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Loup-garou : l'apocalypse

Jean-Loup de Saluneau

mardi 9 novembre 2010, par Loup-Gris

Un galliard des Crocs d’argent, vagabond respecté, ami de l’Orient et prophète étrange. Un ancien personnage joueur, qui peut servir à animer vos parties par ses expériences, ou amener un indice à la meute. En tout cas, son histoire mérite d’être connue.

LA GESTE D’UN CROC D’ARGENT

Humanité... Voilà un mot qui me fait sourire en ces temps de guerre ! Etre humain ... Je ne le suis pas, je ne l’ai jamais été et je ne le serai jamais. Je suis un loup-garou. Je suis un changeur de forme, une créature de Gaia mi -homme, mi - animal. Dans mon sang et mon âme coule la puissance de notre mère nature.

Je suis né - il y à 26 ans, dans la noble famille des Saluneau, de deux humains. J’ai connu la vie des dernières familles nobles françaises, apprenant les fastes qui furent jadis les nôtres. Bien que je fusse le fils aîné d’une famille de 3 enfants, je ne me sentais pas bien dans leurs réunions mondaines. Je fuyais la foule, effrayé, par ses humains. Mes parents étaient désespérés par mon habitude de vivre sous la lumière de la nuit, solitaire et heureux.

Puis un jour je disparut. Tous ce qu’en surent mes parents c’est un long hurlement qui résonna dans la nuit. Les policiers cherchèrent un gamin de 15 ans, mais ils ne le retrouvèrent jamais. Je n’étais plus un humain : je venais de subir le premier changement. J’ai parcouru des kilomètres durant des heures sous ma forme de crinos, menaçant les troupeaux et les chasseurs. Mais l’esprit de naissance finit par prévenir une vieille garou, du nom de Nicole "Tempête d’éclairs nocturnes " Desjardins. Elle me trouvât, parlant à des coups de vent sous la lueur de la pleine lune. Je commençai par la menacer, une lueur de rage dans les yeux.

Elle m’affronta et me vainquit avant de m’emmener chez elle. Lorsque je repris enfin mes esprits, elle commençât à m’initier aux traditions garous. Je fut un élève doué et j’apprit vite. C’était assez normal car dans mes veines coulait le sang de la maison de l’oiseau de feu. J’étais un croc, l’un des derniers descendants de la jadis puissante maison des crocs, et la noblesse de mon sang m’interdisait d’être un nul. La fierté des crocs brûlait mon âme.

Puis vint le jour où je dut me présenter devant le seigneur du caern. On m’apprit alors que j’étais un galliard, un gardien des légendes du passé. Au moment où je me présentai devant l’assemblée, tous s’attendaient à ce que je parle de la fierté de mes origines, de la noblesse des premiers des loups dont je faisais partie. Mais à ce moment-là, mes yeux brûlèrent du feu sacré du symbole de ma famille. Sous ma forme crinos, j’éclairais la salle de la radiance de ma fourrure. Devant les spectateurs je prononçais les paroles suivantes : " Je suis l’un des hérauts de Luna et je suis là pour raconter cette légende. Un albinos se lèvera lors de l’Apocalypse. Dans ses veines coulera le sang des plus grands seigneurs des garous français. En ce jour, la guerre ne devra pas se faire entre serviteurs de Gaia : ceux qui refuseront de s’aider, quelle que soit leur race, feront payer le prix à leurs frères et sœurs. N’oubliez pas cette prophétie, fils du loup. L’Apocalypse approche et il faut trouver ce fils des loups d’argent. Entendez-vous ce hurlement, chevaliers de Gaia ? Vous laisserez vous enfin guider par la rage ? "

L’assemblée fut étourdie par cette déclaration, du moins pas autant que moi puisque je m’évanouis. Les théurges et les galliards du sept déclarèrent que les étoiles et les esprits confirmaient cette déclaration. Depuis je suis considéré comme l’un élu de la dame d’Argent. Ma réputation courût dans les sept de la région, et certain des plus jeunes garous voulurent même me demander de répéter. Mais je ne sût jamais moi-même ce que j’avais dit. Pour beaucoup cela confirmait la véracité de ma prédiction, pour la majorité ils mettaient cette histoire sur le compte de la folie qui me prenait, grandissante...

Comme tous les jeunes garous, je dut passer mon rite de passage. Celui-ci consista en une expédition sur un nid de vampire. Mais c’était un piège : pendant que les jeunes passaient leur rite en attaquant des vampires, des serviteurs du Ver attaquaient le caern. Mais, après que ma meute eût vaincu, nous partîmes dans l’Umbra d’un seul coup, guidés par de mystérieuses voix. Certains de nos ancêtres apparurent et firent subir à chacun d’entre nous une série d’épreuves dans l’Umbra. Ils nous présentèrent à un esprit - ours qui nous défia à un concours d’énigmes. Nous vainquîmes, c’était pour apprendre que le caern était attaqué. Retrouvant le monde mortel, nous partîmes aussi vite que possible, aidé par notre nouveau totem, sauver le cœur de notre congrégation.

Nous arrivâmes juste à temps pour le sauver. Ceci nous valut de grands honneurs. Mais moi, je reçut une vision : mes ancêtres m’appelaient ailleurs. Je partis à travers le monde avant de fouler les terres de l’Empire du Milieu. Les changeurs de là-bas, appelés les hengeyokaïs, m’y accueillirent avec méfiance. J’étais un membre du peuple du crépuscule, et cela voulait dire pour eux que j’étais quelqu’un auquel on ne pouvait pas faire confiance. Ils me rabâchèrent sans cesse ceci lorsque j’essayai d’apprendre l’étiquette des cours des rois animaux. J’avais un mal fou à gagner leur confiance, à leur montrer que j’étais quelqu’un digne d’eux, que je n’étais pas de ces gaijins (étrangers) qui avaient ravagés leur terre. Puis les forces du Ver attaquèrent. Accompagnant ma nouvelle meute, à laquelle je dut prouver que je n’étais pas un poids mort. Ils se moquaient de mes fautes d’étiquette, de ma maladresse dans leurs cérémonies. Mais j’ai travaillé, appris. De toutes leurs missions, j’étais membre. Je défendais mon honneur. J’acquis leur confiance, puis leur respect. J’étais un garou, et c’était tout ce qui comptait. Nous devînmes des compagnons, des amis. Les forces du Ver et du Tisserrand apprirent à craindre les lames du soleil. Les membres des cours animales acceptèrent de me recevoir enfin avec les honneurs d’un héros de la guerre, et non comme un espion. Ils me laissèrent parler, et m’offrirent une faveur pour les services rendus. J’ai demandé à devenir l’un des leurs. Rares étaient les membres du peuple du crépuscule (les occidentaux) à avoir put être ainsi accepté. Ils me défièrent de justifier mes actes devant Gaïa.

La réponse que je leur donnais les surpris : " Vous me demandez d’aller défendre ma maison ? De vous amener un Bunyip pour effacer les erreurs du passé ? N’avez vous pas compris que ma maison est la Terre entière, que je n’arrêterai jamais de défendre le moindre centimètre carré du corps de notre Mère ! Quant à amener un Bunyip ! Vous voulez que je paye le prix des erreurs de mes ancêtres ? Oublierez vous la guerre de la rage et la guerre de la honte ? Si vous vous êtes pardonner votre erreur, vous pouvez pardonner celle des autres, où est-ce votre seul privilège ? Mon honneur transparaît au travers de mes actes, pas ceux de mes ancêtres ! Régner ça, et vous régné vos droits à diriger, Gai’nans ! Je suis comme vous un fils de Gaïa, et même si j’ai juré de ne jamais prendre la vie d’un de mes cousins et frères, je ne me laisserai pas humilier ou tuer sans réagir ! "

A partir de ce jour, ils me considèrent comme un des leurs. Ils me conduisirent vers le temple des ancêtres et me laissèrent devant la porte. Je devais franchir le seuil seul. Je le fis, et je me retrouvais dans Pangea. L’assemblée de mes ancêtres et de mes vies passées m’attendaient. " Fils de l’oiseau du feu, élu du loup et enfant de l’ours, tu es ici pour apprendre ce qu’est ta destinée. ". Je revins de ce monde à la fois identique et différent de ce que j’avais été avant. Je ne me rappelle pas ce que j’ai fait où ce qui m’a été dit, mais je sais que c’est important, et que mes ancêtres me guident.

Je revins porteur de la sagesse de mes ancêtres. Mais je découvris aussi que quelqu’un ou quelque chose ne voulais pas que je remplisse cette mission. Quoique ce fut, cette créature me pourchasse en but de m’éliminer, une mission qui lui fut confiée il y a des siècles. Elle a déjà réussi plusieurs fois, mais aujourd’hui elle sait comment faire pour que je ne réincarne pas. Elle sait comment mettre enfin terme à mon cycle éternel de vie et de mort, et ainsi faire échouer ma mission. Mais je ne la laisserai pas me vaincre.

Je retrouvais et convainquis les hengeyokais de me faire passer le rite du grand fardeau. Je rejoignis ainsi les servants des mandats des cours célestes. Les Hakkens eurent quelques réticences à propos de mon intégration, mais je sus prouver ma valeur. Je devins un des leurs, un des samouraïs. Même si je n’acceptais jamais de me laisser appeler Hakken, car ce sont des seigneurs de l’ombre et moi un Croc d’Argent.

Et puis je suis reparti, retrouver un caern que j’avais laissé il y à quelques années sur les vertes terres de mon pays natal. La meute de la griffe de l’ours était loin, mais je rejoignit une autre, celle des faucons d’acier. Nous étions six, combattants aguerris par des dizaines de luttes. Jocker le ragabash fils de Fenris, la douce " Pleurs de cristal " théurge des Enfants de Gaia, Danath " augure " le théurge informaticien membre des Marcheurs sur verre, Erwan MacLeod l’ahroun Fianna et Sébastien " Lame de la Justice " le philodox Seigneur de l’ombre. Malgré les quelques tensions entre nous, nous étions liés par nos serments d’amitié. Nos exploits purent être chantés durant des années, jusqu’au jour où nous défiâmes un puissant serviteur humain du Ver. Aidé par un puissant esprit, que je suppose être celui qui me poursuit sans relâche, il nous tendit un piège. Seul trois purent profiter des lauriers de la victoire, Augure, Pleurs et moi. Les jours suivants furent bien sombres au caern, une meute avait péri. Pleurs ne quittait plus Augure, devenu paraplégique pour plusieurs années d’après les médecins. La régénération lui rendra ses jambes, ont dit les Anciens, mais pas avant longtemps. Je restai donc le seul.

A partir de ce jour, je parcours les terres de l’Eurasie (sauf celle de mes ancêtres paternels, la Russie) afin de réunir les différentes tribus et de leur faire oublier les haines qui les séparent. L’Apocalypse du sixième âge arrive. Plus jamais le sang des garous et des autres changeurs ne doit couler à cause d’un de leurs frères. Il y à suffisamment de créatures qui veulent de notre sang, ne facilitons pas le travail du Ver !

Maintes fois je provoquais des duels pour sauver des garous d’une mort stupide et inutile. Le sepukku ou l’exécution d’un des nôtres à cause de l’honneur ou d’une trop grande sévérité ne sert qu’à nous priver de combattants. Créer des ronins pour satisfaire ses ambitions personnelles est un crime !

" Je me battrais jusqu’à la fin des temps pour que nous effacions les erreurs de la guerre de la Rage, comme je l’ai fais durant toutes mes vies et que je le ferai dans toutes les suivantes ! N’oubliez pas les paroles du dernier seigneur de la maison de l’oiseau du feu ! N’oubliez pas ! "

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Description :

Jean-Loup de Saluneau est un homme de taille moyenne, athlétique et à la peau claire. Ses yeux sont légèrement bridés et sa longue chevelure blonde est attachée en queue de cheval derrière sa tête avec un bandeau vert et rouge. Ses yeux bleus - gris délavé sont cachées derrière des lunettes qui dissimulent un visage sombre où dominent des sourcils qui se rejoignent. Il porte habituellement des vêtements passe-partout.

Sous sa forme crinos, qu’il aime à utiliser, il s’agit d’une montagne de muscles de deux mètres trente, dont le dos est traversé par une immense cicatrice, visiblement cautérisé à coups de tisons. Sur son épaule gauche se trouve un phénix tatoué, selon la mode asiatique. Ses yeux donnent l’impression de briller à la lueur de la lune. Sa fourrure est celle des plus beaux loups argentés, si on excepte la mèche blonde qui traverse sa tête du front jusqu’au cou. Ses vêtements sont habituellement un kimono en soie de luxe aux couleurs rouge et or, couvert de symboles asiatiques de dragons et d’ours. La ceinture est-elle aussi dorée, avec un ceinturon sous forme de yin et de yang traversé du glyphe garou des Crocs d’argent. Les deux sayas contiennent un daisho de grande qualité où sont gravés une représentation d’une assemblée des cours animales. Il porte de plus un collier très serré, où est attaché un pendentif de jade avec le symbole Kanji d’amitié. Sous cette forme, il émane de lui une aura de noblesse de sang.

Sa forme lupus est celle d’un magnifique loup d’argent avec une mèche de poils blonds. Ses yeux bleus - délavé donnent à sa figure de loup une impression de sagesse. Il est élancé et athlétique.

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Psychologie :

Jean-Loup est comme beaucoup de crocs d’argent, légèrement excentrique... Né dans une famille où il à toujours été choyé, il lui reste quelques habitudes. Il est obsédé par la beauté de sa fourrure, et fréquente les toiletteurs pour chien (en se faisant passer pour un Loup de Saarloos, une espèce de chien très rare originaires de l’Est) afin que celle-ci soit toujours la plus resplendissante possible. La moindre tache à tendance à le rendre malade. Une autre de ses manies est sa tendance à l’infantilisme, c’est-à-dire un certain retour psychologique en enfance : il dort toujours avec un ours en peluche, aime lire des bandes dessinées ... Il à parfois du mal à comprendre les réalités de la vie quotidienne. Lorsque vient l’heure de défendre Gaia, son caractère change. Il devient quelqu’un de très posé, presque froid. Un peu cynique, légèrement défaitiste, il ne fait rien dans ces moments-là pour remonter le moral des autres. Il cite alors souvent des philosophes ou raconte des légendes. Il aime à dire que c’est une guerre et qu’il faut donc se battre. La plupart de ses compagnons ont tendance à le préférer dans la vie de tous les jours, où il est plus sympa, même s’il ne mette jamais en doute ses capacités.

Les deux sabres qu’ils portent sont des cadeaux des Gai’nans (chefs de caerns de l’orient) est il y tient beaucoup. Il parle parfois aux esprits du métal qui y repose, y cherchant la sagesse de ces ancêtres dont on dit qu’ils habitent les lames de leur descendant pour en guider le bras au combat.

Note de Loki : se pourrait-il que la prophétie de Jean-Loup fasse référence au même hypothétique sauveur que celle du Loup Blanc de la famille de Brennus ? Plusieurs visions ont frappé les théurges des Crocs depuis quelques années, souvent mises sur le compte d’un délire apocalyptique et de la folie tribale. Pourtant, des similitudes troublantes ont attiré l’attention de quelques amateurs de mystère, et peut-être qu’un espoir réside au fond d’un vieux château en ruine, parmi les descendants des Crocs de France...



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