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Paorn

Burgons (Burgonnie)

Races & Cultures

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samedi 2 mars 2002, par Sigfrid

1- Histoire

Le Verbleau est la province originelle de l’actuelle Burgonnie depuis la création du premier royaume burgon en -242 AE (Année de l’Empire). L’Artaille a été la première cible du futur empire. La population pacifique de cette région (maintenant totalement assimilée) n’a pas résistée à l’organisation militaire et à l’unité du royaume voisin. L’empire burgon c’est réellement formé 25 ans après la conquête de la Sordolia, lors de l’annexion du Haut Melkiar (et autres contrées de l’Arbenfeld). Dès lors, la Burgonnie marqua Paorn ce n’est-ce par la création d’un calendrier qui sera utilisé par la suite par tous les autres royaumes.

A partir de l’unification du Salthar voisin, qui se limitait alors essentiellement au Linamaz, débuta alors une petite période de conflits et d’accalmies entre ces deux pays, et cela jusqu’en 486 AE, mais les montagnes bordant le Linamaz forment une barrière très difficile à pénétrer.

Devant les incursions de plus en plus nombreuses d’Orques, Gobelins et Trolls venant des Sinistérias, les 4 Empires formèrent la Grande Alliance afin de construire une énorme muraille fermant la plupart des cols et points d’accès des Sinistérias. Cette belle entente prit fin vers 607 AE, lorsque le Dernier Rempart fût achevé en Burgonnie et que celle-ci décrétât alors n’être plus intéressée pour la participation à ce projet.

A partir de 620 AE, le Salthar démarra une grande période de conquêtes. Un peu en représailles de la trahison burgonne suite à l’abandon du Dernier Rempart. Périodes durant lesquelles les guerres de conquêtes et de reconquêtes se succédaient les unes après les autres sur les terres d’Arbenfeld et du Melkiar. C’est presque 30ans plus tard, vers 649 AE que ces grandes guerres prirent fin, avec pour résultat la perte de l’Arbenfeld pour la Burgonnie. Le cas du Haut Melkiar restant encore très trouble et très agité.

900 AE marque une date importante dans l’histoire burgonne. Cette année là, la ville de Valtarno ; riche, fort puissante et supposée être le siège des adeptes du culte d’Oombar (très influants à cette époque), menaçaient l’autorité burgonne. Après un début de siège et de conflits armés qui duraient environ un an, l’empereur décréta alors l’anéantissement de cette ville par tous les moyens. Les sorciers et magiciens les plus puissants ont été regroupés autour de Valtarno pour l’anéantir. Ce qui fut fait au début de l’automne 901 AE. On suppose que la ville abritait environ 75000 personnes à cette époque. Toutes anéanties. Un an après ce jour néfaste, alors que l’Empereur mourut de bien étrange façon, la magie fut interdite en Burgonnie et la surveillance active commença, tout comme le renforcement des structures de l’Arcania.

La période la plus noire de la Burgonnie débute néanmoins à partir de 998 et cela pendant près de 125 ans ! Elle reste dans les mémoire comme étant l’ère des 97 empereurs. L’instabilité affaiblit considérablement la Burgonnie ainsi que ses forces intérieures. Le Salthar en profita pour annexer le Haut-Melkiar et nombre de fortins dans le sud (à la frontière Althusienne) furent abandonnés.
Fordor accéda au trône en 1164 en renforça d’une main de fer un empire à la limite de l’éclatement.

2- Ressources

Les ressources burgonnes sont riches et variées grâce aux différents climats que l’on retrouve tout au long du pays.

La Sordolia, au nord, apporte essentiellement différentes essences de bois de toutes tailles. Les fourrures représentent une bonne part des ressources de la région, ainsi que les minéraux, précieux ou non, en provenance des Sinistérias.

Le Verbleau bénéficie d’importantes zones de pêche, de zones agricoles fertiles et étendues. Les ressources minérales y sont également fortes avec les impressionnantes mines de cuivre et de fer en provenance d’Ezar et des marbres de Fondéria.

Quant à la douce Artaille, mis à part la pêche et l’élevage ovin, on y cultive des vignes qui donnent des vins réputés dans tout Paorn, ainsi que des fruits aux goûts subtils et pleins de soleil. Un petit plus, les cristalleries de l’Artaille sont également parmi des meilleurs de Paorn.

3- Organisation sociale

Composition

La culture burgonne est composée essentiellement de burgons (à 80%) répartis sur les provinces du Verbleau, de l’Artaille et dans une moindre mesure en Sordolia.

Les sordolains installés entre l’estuaire d’Olméria et les Sinistérias représentent 18% de la population. Les travailleurs Nains (tribu des Gants de Fer), répartis dans les montagnes près de Ezar et dans les Sinistérias, composent le reste de la population.

Structure familiale

En Burgonnie, le lignage légal s’établit par les hommes, tout du moins pour tout ce qui touche au passage du nom ou aux héritages. Par contre, le statut social d’une femme peut servir à faire monter un noble moins titré dans les rangs et ainsi à gagner en prestige. L’inverse est bien entendu valable... Cela dit, contrairement aux coutumes saltharites, les femmes sont au centre de beaucoup d’intérêts (surtout chez la noblesse) car elles peuvent êtres source de prestige et de renommée si elles sont jolies ou si elles sont riches. A ce propos, signalons qu’une femme, lorsqu’elle se marie, conserve son nom et y accole le nom de son époux, mais surtout elle conserve sa fortune personnelle. Seule la dot versée par les parents vient gonfler les caisses de l’époux. Dot dont il peut user à loisir sans autorisation, contrairement à la fortune de la dame.

L’héritage (paternel et maternel) passe en revanche au premier garçon de la famille (encore vivant), ou à l’un de ses fils et filles s’il périt lors d’un accident. Vient ensuite ses frères si la descendance de l’aîné est inexistante, ou aux filles (dans l’ordre d’aînesse) s’il n’est plus de garçons vivant. Ensuite, on recherche parmi les oncles et cousins germains (selon les mêmes règles), les fils putatifs et la famille éloignée parmi la branche paternelle. A défaut, si la famille paternelle est décimée aussi loin que permette de remonter les archives, on passe à la famille maternelle. Parfois cela arrive, surtout chez les familles très fortunées d’ailleurs... Dans tous les cas, une réserve est constituée pour les dots des filles et qui est non soumis à l’héritage.

Chez le petit peuple, le principe reste le même hormis les titres et les richesses familiales. Notons toutefois que les hécatombes sont nettement moins nombreuses que chez les nobles.

Dans les campagnes, les familles non nobles restent plus ou moins unies et il n’est rare de voir 3 ou 4 générations ensembles dans les mêmes fermes. En ville, le manque d’espace complique un peu les choses (comme partout), mais globalement, les petites gens essayent de rester groupées dans le même bâtiment ou le même pâté de maison, surtout si certains membres de la famille travaillent pour un noble. D’ailleurs on y encourage les filles à y êtres frivoles et jouer de leurs charmes auprès des jeunes nobles remplis de fougue de la jeunesse, dès fois qu’un héritage malchanceux (entendez par cela, avec beaucoup d’accidents) amène l’enfant naturel à hériter de la fortune de leur ex-employeur...

Pour les nobles, la situation est exactement inverse ! Une fois en âge d’êtres autonomes, chaque frère d’une même famille quitte le château familial pour s’isoler (ou isoler) de ses autres frères. L’aîné s’entoure bien entendu de toutes les précautions et surveille particulièrement ses frères adorés. Comme un malheur ne vient jamais seul, lorsque le père montre des signes de faiblesse ou de maladie, il n’est pas rare de voir les autres membres masculins de la famille trépasser les uns après les autres de façon aussi bête que malchanceuse. Pour couronner le tout, lorsque certains échappent à l’effondrement d’un échafaudage, il peut leur arriver de glisser sous un carrosse lancé à pleine vitesse quelques jours après. Seules les filles restent regroupées auprès de leur parents tant qu’elles ne sont pas mariées.

Parmi le peuple, hommes et femmes travaillent selon leurs possibilités, que ce soit en ville ou à la campagne, il n’y a pas de restriction à cela. D’ailleurs on voit même parfois certaines femmes faire des métiers que l’on qualifierait volontiers de masculins comme le travail dans les mines par exemple.

Du côté de la noblesse, il n’est pas question de travailler, le peuple est là pour cela... Ils s’adonnent volontiers à la chasse, la guerre lorsqu’il y en a, les arts (peinture, musique, poésie...), la culture (y comprit généalogiques) et à la meilleur façon d’éliminer un concurrent (entendez par là, un parent).

Classes sociales

La société burgonne est bien structurée. Les classes qui la composent vivent depuis des siècles en bonne intelligence. On peut sans doute y voir l’influence des règles de succession liées à la généalogie qui permettent des ascensions sociales extrêmement rapides...

Les courtisans résident en permanence au palais Impérial à Olméria, la capitale, et leurs terres sont gérées par leur famille. Ce sont tous des parents proches de Fordor XXIV, qui les a réunis afin de les tenir à l’œil.

Comme ils représentent une menace potentielle pour l’empereur. ils sont littéralement enfermés à la cour. S’ils peuvent jouir des richesses du palais. il leur est en revanche strictement interdit d’en sortir et leurs communications avec l’extérieur sont surveillées de près par la garde personnelle de Fordor.

Les courtisans évitent de se plaindre de leur condition, car ils ne sont pas à l’abri de malencontreux accidents...

Les nobles sont les forces vives de la Burgonnie, ils ont développé au cours des siècles un goût prononcé pour les fastes et les lois de la chevalerie. Tous, quel que soit leur titre, possèdent des armures ouvragées auxquelles ils tiennent comme à la prunelle de leurs yeux. Généralement bien éduqués (il y a des exceptions), ils mettent un point d’honneur à s’intéresser aux arts et à la littérature. Beaucoup pratiquent un ou plusieurs instruments de musique (flûte, épinette ou luth) et s’adonnent à la peinture, quand ils ne réfléchissent pas à l’élimination d’un concurrent

Les bourgeois. Cette catégorie regroupe les marchands, les artisans et autres ouvrier des villes et des bourgades. C’est elle qui souffre le plus des dîmes. des tailles et autres taxes provinciales et impériales. Comme elle possède un réel pouvoir sur la société, les autorités évitent toutefois de susciter son mécontentement. Cela n’a pourtant pas empêché quelques révoltes mémorables, comme celle de Valtarno, " la cité maudite " qui a été proprement rasée par les troupes impériales il y a trois siècles.

Les intellectuels. Aussi éduqués (sinon plus) que les nobles, ils n’ont pas leur richesse mais bénéficient néanmoins d’un statut privilégié. Les "hommes d’art et de savoir", comme on les nomme souvent, trouvent toujours un gîte et un couvert, pour peu qu’ils acceptent de partager leurs connaissances avec leur hôte. Cet usage est sans doute à l’origine des savants itinérants qui sillonnent l’empire en tous sens afin d’étudier dans les bibliothèques et les universités les plus renommées. S’ils embrassent la profession d’enseignant, ils ne sont plus considérés comme des intellectuels à part entière, mais comme des bourgeois. Les artistes, en revanche, sont aux yeux des burgons de véritables intellectuels.

Les ouvriers libres et les mercenaires. Cette classe est un fourre-tout où l’on range rémouleurs, trappeurs, tailleurs de pierre, médecins-voyageurs, cueilleurs de fruits, etc. Il arrive souvent qu’un ouvrier libre devienne mercenaire quand les affaires vont mal. À l’inverse, les mercenaires choisissent parfois d’adopter un mode de vie plus paisible quand ils arrivent à un certain âge.

Les serfs et les métayers. La tradition voudrait que ces paysans sans terres soient les esclaves de leurs seigneurs, mais les comices locaux ont depuis longtemps contribué à améliorer leur statut. Leur vie est souvent misérable, mais ils disposent néanmoins d’une relative liberté et peuvent même, s’ils le désirent, se déplacer dans tout l’empire.

4- Langage

Langues en vigueur

La langue principale est bien entendu le burgon, qui est étendu au Verbleau en Artaille et dans les zones " civilisées " de la Sordolia (10% de déformation locale dans cette région).

Le burgon est une langue qui a beaucoup évoluée au fil du temps et l’on retrouve une compatibilité de 75% avec la même langue parlée 200 ans plus tôt ; 60% 500 ans en arrière et seulement 20% de compréhensibilité si l’on entendait un burgon parler ce langage un millénaire avant. Ceci vaut aux érudit d’étudier encore l’ancien burgon pour pouvoir continuer à déchiffrer certains manuscrits.

Mis à part le burgon on y parle le shaï, comme dans tous les empires, pour faciliter le commerce, mais notons également que certains burgons ont appris quelques rudiments de tsorvanien. Dolmiov, tsorvanien de souche et conseillé de Fordor, y est sans doute pour quelque chose.

Alphabétisation et écriture

Le burgon s’écrit bien évidemment, mais dispose de deux formes d’écritures ; le " belscrio " et le " claio " . Le " belscrio " possède des lettres artistiquement dessinées et d’une certaine complexité. Les lettrines y sont une obligation, mais variables en fonction du contexte. En effet, il est de coutume de représenter grâce à ces lettrines des dessins ayant rapport avec le contexte du texte écrit. Cela peut d’ailleurs donner parfois des aspects assez morbides à certains ouvrages. Outre la connaissance des langues, il est nécessaire de posséder certains dons en dessin pour faire un bel ouvrage comme aiment à les lire et les écrire la noblesse burgonne.

Cela dit, les écritures alambiquées du " belscrio " ont surtout un usage de prestige dans la noblesse ou quelques fois dans la religion, mais il existe un autre style d’écriture plus simple et plus classique avec le " claio ". Il sert pour les cas pratiques de nombreuses professions ou pour le peuple de la rue qui aurait reçu quelque instruction. Plus rapide à écrire et à lire, il est aussi celui qui s’exporte le plus facilement et est d’usage imposé pour la guerre, la diplomatie et les actes généalogiques.

Comme un peu partout sur Paorn, le savoir de la lecture et de l’écriture n’est pas une évidence pour tout le monde et l’instruction n’est pas obligatoire. Cela dit, les écrivains publiques donnent également des cours (payants...) à qui veut apprendre ou peut se permettre le luxe d’apprendre. Outre les professions où savoir lire et écrire est nécessaire, les burgons sont également motivés d’une autre façon par l’apprentissage... La généalogie et savoir lire les actes généalogiques peut être un atout payant pour s’élever socialement. Alors les gens apprennent quand ils le peuvent, surtout si sont nés dans la famille des enfants naturels, passés ou présents...

Grâce à cela, la Burgonnie possède l’un des meilleurs taux d’alphabétisation de sa population. Seule la lointaine Tsorvanie peut prétendre à mieux. Les basses classes sociales comptent malgré tout 65% d’analphabètes. Cela descend à 40% pour les classes moyennes. Les intellectuels et bourgeois savent lire et écrire pour environ 85% d’entre-eux et quasiment tout les nobles ont été instruits (dans les 2 formes d’écritures d’ailleurs). Il existe bien sur quelques fainéants...

5- Religion et traditions

Théologie

Les burgons ayant des mœurs très libérales avec la religion, il est difficile de trouver des troncs communs entre tous les cultes et sectes qui fleurissent un peu partout. Parmi les religions et les dieux les plus importants, citons : Woof, Servich, Gulbön, l’ordre du Rédempteur et le culte interdis d’Oombar.

Les cultes de Woof, Gulbön ne touchent que le Verbleau. Servich est répandu au Verbleau et en Sordolia, alors que le Rédempteur et Oombar touchent les 3 provinces, bien que le culte d’Oombar n’agit que dans l’ombre.

Même si toutes les religions ont des points de vue différents, il est surtout intéressant de noter que la population burgonne est naturellement très pieuse. Il est très rare de trouver des personnes athées, chacun croit dans un ou plusieurs dieux et est généralement adepte d’un culte particulier.

Tout ceci vit plus ou moins en bonne entente, grâce essentiellement aux carmins, la police impériale, qui veille à ce qu’aucun débordement fanatique ou intégriste n’apparaisse.

Rites et traditions

La généalogie est la tradition première de la Burgonnie. Toute personne, quelle qu’elle soit fait un effort considérable pour reconstruire et apprendre son arbre généalogique. Plus loin cela remonte, plus grand est le prestige. Même si la plupart du temps ce sont les clercs généalogistes qui font le travail de reconstitution, ces derniers ayants accès aux documents administratifs et religieux, il existe un culte particulier, les Maliéris, qui font des recherches généalogiques dans leur coin. Certains Burgons n’hésitent pas à faire appel à ce culte pour avoir des informations complémentaires sur certains points obscurs de leur arbre. D’ailleurs, ils réussissent souvent à éclaircir ces points si les conditions qu’ils demandent sont réunies, mais la plupart des Burgons hésitent parfois à donner des choses trop intimes ou à récupérer des ossements de tombeaux de leurs ancêtres...

Une tradition est fortement rentrée dans la vie des Burgons à propos de l’âge du mariage de leurs filles. Toute bonne famille commence à s’inquiéter de caser ses filles à partir de l’âge de 16 ans et à 17 ans, c’est la course au prétendants qui est ouverte ! Le jeune homme se doit de montrer des qualités artistiques réelles, notamment au niveau de la poésie, du chant ou de la musique. Bien entendu, les filles de familles nobles (ainsi que leurs pères) sont surtout sensibles au rang et au prestige d’un mariage avec une autre lignée de renom. Riche également, mais cela va de soi. La taille de la famille est également importante. On regarde notamment si le futur conjoint est entouré de nombreux frères, de neveux ou de cousins plus ou moins éloignés dans la même tranche d’âge. Les " accidents " étant également très fréquent dans la société burgonne, il vaut mieux que le futur gendre se soit fait une bonne place sans concurrents directs pour l’héritage et le titre de noblesse.

Depuis le règne de Fordor, le mariage doit être officialisé par l’un des cultes locaux (au choix de la mariée), mais également sous l’approbation de l’Empire où trois clercs généalogistes sont chargés de consigner les actes du mariage. Tout ceci afin de permettre de conserver des traces facilement, généalogie oblige, mais surtout d’avoir des traces multiples en cas de pertes d’une des sources d’information. Au total, cela fait 4 sources possibles où l’information est consultable. Un cinquième copie est conservée au palais de Fordor lui même, mais la consultation est interdite au public. Le nom et résidence des clercs généalogistes sont consignés, tout comme le culte religieux qui a officialisé le mariage.

Avec la multiplicité des cultes en Burgonnie, l’unité religieuse est délicate. Afin de commémorer une date commune dans ce pays extrêmement pieux, il a été décrété que le jour du Solstice d’été (mois de Solstice, 1er) serait une fête religieuse commune à tous les cultes. Cérémonies et processions animent alors le pays. Tout combat, affrontement ou conflit ce jour là est puni de mort par lapidation. Bien entendu, tout accident est formellement interdit et malheur à la guilde d’accidenteurs qui ne respecterait pas cette trêve.

Depuis longtemps tous les burgons redoutent certains événements astronomiques. Les plus craints de tous sont certainement ceux de la lune rouge. Les nuits d’éclipse de lune sont les témoins d’un passé qui a visiblement marqué la mémoire collective des Burons, en particulier au Verblau. Ces nuits là sont des nuits dédiées au recueillement et à la crainte, toutes religions confondues (à part pour le culte d’Oombar aujourd’hui officiellement éradiqué). Aucune chance de trouver boutique, taverne ou auberge ouverte dès la tombée de la nuit. Tout le monde se cloître chez lui et les rues sont désertées, y compris par la garde. Les habitants n’ouvrent à personne et évitent même parfois d’allumer des bougies. Tout le monde laisse passer la nuit et l’ombre de mort qui l’accompagne. On dit qu’il n’est pas rare d’y trouver certains imprudents raides morts dans les rues à l’aube, une expression d’angoisse sculptant leurs visages figés.

Influence religieuse

Les religions possèdent une certaine influence en Burgonnie. Qu’elle soit politique ou visible dans la vie de tous les jours.

Certes, au niveau politique l’empereur tente de diriger le tout d’une main de fer, mais il ne peut rester sourd aux voix des clergés. La raison principale pour laquelle les pouvoirs religieux ne peuvent pas prendre plus de place au niveau des décisions politiques tient au nombre de clergés et à leurs divergences de points de vue, en bref, leur manque d’union globale.

En revanche, au niveau de la vie du peuple, l’influence religieuse prend toute sa mesure. Entre les jours de prières (qui ne sont pas les mêmes pour tout le monde), les jours saints, les rites religieux et la morale, il y a de quoi faire et de quoi rythmer la vie de tout burgon. Chaque religion ayant ses rites propres, il faudra se reporter aux chapitres portant sur les différentes religions.

L’une des rares choses communes à toutes les religions concerne les punitions infligées à ceux qui oseraient aller voler ou piller les lieux de culte. Ceci est considéré comme un péché grave et puni de la même façon. C’est généralement spectaculaire, public et l’état laisse le soin à chaque religion de traiter le voleur comme elle l’entend.

6- Arts et symbolisme

Mode vestimentaire

Les riches taillent leurs vêtements dans des matériaux nobles comme la soie, de riches velours, sans pour autant dénigrer la laine (finement tressée). Les plus humbles préféreront le chanvre, le lin et la laine. Le cuir y sert surtout pour les chaussures, capes et comme pièces d’ajout pour les autres vêtements.

Dans tous les cas, les vêtements sont variées, colorés (parfois à l’exagération) et décorés de broderies ou d’incrustation de pierreries.

Chez les hommes du Verblau et de l’Artaille, la chemise est courte (mi-cuisses) avec des manches courtes. La tunique est de même longueur avec des manches courtes ou longues en fonction de la saison et de la région (toujours court en Artaille), mais assez large. Elle est la plupart du temps pourvue de colorations vives et de motifs à même le tissu, l’amigaut et les manches sont pourvus de galons brodés. Les manches sont souvent bouffantes, et l’amigaut de la tunique (sur le devant) se ferme généralement par une fibule (une broche) ou un lacet. Les braies sont portées courtes (jusqu’aux genoux) et tenues par une ceinture de cuir ou une corde de lin. Les chausses sont généralement hautes et les rejoignent les braies, elles sont maintenues par une jarretière au creux du genou. Les chausses ne sont portées qu’en hiver au Verblau et ne sont pas portées en Artaille. De fines chaussures de cuir ou de peau en ville, bottes pour les trajets ou sabots à la campagne, complètent ce costume. A signaler qu’en hiver, un grand manteau à capuche se rajoute cet équipement. En Sordolia, les différences se font au niveau de la tunique et de la chemise qui ont toujours les manches longues. Les braies sont également longues et les chausses qui les recouvrent (jusqu’aux genoux) sont lacées par des bandes molletières. Les tissus sont généralement plus sobres que dans le reste de la Burgonnie, même si les colorations restent en ville. En revanche, les fourrures y sont plus fréquentes, mais il faut dire que la région s’y prête, tant par sa faune que par le froid de l’hiver. Dans toutes les régions, les coiffes sont présentes, d’une simple cale à un béret rehaussé de plumes, fourrure ou de lanières de tissus colorés, les Burgons font parfois preuve de pas mal d’imagination dans le port de la coiffe.

Pour les femmes, les chemises et tunique sont de toutes façons longues, avec des manches longues ou courtes en fonction de la saison. Les tissus ayant les mêmes couleurs vives et les mêmes motifs imprimés que pour les hommes. A la place de la tunique longue qui est plus fréquente en Sordolia et un peu moins au Verblau, les femmes peuvent aussi porter une cotte courte avec une jupe longue, ce qui est relativement fréquent au Verblau et quasi systématique en Artaille. L’amigaut de la tunique est généralement sur le devant et fermé par de belles fibules. Quant à la cotte, elle se lace par le côté, mais elle est souvent plus ouverte sur le devant. De fines chausses, montent jusqu’au dessus des genoux pour redescendre sur les jarretières finement brodées qui les maintiennent au creux du genoux. Chaussures, bottes ou sabot sont au même modèle que pour les hommes, encore qu’avec un peu plus de finesse et de décoration. Les coiffes sont quant à elles encore plus diverses et riches par leur innovation que pour les hommes. Les cheveux peuvent êtres noués ou relâchés, maintenus dans des filets de perles, rehaussés de bandeaux de tissus, ou de bijoux, là encore, on laisse parler l’élégance. Le maquillage et les parfums sont fréquemment utilisés par les femmes, pas uniquement les plus aisées, mais en tout cas pour la large majorité de la population citadine.

Architecture

- Habitations : La Burgonnie étant très étalée du nord au sud, les constructions changent de style en fonction des régions, c’est selon les matériaux disponibles. En Sordolia le bois règne en maître sur toutes les constructions. Les vastes forêts ne manquent pas et la ressource est très facilement accessible. Dans les villages, les constructions dépassent très rarement les 2 étages. La plupart du temps, les lieux d’habitation sont au niveau du sol, avec de temps à autre étage qui sert de remise et de grenier à fourrage. Dans les villes, on peut voir 2 ou 3 étages dans les structures un peu renforcées avec de la pierre. En planches dans les villes ou directement en rondins dans les villages forestiers, les maisons Sordolaines sont rustiques et pratiques. A noter que les maisons faites de rondins sont un peu moins sensibles aux incendies. D’une part à cause de l’épaisseur du bois, mais aussi aux mousses qui comblent les jointures. L’humidité des forêts fait le reste. Les seules villes Sordolaines où l’on rencontre des habitations faites avec du granit et du torchis sont à Sardam (la capitale de la province) et à Karldam.

Au Verbleau, le style change. Pierres, plâtre et bois composent l’essentiel des maisons. La structure des maisons est essentiellement en pierre de taille. Des poutres de bois complètent la structure en formant des colombages. Le tout est comblé et recouvert par du plâtre. Des bâtiments de 2 ou 3 étages sont une moyenne en ville, et l’on peut même en voir de 4 ou 5 étages à Olméria. Les campagnes sont surtout faites de petites maisons à même le sol et pourvues de greniers. Le torchis remplace généralement le plâtre dans les campagnes et villages.

Quant à l’Artaille, toutes les maisons sont faites de pierre de taille (marbres pour certaines), de plâtres et de chaux. Assez basses, avec parfois un étage (y comprit dans les villes), les maisons sont de couleurs vives et claires. Les toits sont relativement plats et souvent avec un seul penchant.

- Structures militaires : Généralement en pierre dans toute la Burgonnie, à l’exception de la Sordolia qui voit la plupart de ses constructions défensives faites de rondins de bois, des palissades aux tours de guets. Seuls les gros ouvrages défensifs, comme le palais du gouverneur à Sardam et les fortifications de Geldam sont en pierres de taille.

A noter que les ouvrages défensifs sont plus importants vers la frontière avec le Salthar que partout ailleurs. On y trouve plus fréquemment des petites garnisons et tours d’observation, tout comme dans les collines d’Althus en Artaille, bien que ces dernières soient moins occupées par les troupes impériales. Bien que moins surveillées et où la présence militaire est bien moins importante qu’à la frontière Saltharite, ces collines qui marquent la frontière avec l’Althusia sont souvent pourvues de tours d’observation, de fortins, et parfois percées par des installations souterraines. Certaines piégées, d’autres non.

Une mention néanmoins pour la plus grande structure défensive qui couvre le nord de la Burgonnie en la présence du " Dernier Rempart ". Ce dernier est fait de pierres scellées les unes aux autres, et obstrue la plupart des cols et vallée des Sinistérias (côté burgon).

- Structures religieuses : Souvent de belle facture, les établissements religieux dépendent en grande partie de la richesse des cultes qu’ils abritent. Pour les cultes principaux, les bâtiments sont souvent hauts et élancés, avec des colonnes très présentes dans les constructions. Les marbres, verres et métaux précieux y sont en grand nombre. La pierre complète la construction. Parfois ronds ou carrés, là encore, tout dépend du culte.

Développement artistique

Les arts sont l’un des autres traits marquants de la culture burgonne. Synonyme d’éducation et de bon goût, il s’agit quasiment d’une nécessité pour les bourgeois et les nobles afin de pouvoir s’immiscer sans trop d’obstacles parmi les familles importantes et proches du pouvoir. Que ce soit la musique, la poésie, la sculpture ou la peinture, qu’importe, il faut s’afficher avec un minimum d’éducation pour éviter de passer pour un rustre, ou pire, pour un saltharite ! Quant au peuple, il s’y adonne au moins en spectateur à défaut de pouvoir jouer ou pratiquer eux-mêmes, d’avantage par manque de moyen qu’autre chose.

La musique et le théâtre (le plus souvent non dissociés) occupent donc une place de choix, ce qui n’est pas pour déplaire à tous les artisans luthiers. De petites troupes se montent régulièrement à travers tout le pays pour y jouer la plupart du temps sur les places publiques ou les théâtres populaires. Certaines troupes plus fameuses organisent également des concertos ou des pièces dans des théâtres privés pour la noblesse burgonne, très friande de cela. La " guilde Royales des Bardes, Dramaturges et Ménestrels " se charge bien entendu de réguler, légiférer et prendre son pourcentage sur toutes ces activités... Ce qui n’est pas fait pour plaire à toutes les troupes, dont certaines d’ailleurs roulent pour leur compte, ce qui ne va pas sans leur attirer quelques ennuis et ce qui leur ferme de toute façon les portes de la noblesse.

La peinture et la sculpture représentent l’autre axe très prisé par la population et la noblesse. A tel point qu’une académie des beaux-arts est ouverte à Olméria et se charge de diffuser son savoir et les règles de l’art à des jeunes étudiants la plupart du temps fortunés. Pour les autres, des artistes indépendants prennent régulièrement des jeunes apprentis pour perpétuer le savoir, mais aussi pour arrondir leurs fins de semaines. A signaler tout de même que le seul musée public de tout Paorn se situe à Olméria et abrite de fameuses sculptures et peintures toutes plus étranges les unes que les autres. Adeptes de l’art abstrait ou réaliste, humain ou non, chacun y trouve sa place même si les luttes intestines sont courantes entre les mouvements.

Héraldiques

Nobles, ducs et barons aiment à afficher les couleurs de leur famille, que ce soit en public ou lors de conflits. Les armoiries familiales sont invariablement représentées dans un écu. La seule restriction imposée aux nobles est de ne pas réunir or et sable sur le même écu, ces derniers étant réservées à la famille de l’empereur dont l’écu est " de sable à la couronne d’or avec un senestre de même ".

Mais il n’y a pas que les nobles qui ont leurs armoiries. Toutes les guildes possèdent également les leurs (à l’exception des guildes d’accidenteurs), mais à 2 conditions. La forme de leur écu doit être rectangulaire et ils doivent impérativement avoir un symbole représentant leur profession sur le blason. La restriction concernant le sable et l’or est bien entendu toujours valable.

Au niveau des symboles, il est interdit de représenter astres ou symboles élémentaires sur le blason (militaire ou corporatiste), ces derniers étant synonymes de magie.

7- Politique

Organisation du pouvoir

La structure burgonne est un mélange de féodalité et de fédéralisme, avec à sa tête l’Empereur Fordor XVIII qui règne également sur l’un des plus puissants domaines de la Burgonnie. L’empereur est ainsi parfois nommé le premier suzerain en ce sens que les plus puissants seigneurs lui ont prêté allégeance.

Avant d’être l’empereur, il est le maître de son domaine et possède des vassaux directs. Ces derniers lui versent l’impôt de vassalité et doivent lui fournir les services nécessaires que doivent rendre tous vassaux.

Pour asseoir son pouvoir dans les autres provinces, l’empereur a dépêché des gouverneurs qui se chargent de le représenter loin du pouvoir central d’Olméria.

Ainsi la Sordolia est prise en charge par le prince Margor d’Avrelanche, un sordolain et futur héritier de l’ancienne lignée royale sordolaine. En s’attachant ses services, Fordor tient à calmer les dissidents sordolains toujours aussi nostalgiques du passé indépendantiste de la province. Grand gaillard de 2m, pragmatique et franc, il gagne le respect de la population sordolaine autant par ces faits guerriers et ses qualités humaines que par ses connaissances à l’épinette et sa subtilité politique.

En Artaille, c’est le prince Sémilis d’Elmour qui se charge de la gestion de la province. Distingué, au visage altier et aux tempes grisonnantes, il a également hérité son titre de ses lointaines origines royales, bien que plus personne en Artaille ne pense plus à ce passé royal et indépendant. Outre la poésie, cet homme a une passion pour la torture qu’il ne manque pas de mettre en pratique. Au grand dam de certaines innocentes victimes ayant participé bien malgré elles à la mise au point de nouveaux supplices. Les rumeurs ne manquent pas de courir en Artaille quant à la bonne santé mentale du prince, mais, outre son statut de représentant de l’empereur, il semble particulièrement doué pour déjouer les accidents.

Enfin, le Verblau possède aussi son gouverneur en la présence du prince Morten d’Ovélie, afin de décharger l’empereur des tâches quotidiennes et rébarbatives. Erudit et profondément pieux, cet homme maigre et osseux a la réputation d’être inflexible et incorruptible. On dit qu’il serait de la famille royale que celle de l’empereur, et à ce titre un potentiel héritier, sinon, pourquoi ce titre de prince ?

Loi et justice

La loi s’applique à trois niveaux. Au niveau de la bourgade ou des localité au travers des comices. Au niveau de la province (Verbleau, Sordolia et Artaille) au travers des gouverneurs de ces provinces, et enfin au niveau du royaume avec le Grand Conseil Impérial.

Le Grand Conseil Impérial, composé de 29 membres, se réuni toutes les deux semaines afin de rédiger et discuter les nouveaux décrets concernant les réglementations sur tous les domaines, qu’ils soient financiers, administratifs, religieux et même parfois militaires. Dolmiov, le conseillé de l’empereur, se charge de les ratifier. Il est bon de noter que Fordor à la possibilité de s’opposer à toute loi ou tout décret sans justification. Dolmiov peut exercer les mêmes droits si l’empereur n’assiste pas lui-même au conseil.

Une fois les édits votés, les ordres sont envoyés aux gouverneurs des trois assemblées provinciales afin qu’ils se chargent de mettre ces lois en application. Les assemblées provinciales sont composées du gouverneur, de représentants des guildes locales, des comices et de différentes corporations. Chaque délégué est élu par ses propres institutions pour une période de un an. Ils peuvent émettre une plainte pour le principe, mais néanmoins officielle, aux lois dictées. Cela ne les dispense pas de mettre les lois en application en attendant une éventuelle révision de la loi par le Grand Conseil Impérial (parfois des années après).

A plus petite échelle, les comices sont composées de représentants de différentes classes sociales et se chargent de gérer les points de règlements non couverts par les édits impériaux. Les membres sont élus tous les 2 ans.

Une note particulière concerne la magie. Il est interdit dans toute la Burgonnie de pratiquer de la magie offensive ou pouvant porter atteinte à des personnes ou des structures. Il est également interdit de se servir de magie pour échapper aux forces de l’ordre. De plus, tout magicien doit se faire enregistrer auprès de l’Arcania au moment de rentrer dans une province avant de pouvoir se servir de magie. Au moins un bâtiment est présent dans chacune des provinces et les grandes villes en possèdent souvent un.

La justice quant à elle s’applique également à trois niveaux. Les comices gèrent les petits problèmes de leurs localité à partir du moment où ils ne concernent pas les actes criminels. La plupart des actes violents remontent également à l’assemblée provinciale et les punitions sont infligées par cette même assemblée. Les actes criminels tels meurtres, espionnage, sabotage remontent directement au niveau de la province avant d’être jugés par le Tribunal Impérial si ces derniers touche la sécurité de l’empire. La peine est alors infligée par ce même tribunal et la sentence est généralement passible d’emprisonnement dans le palais lui-même.

Au chapitre des punitions, la peine capitale n’est généralement appliquée que dans quelques cas comme l’atteinte à l’empereur et sa famille, le non respect du jour de non-violence religieuse lors du Solstice, 1er jour de l’hiver, et en cas de non respect de l’édit anti-accidents concernant tout le secteur des marchands de Olméria (caravansérail, la voie marchande et le marché).

Pour les plus gros criminels, l’emprisonnement à vie dans les cachots du palais de l’empereur est la plus " clémente " des peines... Le plus redouté reste l’exil à Skhâtraz, en plein Pays Noir au sud de l’Althusia. Ce bagne cerclé de volcans dans un pays extrêmement dangereux et gardé par un dragon (dit-on), fait frémir les plus durs des criminels, à moins qu’ils ne soient devenus fous à l’entente de la sentence.

Pour le reste, chaque gouverneur provincial se charge de la sentence dans ses propres prisons, bien que dans la plupart des cas, on laisse libre court aux duels traditionnels pour le règlement du conflit entre deux personnes. Ces duels sont au nombre de trois types ; " le juste sang ", qui est généralement un combat à l’épée ou au fouet et qui s’arrête dès que la première goutte de sang apparaît ; " le membre du droit " se fait au sabre ou à la hache et s’arrête lorsqu’un membre de l’un des deux duettistes est tranché ; enfin, " la cervelle du mal " se fait à la masse d’arme ou au marteau de guerre. Le but étant d’écraser le crâne de son adversaire. Si personne n’y parvient, le conflit est considéré comme réglé et l’honneur est sauf.

A signaler, pour le cas des magiciens qui ont contrevenu aux réglementations concernant la magie, ils ne sont pas pris en charge par les tribunaux classiques. L’Arcania se charge de traiter leur cas et l’empereur ne s’occupe pas de savoir ce qu’ils sont devenus à partir du moment où ils ne représentent plus un danger. La règle est la même pour les actes criminels religieux (vols dans les temples ou assassinat de membres influents des clergés) qui sont laissé à l’appréciation et au jugement de la foi.

Maintient de l’ordre

Les carmins font régner l’ordre impérial sur le royaume par une présence dans chaque ville. Craints de tous et non sans raison, les carmins n’hésitent pas à se montrer sous leur jour le plus brutal pour imposer l’ordre. Le siège de cette police se trouve à Olméria. L’entraînement des nouveaux carmins s’y fait, ainsi que l’emprisonnement des criminels déjà jugés et inculpés par les juges.

Les carmins dépendent de l’empereur et les seigneurs locaux n’ont pas leurs mots à dire en cas de contestation. Seuls les comtes et ducs peuvent s’opposer à un ordre des carmins, en sachant qu’ils auront à répondre devant les plus hauts émissaires de l’empire, voire de l’empereur lui-même pour justifier leur intervention.

Outre leur rôle préventif et punitif au sein de la société, les Carmins ont également un rôle très important à jouer dans la politique de contre-espionnage puisque ce rôle leur revient. Une section spéciale se charge de former espions et réseau de renseignement.

Politique étrangère

Les burgons souffrent d’un grave complexe de supériorité qui a tendance à fortement agacer les autres peuples alentour.

Le Salthar, est le pays vers lequel est porté la plus grande méfiance. De part la frontière commune d’une part, mais aussi à cause des problèmes de territoires comme dans le cas du Haut-Melkiar qui a autrefois été sous l’égide de la Burgonnie. Les conflits n’ont pas été rares entre ces deux empires. Pour ce qui concerne les populations, les avis sont partagés. Il y a des xénophobes des deux côtés, mais la plupart de la population est moins réticente à l’établissement de contacts, surtout les marchands ! Politiquement, la situation reste néanmoins toujours très tendue.

Du côté de l’Althusia, les rixes locales sont toujours persistantes à la frontière et les deux empires s’observent du coin de l’œil. L’empereur ne considère pas l’Althusia comme le plus gros danger pour l’instant. La population burgonne, quand à elle toise les althusiens de leur air hautin avant de feindre l’indifférence, même si les commerçants sont toujours les bienvenus.

La Tsorvannie est au pire ignorée, au mieux quelques relations cordiales se tissent entre les population. Le fait que Dolmiov, le premier conseillé du roi, soit tsorvanien aide bien entendu à cela, même si les langues perfides murmurent qu’il a été exilé par Aelia, l’impératrice tsorvanienne.

Orques et autres populations goblinoïdes sont bien entendus rejetés, les Matwaks sont méprisés.

Les Komashs sont craints à cause de leur magie sauvage mais également haïs au plus haut point.

Les Sordolains sont considérés comme quantité négligeable auxquels ont accepte de céder à quelques caprices.

De bons contacts sont noués avec les tribus Naines des Gants de Fer. C’est beaucoup plus mitigé avec les Sombres Esprits et carrément détestable avec les Mystiques.

De bons contacts amicaux existent avec la Lauria et la lointaine Majistra. Les relations avec Palana peuvent passer du tiède au très bon en moins d’une semaine, et inversement...

8- Organisation militaire

Commandement et organisation

L’armée burgonne est l’une des plus imposantes de Paorn, en tout cas la plus unie en apparence. Si ce n’était l’incompétence de certains généraux et seigneurs de guerre (il faut bien remplacer ceux qui périssent d’accidents), les burgons n’auraient pas eu à subir les différents affronts faits par l’armée d’espions et de saboteurs saltharites depuis quelques générations. Cela dit, la puissance militaire burgonne reste impressionnante, suffisamment en tout cas pour calmer les velléités de leurs voisins.

Le cœur de cette armée est constituée par la garde impériale, toute vêtue de noir et d’or. Elle est composée des meilleurs soldats du pays et forment non seulement la garde personnelle de l’Empereur lui même, mais elle participe également à la défense de tous les points stratégiques du pays par une présence permanente sur les lieux sensibles. Ses compétences sont dans tous les domaines de combat ; Infanterie, cavalerie, artillerie et marine. On peut signaler également la présence de contingents spéciaux pour la gestion de la logistique. Ces derniers ont eu plusieurs fois l’occasion de prouver leur efficacité dans l’acheminement des denrées et des munitions aux unités de combat.

Chaque corps d’armée est dirigé par un général impérial chargé de coordonner les manœuvres et d’épauler l’empereur dans ses choix stratégiques. Ce même général commande à d’autres généraux régionaux capables de gérer les forces militaires dont ils ont la responsabilité. Les armées sont ensuite séparées en divisions de 1500 hommes sous le contrôle de commandeurs. Il existe 25 divisions d’infanterie, 17 divisions de cavalerie, 8 divisions d’artilleurs et 5 divisions de marine.

Chaque division est elle même séparée en régiments de 300 hommes (5 régiments par division donc), commandés par un capitaine et portant des noms évocateurs comme les " Chasse-dragons ", " Eperonneurs ", " Empaleurs ", " coupe-viscères " ou " Tremble-la-terre ". Des unités d’interventions plus petites (une cinquantaine d’hommes) subdivise ces régiments et sont commandées par des sergents.

Le tout constitue une armée impériale (et permanente) forte de près de 83 000 hommes avec la logistique.

Ajouter à cela, il ne faut pas oublier de comptabiliser les armées de levée et les soldats des différents seigneurs qui doivent allégeance à leurs suzerains, dont Fordor (l’empereur) est le suzerain suprême. Ces armées sont commandées par les seigneurs en question et peuvent composer des troupes de 50 à 1000 individus en fonction de l’importance du seigneur. On estime avec cette armée de levée, que l’armée burgonne pourrait s’élever à plus de 150 000 hommes.

Notons une dernière chose au passage... Toute cette armée n’est composée que d’humains. Même si le burgons possèdent quelques relations correctes avec certaines tribus naines des Comptés Francs, rares sont parmi ces derniers ceux qui se mêlent aux troupes militaires.

Opérations

L’armée burgonne est nombreuse, mais la Burgonnie l’est tout autant et ne possède pas les mêmes défenses naturelles que le Salthar pour se protéger. Les opérations militaires de routines sont importantes et les points à surveiller sont trop nombreux pour que le tout soit suffisamment efficace. Cela dit, passons en revue les différents objectifs sur lesquels se penchent l’armée burgonne.

- Dernier rempart

L’un des plus imposants ouvrages défensifs réalisés sur Paorn, le Dernier rempart, construit en bordure des Sinistérias protège cols et vallées d’intrusions orques et gobelines d’au-delà de la barrière montagneuse. Trois divisions d’infanterie protègent en permanence les points principaux de cette muraille. Même si cela peut sembler imposant, ce n’est hélas pas suffisant pour assurer une couverture permanente et efficace de cette barrière artificielle de plus de 1000km. Régulièrement il faut inspecter la muraille sur toute sa longueur afin de trouver et réparer les éventuelles trouées faites par les races goblinoïdes, ce qui demande parfois plusieurs mois.

- Frontière saltharite

Certainement la frontière la plus chaude et où la tension est la plus palpable. L’armée burgonne y est en grand nombre et la plupart des divisions d’infanterie et de cavalerie se relaient pour la surveillance de cette ligne frontalière. Les mines d’Ezar sont bien entendues particulièrement protégées, ainsi que la route conduisant de Nevia (au Salthar) à Astrapur. De petits postes de surveillance sont installés régulièrement le long de la forêt de Baomwalth afin de prévenir d’éventuelles incursions. De nombreuses patrouilles de cavaliers circulent entre les différents points à la recherche éventuelle d’espions.

- Postes frontière althusiens

Jadis très occupés par des petits fortins répartis dans toutes les collines d’Althus, ces derniers ont étés petit à petit abandonnés pour pouvoir renvoyer les soldats sur des points plus importants. Cela dit, si certains ont étés purement et simplement évacués, d’autres ont étés piégés afin d’empêcher l’ennemis de s’emparer de ses places fortes. Cela dit, la tension entre la Burgonnie et l’Althusia est moins forte depuis quelques années et les généraux burgons se disent qu’il faut traverser bien des kilomètres de déserts à une armée avant de représenter une menace. Ceci explique certainement cet abandon relatif de la zone frontalière. Néanmoins, des patrouilles d’infanterie continuent de circuler, mais il s’agit d’une affectation que beaucoup de soldats burgons envient à ceux actuellement en place.

- Eradication des pirates de la passe de la Lauria

La marine burgonne, à défaut d’être en guerre et sans réel adversaire à affronter, a jeté son dévolu sur les pirates qui assaillent régulièrement les navires marchands en provenance de Tsorvanie (et qui ont déjà du affronter les pirates de Neissek). Sans grand succès pour l’instant, il faut bien l’avouer. Cela dit, certains navires marchands on malgré tout échappé au pillage grâce à l’intervention de la marine de guerre, mais aucun pirate n’a pu être capturé vivant. La recherche de leur cache est bien entendu l’un des sujets qui préoccupe la marine burgonne.

- Exploration des terres vierges de Sordolia

Régulièrment au printemps, des expéditions sont montées pour aller explorer les terres encore vierges de la Sordolia. Expéditions purement militaires ou envoi de colons pour la fondation de petits villages, ces expéditions sont accompagnées de troupes d’infanterie. A cela, plusieurs raisons. Tout d’abord, le pouvoir burgon ne connaît pas encore le rayon d’action des Komash et les terres à l’est de Palidam s’en rapprochent... L’autre raison concerne les incursions goblinoïdes beaucoup plus fréquentes dans ces régions isolées et il est à ce titre important de protéger les expéditions d’exploration.

- Sécurisation des routes des caravanes

Autre mission dévolue à l’armée (surtout la cavalerie), la protection de la route des caravanes et des grands axes principaux. Outre le rôle dissuasif de leur présence, ils escortent également les convois importants comme les pierres et métaux précieux de Geldam, les chargements en provenance de Ezar ou de Fondéria.

- Expéditions de criminels vers Skhâtraz

L’une des tâches les plus dangereuses et les plus redoutés. Une partie du convoyage se fait par bateau de Olméria jusqu’à Neerva, un fort situé sur l’une des îles au large du pays noir. Là-bas, une division d’infanterie et 2 régiments de marine sont stationnés en permanence et se chargent de l’acheminement des prisonniers à leur destination finale. Soldats vétérans par la force des choses, ils connaissent généralement nombre des dangers du pays noir ainsi que les chemins plus ou moins sûrs qui mènent à Skhâtraz. Si la magie est interdite en Burgonnie, elle est indispensable pour ceux qui affrontent le pays noir et qui doivent trouver leur route dans la jungle des Kookélés, entre les volcans et les lacs de lave. Les monstres et les fumerolles toxiques sont des dangers bien réels et qu’il ne faut pas négliger, sans compter que les criminels se rendant dans ce lieu maudit ne sont pas des tendres... La mortalité des troupes de Neerva étant importantes, de nouvelles affectations sont faites régulièrement, au grand désespoir des soldats qui ont hérité du gros lot.

Equipement standard

L’armée burgonne est une armée spécialisée, plutôt bien équipée et munie de solides protections. L’équipement standard est variable en fonction des activités et des contraintes des régions. Voici la liste des équipements tels que l’on peut les trouver dans les cahiers parcheminés des responsables de la logistique.

Armées du nord
A l’exception des marins, tout homme se verra attribuer l’équipement suivant, quel que soit sa fonction.
pour l’hiver ;
- 1 paire de bottes fourrées
- 1 pantalon de laine serrée
- 1 chemise de laine
- 1 cotte matelassée (sous l’armure)
- 1 paire de gants de cuir
- 1 cape fourrée avec capuchon

pour l’été ;
- 1 paire de bottes de cuir
- 1 pantalon de laine
- 1 chemise de laine
- 1 cape avec capuchon

en toute saison ;
- 1 couchage en fourrure animale
- 1 paire de chausses
- 1 ceinture de cuir large
- 1 couteau pour le rasage
- 1 nécessaire d’hygiène dans une sacoche (bâtonnets pour les dents, pinces et ciseaux)
- 2 allènes
- 2 aiguilles
- 1 pierre à aiguiser
- 1 pierre à feu et de l’amadou

pour l’infanterie ;
- 1 plastron de plaques
- 1 paire de brassières, jambières et gantelets en mailles
- 1 casque rond (pot helm)
- 1 épée et son fourreau en cuir
- 1 écu frappé des armoiries royales (normal shield)
- en fonction de la spécialité ; 1 épée longue, 1 pique ou 1 javelot
- 1 surcot en laine frappé des armoiries royales
- les sergents et capitaines seront équipés de " gorget " de métal

pour la cavalerie ;
- 1 armure de cuir complète renforcée de plaques de métal
- 1 paire de jambières et de gants de mailles
- 1 casque rond (pot helm)
- 1 surcot en laine frappé des armoiries royales
- 1 épée et son fourreau en cuir
- 1 écu frappé des armoiries royales (normal shield)
- 1 épée longue ou 1 fléau d’arme
- 1 lance de cavalerie
- 1 protection intégrale de cuir pour le cheval

pour l’artillerie ;
- 1 cotte de cuir léger
- 1 casque rond (pot helm)
- 1 arc long pour les archers de terrain
- 1 carquois de 20 flèches empennées
- 1 corde de rechange et un pot de graisse dans une besace
- 1 dague

Armées du Verblau
Pour l’hiver ;
- 1 paire de bottes de cuir
- 1 paire de braies de laine
- 1 chemise de laine
- 1 fine cotte matelassée (sous l’armure)
- 1 épaisse cape de laine avec capuchon

pour l’été ;
- 1 pantalon de lin
- 1 chemise de lin
- 1 cape avec capuchon
- 1 paire de bottes légères

en toute saison ;
Se verront pourvues comme les armées du nord à l’exception des articles suivants
- 1 couchage épais de tissus

pour l’infanterie ;
Se verront pourvues comme les armées du nord à l’exception des articles suivants
- 1 grand bouclier

pour la cavalerie ;
- 1 armure de plaque intégrale
- 1 surcot en laine frappé des armoiries royales
- 1 épée et son fourreau en cuir
- 1 écu frappé des armoiries royales (normal shield)
- 1 épée longue ou 1 fléau d’arme
- 1 lance de cavalerie
- 1 protection intégrale de mailles ou de plaques (selon la fortune du rang) pour le cheval

pour l’artillerie ;
Se verront pourvues comme les armées du nord

Armées du sud
en toute saison ;
Se verront pourvues comme les armées du nord à l’exception des articles suivants
- 2 paires de chaussures légères
- 2 chemises de lin
- 1 surcot de lin frappé des armoiries royales
- 2 paires de braies courtes
- 1 ceinture de cuir large
- 1 couchage léger
- 1 couteau pour le rasage
- 1 nécessaire d’hygiène dans une sacoche (bâtonnets pour les dents, pinces et ciseaux)
- 2 allènes
- 2 aiguilles
- 1 pierre à aiguiser
- 1 pierre à feu et de l’amadou

pour l’infanterie ;
Se verront pourvues comme les armées du nord à l’exception du surcot de laine qui disparaît

pour la cavalerie ;
Se verront pourvues comme les armées du Verblau

pour l’artillerie ;
Se verront pourvues comme les armées du nord

Armées de marine
- 2 chemises
- 2 paires de braies (longues et courtes)
- 1 paire de bottes
- 1 manteau léger à capuchon
- 1 manteau épais à capuchon
- 1 paire de gants de cuir
- 1 ceinture de cuir épais
- 1 épée courte
- 1 pique de 3m.
- 1 casque de cuir
- 1 dague
- 1 cordelette de 1m50

Techniques de combat

Au Verblau et en Artaille, dans les territoires dégagés, l’armée impériale base sa force sur la puissance de choc et quelques tactiques bien choisies. Les archers parlent en premier et tirent pas moins de 5 traits chacun avant de déclencher tout autre engagement. La cavalerie lourde peut y donner toute sa force et les troupes d’infanterie épaulent, suivent ou précèdent ses charges de cavalerie destinées à rompre les rangs adverses.

Dans le nord, en Sordolia, la difficulté du terrain (territoire fortement forestier) empêche le recours efficace à la cavalerie lourde. L’infanterie avance par rangs en forêts et reforment des groupes plus compacts en zones dégagées. La cavalerie sert d’appoint pour couvrir une retraite ou pour harceler les positions des ennemis par l’arrière ou le côté.

9- Concepts et particularités

Influence et usage de la magie au jour le jour

En Burgonnie les choses sont simples quand il s’agit de magie, du moins en apparence. Elle est strictement prohibée ! Enfin, toute magie offensive ou pouvant porter atteinte à autrui d’une quelconque façon que ce soit, est prohibée. Un simple sortilège pouvant provoquer le sommeil est considéré comme une atteinte à la sécurité d’une personne dans le sens où elle le laisse sans défense contre son gré et donc sensible aux accidents ! Les prêtres peuvent toujours pratiquer pour les bénédictions, les exorcismes ou les soins par exemple, enfin, tout ce qui est d’utilité publique, mais guère plus. Seule l’Arcania peut pratiquer la magie ouvertement, puisqu’elle a un double rôle de contrôle et régulation de la magie, ainsi que de protection de l’empereur (s’appliquant uniquement à la Burgonnie et non pas dans le cadre de conflits internationaux).

Le quotidien des burgons n’est donc pas trop envahi par les phénomènes magiques. Beaucoup de personnes craignent même la magie puisqu’elle est l’apanage de l’Arcania, des sorciers renégats et des créatures surnaturelles (donc hostiles dans l’esprit des burgons). Il n’y a guère qu’en Sordolia, où les phénomènes magiques sont naturellement plus présents, où la magie n’a pas ce statut à de maladie à éviter.

Signalons tout de même que même si la magie est prohibée, l’empereur reçoit la protection particulière d’un mage de l’Arcania en la présence de maître Hiérolapus. Ceci semble naturel aux burgon, mais il s’agit de l’empereur et l’empereur reçoit la bénédiction des dieux.

Philosophie (quelques principes)

Notion de réalité

Pour la majorité des burgons, la relative absence de magie dans la vie de tous les jours leur fait un peu oublier son importance et son influence. Pour eux, la magie n’est de toutes façons que peu de choses, une bizarrerie ou un phénomène comme un autre. Après tout, la foudre, le vent et la pluie existent bien, pourquoi ne pas considérer la magie comme une manifestation plus concentrée de tout cela ? Quoiqu’il en soit, les philosophes burgons qui se penchent un peu plus sur la question ont un autre point de vue. La magie possède un statut un peu différent, mais c’est normal puisque ce sont les dieux qui en ont la charge et c’est grâce à eux que la magie existe et se développe.

Le monde vit et se développe, certains phénomènes sont compréhensibles et explicables, d’autres le sont moins, mais personne n’aurait l’impertinence de vouloir comprendre tous les actes des dieux.

Destin de l’Homme

La vie, la mort, leur but dans l’existence... Certains cultes tentent de donner des réponses à ces questions, mais les burgons ont depuis longtemps la conviction qu’ils ont un rôle important à jouer sur Paorn, ce qui se ressent sur leur comportement. Les suppositions les plus folles circulent parfois, mais ce qui est sur, c’est que leur croyance indéniable (souvent excessive) en des divinités leur font dire que les dieux les ont placés là pour un but précis et s’il sont aussi fervent de religion, c’est qu’ils ont été les élus des dieux pour apporter leur parole sur Paorn.

A ce titre, la vie est un don et la mort un retour aux sources. Il n’y a pas de réincarnation dans le monde des burgons. Les ancêtres ont disparus et de temps à autre, on peut arriver à contacter leur esprit, ou ces derniers envoient des messages aux vivants.

Morale

La notion de morale chez les burgons est certainement l’un des points les plus contestable (et l’un des plus contestés par ses voisins). Le fait d’aller se débarrasser de parents proches pour accéder aux titres de noblesse fait sourire les saltharites qui ne se retiennent pas de faire quelques remarques cyniques à ce propos. Qu’importe pour les burgons, la grandeur personnelle passe parfois bien avant le reste et le machiavélisme est de mise pour tout ce qui touche le pouvoir, sans que cela ne choque personne d’ailleurs.

Mais il ne s’agit pas du seul domaine où la morale burgonne fait tiquer leurs voisins. Autant, les nobles burgons pratiquent la romance et l’amour courtois, autant ils sont capables de sombrer dans les orgies les plus accablantes. Plaisirs de riches et évitant ainsi les frustrations charnelles (pour le plus grand épanouissement des êtres) diront certains, signes évidents de dépravation et de déclin pour les autres (enfin, chez les empires voisins).
Signalons également que l’homosexualité n’est pas un tabou en Burgonnie. Elle est même ouvertement déclarée, même si les mariages ne sont pas possibles entres personnes du même sexe. Non pas que cela choquait les burgons, mais cela rendait les règles d’héritage trop compliquées à gérer, ne sachant pour le coup plus qui de l’un ou de l’autre membre du couple était prioritaire par rapport à l’autre dans l’hypothèse d’enfants à charge du couple (adoption ou autre méthode naturelle).

Et le Bien et le Mal dans tout ça ? La barrière est parfois fluctuante, mais peut se résumer à cela : " Aime ton dieu et ses créatures, respecte la vie mais défend la tienne ". Contrairement aux apparences, les accidents d’héritage ne contredisent pas cette règle, puisque le fait de supprimer la personne qui risque d’en vouloir à sa propre personne permet de rester vivant... C’est fallacieux, certes, mais c’est comme ça.

— 
Copyrights - Le détail des différentes classes sociales est tirée tel quel du hors-série de Casus Belli sur Paorn. Reproduit ici avec l’aimable autorisation de Casus Belli.



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