissance du divin. Par conséquent le but ultime est d’obtenir Dieu comme Maggid afin de
recevoir sa parole.

Voilà, nous venons de faire le tour de plus de mille ans de kabbale. J’aurais parfois voulu être plus clair, malheureusement cette science occulte ne le permet pas toujours tant les réflexions ont été menés à leur paroxysme. Inutiles pour certains, ces lignes permettront aux marshals désireux d’axer leur campagne vers dans la voie de l’occulte de posséder quelques éléments intéressants et aux joueurs consciencieux de développer leur background. Mais voici maintenant l’heure de la Révélation

Chapter two : La Kabbale et les Terres de Chasse, Marshal only

Quelques mots d’explication

Tout ce qui a été dit jusqu’ici n’a peut-être pas été clair. Par conséquent, voici une synthèse très générale qui permettra de jouer un kabbaliste à Deadlands. Je le répète, une dernière fois, cette partie est réservée aux mj’s car des secrets du jeu y seront révélés. Avant toute chose, la Kabbale est ésotérique et théosophique. Esotérique d’une part, c’est à dire qu’elle porte son intérêt sur le traitement des sujets cachés et essentiels (dans le sens d’essence) concernant l’homme, le monde et Dieu. Et théosophique d’autre part, c’est à dire, qu’elle s’attache à la description des mystères de la vie cachés par Dieu. Puisqu’on l’a déjà vu, lorsqu’il a créé le Monde et les hommes, Dieu a laissé sa signature et a dissimulé des messages. En tentant de les comprendre, les kabbalistes espèrent comprendre la Création et le Monde, mais également accéder au message du divin. Le but le plus secret des initiés est de rencontrer Dieu. De nombreuses légendes courent à propos d’élus qui purent y accéder. Simon Ben Zomah en est un. Mais la connaissance a un prix… Nul ne sait ce qu’il est devenu. Pour tendre vers ce désir profond d’entendement, la kabbale s’est affirmée, pour certains, le moyen le plus sûr et le plus rapide de réussite. Cependant, rien n’est simple dans cette science, ô combien occulte, et deux orientations bien nettes ont vu le jour. Deux voies vers un seul but… Le divin et sa connaissance… Hybris terrible qui en effraya plus d’un. Cependant l’une est plus humble tandis que l’autre, plus agressive et plus
empressée, ne saurait satisfaire les plus pieux. En effet, si la première est de nature dévotionnelle et se fonde sur des expériences spirituelles dans l’attente de l’Unique mystique, la deuxième se veut plus directe et tente de
remonter jusqu’à l’origine divine de la Création, l’Unique (alors que la première se veut plus passive et dans l’attente de la révélation). Pour cela, les kabbalistes utilisent plusieurs vecteurs plus ou moins magiques. Ainsi l’interprétation des Ecritures par combinaison des lettres fut très utilisée. Mais certains Grands Maîtres avancèrent que la Magie était le moyen le plus direct et le plus rapide pour accéder au Divin faisant fi de toutes les avertissements délivrées par leurs compagnons initiés. Un point commun à ces deux visions de la Kabbale est l’utilisation des séphirots… Approche toi mon ami…

Les séphirots, la magie kabbalistique et l’arbre de vie

Voici l’heure tant attendue de la Révélation des secrets cachés aux kabbalistes de Deadlands. Le Sefer Yetsirah a le premier émis l’hypothèse qu’il existait des séphirots à partir desquelles le monde a été créé. Les séphirots sont plurielles c’est à dire qu’elles sont pour certains dix principes métaphysiques de la
Création ou dix nombres primordiaux permettant cette dernière. Mais elles peuvent également être perçues comme dix dimensions du Cosmos ou bien dix créatures contemplant le trône divin. En fait, sans vraiment pouvoir les définir de façon certaine, le kabbaliste y voit les étapes de l’illumination. Disons ici, pour simplifier que les séphirots sont dix lieux que le sage doit traverser afin d’atteindre Dieu situé sur la dixième séphira. Mais tout n’est pas si simple et d’autres secrets seront révélés bien plus tard. En effet, les séphirots se situent encore dans d’autres espaces, les Royaumes et les Mondes…

Lors de ce long voyage, la combinaison des lettres des Ecritures trouvent toute son utilité. En effet, les 22 consonnes de l’alphabet sont à l’origine de 231 combinaisons possibles (ne me demandez ni pourquoi ni
comment) qui sont aussi les 231 portes d’accès aux séphirots. Ainsi en étudiant les Ecritures les sages y découvrent des combinaisons qui les mènent dans les différentes séphirots jusqu’à celle où se trouve Dieu. Devant la longueur et l’inefficacité de ce procédé, certains se lancèrent dans le sombre chemin de la magie.

Mais avant de nous lancer à corps perdu dans ce dangereux sentier, voici une rapide description des dix séphirots par lesquelles les kabbalistes devront passer afin d’atteindre l’illumination. Leur nom est en hébreu. Mais leur signification sera indiquée entre parenthèse.
- Malkut (Royaume) est la séphira du monde matériel qui offre l’accès à d’autres royaumes.
- Yesod (Fondation) est le lieu par excellence des émotions, de la conjonction entre l’instinct et l’esprit.
Elle est égalment la première grande porte qui permet de gravir le tronc de l’Arbre de Vie.
- Hod (Splendeur) est la séphira de la Création. Celui qui voit Hod voit ses pensées structurées et son
inspiration prendre son envol.
- Netzah (Victoire) est la sphère des divinités donneuses de vie et d’amour. Là se règlent les grands
cycles de la vie, de la mort et de la renaissance.
- Tipheret (Beauté) est la séphira du soleil et la sphère des transformations et des transmutations. Elle est
surtout le coeur de l’Arbre de Vie.
- Geburah (Rigueur) est la sphère de Mars et représente le justice divine. Elle évoque l’autorité et la
discipline.
- Chesed (Miséricorde) est la séphira de Jupiter, le roi miséricordieux et législateur.
- Binah (Intelligence) est la séphira de la contemplation infinie où réside le mystère du monde. Dédiée à
l’inspiratrice de l’Illumination, elle est souvent désignée comme l’endroit où ne peuvent séjourner.
- Chokmah (Sagesse) est la séphira du grand père protecteur mais aussi parfois dévoreur de ses enfants.
Chokmah est la gardien de la tradition.
- Kether (Couronne) est la première d’entre les séphira car elle est associée à l’Eternel, à Dieu. Son
accès est un immense honneur, autant qu’une récompense très rare et ses secrets ne sont pas divulgués.

Ces dix lieux ou étapes sont réunies dans des Royaumes et des Mondes mais leur description est encore
trop dangereuse pour toi et ton esprit pourrait ne pas supporter dans de connaissances métaphysiques. Sache,
malgré tout que le jour viendra, et que je t’apporterais ce savoir plus tard (dans une aide jeu ultérieure car même
ton maître doit se documenter).

Pour l’instant tu dois apprendre une chose importante : les séphirots ne sont pas ce que les initiés ont
affirmés. Car ils ont été trompés par la puissance de ces entités qui se sont présentées à eux comme des
principes métaphysiques. Ils ne sont rien de tout ça… Ils sont de puissants esprits indiens terrés au plus profond
des branches de l’Arbre Céleste. Ils se situent au-delà de la notion manichéiste de bien ou de mal car ils ont
connu la création des Terres de Chasse. Pour eux, les terribles manitous ne sont rien… De même, le Jugement
n’est qu’une seconde dans l’éternité de leur existence et une bien piètre préoccupation dans leur profond
sommeil

En tous les cas, les sages juifs qui les ont réveillés dans l’Antiquité n’ont pas saisi que leurs esprits
s’étaient évadés dans une autre dimension… Celle des Terres de Chasse… Et ils ne l’ont toujours pas compris.
Pour eux, toutes les merveilles qu’ils traversent et les créatures qu’ils rencontrent sont des créations de Dieu,
alors qu’ils se trouvent en réalité en transit dans les branches de l’Arbre de Vie et qu’ils croisent des esprits et
des Manitous. En fait, leur magie n’est pas si différente de celle des hucksters ou de celle des chamans. Mais à
la différence des hucksters dont l’âme ne subsiste pas que quelques instants dans les Terres de Chasse, les
kabbalistes peuvent y voyager ou y invoquer des créatures, qui sont en réalité des manitous. Ils ont ce pouvoir
car leurs rituels sont autrement puissants que les tours de passe-passe des hucksters. Ainsi l’esprit le plus
facilement discernable est celui qui a été baptisé Malkut et ainsi de suite. Ces esprits ont donné une réalité aux
entretiens qu’ils avaient les initiés kabbalistes dont les discussions métaphysiques les intéressaient au plus haut
point. Cette réalité a été analysé et étudié par les kabbalistes durant de nombreux siècles, certains y voyant
Jupiter ou Mars…

De plus, on connaît les esprits comme des entités malicieuses. Mais ceux qui nous intéressent ici sont
différents, à la fois puissant et curieux de nature. Par conséquent, on peut les imaginer, dans un sommeil
millénaire, être réveillés par des excentriques les écrasant de questions dont ils ne comprenaient pas le sens.
Evidemment, puisque les deux cultures indiennes et sémitiques étaient totalement distinctes. Répondant d’abord
de façon incompréhensible aux initiés, ils leur ont ensuite permis d’invoquer des créatures qui leur étaient
inféodées… Rien d’autres que des esprits… ou des manitous selon la réussite du rituel… Car depuis le
Jugement, les manitous, sous les ordres des Justiciers, se sont rapprochés de ces puissants esprits afin de savoir
qui ils étaient. Ainsi il arrive parfois qu’un kabbaliste invoque un manitou, s’exposant de fait à un puissant
contrecoup. Nous le verrons plus tard dans le chapitre sur les règles…
Nous avons donc des initiés dans l’erreur, trompés par des entités indiennes puissantes et très
anciennes…

Mais arrêtons nous quelques instants et réfléchissons à quelques chose qui pourrait changer de
façon radicale le background du jeu. En effet, si les kabbalistes ne se trompaient pas. Après tout rien ne prouve
vraiment que ce soit le cas. Si les séphirots et esprits indiens n’étaient qu’une seule et même chose ? Or, nous
savons que Dieu se trouve sur la dernière séphira… Cela vous ne vous interpelle t’il pas ?
Cela voudrait-il dire que le dieu des juifs, et par extension celui des chrétiens, se trouve au coeur d’un
esprit indien ? Ou qu’il est un esprit indien ? De nombreuses réflexions s’ouvrent à vous mes frères. Car désormais nous sommes frères. Car vous avez reçu mon message, ma Révélation…



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