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K’neth & Yinhanthis (Althusia)

Races & Cultures

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dimanche 1er décembre 2002, par Sigfrid

1- Histoire

Bien que de deux origines différentes, ces peuples ont une histoire commune qui remonte à près de 2000 ans, depuis le début de la conquête du Linamaz par les peuples k’noth venu du nord. Les yinhanthis sont natifs des rives du Linamaz, qui était à l’époque encore un fleuve large et puissant, avant que les multiples canaux en viennent à ralentir la force. Organisés en tribus et familles, perpétuellement en querelles les unes les autres, ils n’ont pu faire face à un peuple déterminé, organisé et chassé de ses terres par la force de la nature et des événements qui le semblaient moins...

La plupart des k’noth se sédentarisèrent donc le long des fertiles rives du fleuve et se nommèrent ainsi k’neth, à la différence des nomades qui investirent le désert des rives ouest.

Les yinhanthis qui ne fuirent pas vers les déserts de sable de l’est furent pris comme esclaves et hommes de main pour réaliser les grands travaux qu’entreprirent les k’neth, dont les fameux canaux. Le temps passant et la nécessité d’organiser la société arrivant, un système de castes vit le jour, castes dans lesquelles les yinhanthis occupaient bien entendu le bas de l’échelle. La fin de l’esclavage yinhanthi prit fin vers 484 alors qu’un yinhanti gagna lors d’un combat singulier la promesse de la libération de son peuple auprès du futur souverain.

Les canaux sur le Linamaz permirent la création de véritables petits paradis et attirèrent bien entendu la convoitise de leurs voisins. Les k’tangs firent régulièrement des raids sur les villes et villages du nord du Linamaz, alors que de l’est venait des tribus yinhanthis insoumises pratiquant également le pillage pour s’en retourner dans l’est. Plus dangereux, mais moins fréquemment, venaient du sud-est des tribus d’hommes étranges venant des jungles du pays noir. Une armée régulière se mit en place et les assaillants de l’est furent repoussés toujours plus loin tandis que les k’tangs furent plus assimilés que soumis après plus de 100 ans de conflits. On doit se geste a des paroles très pertinentes du shaïm Pashkath II qui vainquit les forces k’tang, mais au lieu de le contraindre à se protester demanda au général k’neth :

- Comment se sont battus ces hommes général ? "
- Comme des lions majesté ! , répondit le militaire surpris.
Pashkath, les yeux rivés dans ceux du chef k’tang, Ourbalpa, lui demanda alors :
- Comment se sont battu mes hommes ? "
- Comme des lions grand général ! "
- Bien...les lions ne se mangent pas entre eux. Pouvons nous être alliés, chef Ourbalpa ? "

On se doute bien entendu de la réponse du chef k’tang qui permit ainsi à son peuple de retrouver instantanément sa liberté dans un délire de joie sans borne.

Les guerres furent encore nombreuses, notamment lors de la rencontre avec les valatans, sur les hauts plateaux de K’osiph. Là, l’armée k’neth du plier face à ses guerriers qui maîtrisaient parfaitement bien le terrain et qui semblaient se confondre avec les animaux. Des alliances commerciales furent ainsi créées, mais pas d’annexion officielle, même si l’on considère souvent ces plateaux comme appartenant à l’Althusia.

Bien entendu, les conflits avec les voisins saltharites et burgons ne manquaient pas. La Nélorie en est un parfait exemple. Les comptoirs et colonies burgonnes tombèrent sous la main de l’armée althusianne vers 824 et entamèrent les guerres de l’althus qui durèrent près de 20 ans et laissa un lourd héritage de petites fortifications dans ces collines. Moins de 200ans plus tôt, c’était à la frontière saltharite alors que le barrage de Wilsdorf venait à peine d’être achevé, ralentissant ainsi les débit du Linamaz. Surtout, cela donnait aux saltharites une arme contre laquelle il était difficile de lutter, les inondations brutales !

Nous n’avons pas parlé des tsovraniens, mais c’est parce que les troubles ont été de moins grande ampleur et surtout dus à des escarmouches frontalières entres patrouilles.

Même si de nos jours, le pays semble plus stable, des troubles sont toujours latents et il faudrait peu de choses pour qu’un conflit reprenne avec l’un des voisins.

2- Ressources

Essentiellement composé de déserts, l’Althusia recèlent pourtant d’atouts non négligeables. Le Linamaz en premier lieu, qui traverse le pays du nord au sud. Gonflé par les eaux des montagnes saltharites, le fleuve arrive large et puissant, malgré les nombreux barrages qui ont coupé son chemin. Outre l’usage évident d’un axe commercial, le Limamaz a servi à rendre les terres l’environnant plus riches et cultivables par l’intermédiaire des canaux qui ont complètement dénaturé son écoulement au fur et à mesure de sa progression. Ceci a donc permis un usage massif des cultures le long de son fleuve.

Le Linamaz a une autre particularité, naturelle cette fois-ci. Il se termine un gigantesque delta où le fleuve se perd dans un méandre de marécages, mangroves, de ruisseau et d’étangs. A tel point que l’on ne sait pas bien à quoi correspondent les rives et les terres. Si le sol est peu sur, certaines zones sont néanmoins exploitées en rizières. Il s’agit d’ailleurs du seul endroit où daignent pousser les plants de riz sur le continent.

Les chevaux des plateaux de K’osiph sont réputés, tout comme les bois de la frontière de jade et sont recherchés sur tout Paorn. Les ressources minières sont surtout présentes dans le Pays Noir et offrirait de plus grandes perspectives s’il n’était pas si dangereux, ceci n’empêche pas l’existence de quelques mines de cuivre et d’or qui sont en fait des pénitenciers. Notons tout de même l’existence de mines de fer sur les terres de l’est (Damier des Dieux) où l’on trouve également du sel gemme, tout comme certaines pierres précieuses rejetées par les geysers, mais aussi la résine des différentes essences de malribeb dont on tire l’encens. L’ouest quant à lieu possède surtout les précieuses carrières de marbre de Naloon.

Les plus grandes richesses de l’Althusia viennent néanmoins de la Nélorie, qui malgré un certains statut autonome, apporte richesse à l’Althusia. Il n’est ni question d’or ni de pierres précieuses, mais d’épices et de drogues diverses, dont les plants sont amoureusement surveillés jusqu’à la vente du produit fini. Les caravanes de nomades et les aéromarchands se chargent de disséminer les produits là où ils sont le plus demandés.

3- Organisation sociale

Composition

Bien que semblant diversifiée, la population althusianne descend essentiellement de souches k’noths et yinhanthis. Ainsi, les k’neths représentent 30% de la population, les yinhanthis 45%, les k’tang 15%, les valatans 8% et enfin, les k’noth pour seulement 2%. Les Néloriens sont des althusiens ou de souches buronnes, mais possèdent un statut un peu à part.

Comme on peu le constater, contrairement aux autres empires, l’Althusia possède une population raciale essentiellement humaine (les valatans ayants quelques particularités), mais pas de mûm-fariz (nains), lutins ou autres sylmarins (semi-elfes) ici. Certaines créatures non humaines partagent les hauts-plateaux de K’osiph avec les valatans. Les Kookélés, ainsi que des races goblinoïdes, vivent dans le Pays Noir. De toutes façons, ils ne sont pas intégrés à la population.

Structure familiale

La structure familiale diffère en fonction de l’origine ethnique. Les k’neths, descendants des k’noths ont gardé leur héritage matrilinéaire concernant la gestion familiale, les hommes étant principalement dévolus aux devoirs religieux, aux gros travaux physiques et à la guerre. Hommes et femmes peuvent bien entendu travailler et aucune distinction n’est faite pour des personnes d’une même classe sociale. Le mariage est nécessaire pour une union et une vie commune entre hommes et femmes. Il doit se faire dans les temples et soumis à l’approbation des astrologues. Cela vaut pour toutes les classes sociales, sans exception aucune, y compris pour les shaïms. Tout comme leurs ancêtres k’noths, les k’neths vivent en famille proche sur 4 générations, y compris dans les villes.

Du côté yinhanthi, fortement ancrés dans une structure patrilinéaire, l’homme possède tous les droits, y compris celui de répudier sa femme (mais pas l’inverse). A l’exception des nomades, le reste de la population a tendance à se regrouper non pas par famille, mais par quartier. Bien entendu chacun possède sa demeure, positionnée de façon chaotique et anarchique. Deux, plus rarement trois générations se regroupent sous le même toit, mais la promiscuité fait que tout le monde dans un même quartier s’occupe de tous et les enfants des uns peuvent se retrouver à manger ou dormir tout naturellement chez le voisin si les parents ne sont pas présents. La mariage entre homme et femme, est indispensable et de tradition religieuse, n’a pas besoin du consentement des deux parties. Si l’homme le décide, il peut épouser celle de son choix si les oracles ne sont pas contre. Ah oui dernier point, la tradition des harems est beaucoup plus implantée chez les yinhanthis que chez les k’neths... Disons que chez ces derniers ils ont une vertu purement basée sur le plaisir, alors que chez les yinhanthis, ils servent aussi pour la rééducation.

Classes sociales

Les classes sociales sont valables aussi bien du côté k’neth que yinhanthi, à quelques différences près.

Le Shaïm tout d’abord. Représentant des hommes auprès des divinités, considéré comme un véritable demi-dieu, il est le maître absolu de l’Althusia, k’neth ou yinhanthi. Son statut quasi divin fait bien entendu le premier prêtre chez les k’neth. Les yinhanthis le considèrent certes comme le maître, mais seulement comme un représentant divin du second cercle (v. le chapitre 5 " Religion et traditions "), même si le terme " seulement " représente déjà beaucoup pour un vivant.

Les hauts nobles de la famille impériale. Sont ainsi considérés tous les membres de la famille impériale ayant une filiation paternelle avec le Shaïm ou une filiation maternelle directe (proches cousins). Ils vivent au palais d’Oljad et bénéficient de tous les avantages matériels imaginables. La seule autorité est celle du Shaïm elle même. Ils sont lettrés, éduqués aux arts, à la théologie et aux horoscopes. Ils sont bien entendu exonérés de tout impôt sous quelques forme que ce soit.

Les prêtres. Qu’ils soient de nature k’neth ou yinhanthi, les prêtres jouissent d’un pouvoir et d’avantages importants. Garants des horoscopes chez les k’neths et détenteurs des traditions chez les yinhanthis, ils sont le liant entre le pouvoir et le peuple, ainsi que le lien entre les dieux et les hommes. Même si les classes sociales les plus influantes ne sont pas sensées influer sur les décisions des prêtres, le Shaïm a quant à lui son mot à dire. Dernier point, ce sont les prêtres les plus éminents qui élisent un nouveau Shaïm lorsqu’il vient à mourir. Consultation d’oracles, astrologie et étude de thèmes astraux sont bien entendu de mise pour cette tâche...

Les nobles. Les nobles althusiens sont des propriétaires terrien. Négociants caravaniers particulièrement influants et ayant réussis à hériter de terres ou alors des généraux (ou militaires) ayant hérités de terres suite à des faits d’arme. Ils sont soumis à l’autorité des prêtres, ce qui n’est pas toujours pour plaire aux anciens caravaniers, mais disposent de certaines facilités, notamment financières et surtout le fait de pouvoir disposer de population leur versant l’impôt et d’une armée personnelle.

Négociants caravaniers. Qu’ils soient caravaniers classiques ou aéromarchands, leur statut est très envié. Peu taxés et soumis directement à l’autorité du Shaïm (sans dépendre des prêtres), ils constituent la force vive de la création des richesses althusiannes. Nomades par nature, certains caravaniers refusent même l’anoblissement qui leur est parfois proposé.

Les notables. Il s’agit des clercs et gérants des paroisses. Bien entendus soumis à l’autorité directe des prêtres. Ils sont néanmoins exonérés de certaines taxes et bénéficient de plus de souplesse pour l’application des devoir religieux.

Les bourgeois. De simples familles fortunées, émergeant donc de la masse de la population, mais sans réels avantages, autre que celui de leur argent.

Castes K’neth et Yinhanthis. Même si cela a tendance à disparaître, il existe toujours des petites différences entre les k’neths et les yinhanthis, héritage des conflits passés. On trouve encore des villes où les deux communautés ont chacunes leurs quartiers de part et d’autre du Linamaz et ne se mélangent pas. Dans ce cas de figure, la population k’neth est un peu plus choyée, leurs quartiers mieux entretenus et payent un peu moins d’impôts.

Esclaves. Les mêmes que partout ailleurs ! Généralement des prisonniers de guerre, des victimes de rapts ou des captures suite à une razzia d’une tribu ou d’une communauté, mais aussi des voleurs, brigands et autres criminels ne justifiant pas la détention à Skhâtraz. Certains le sont jusqu’à leur mort, qui vient rapidement lors d’une exploitation de minerais en Pays Noir ou des rizières dans le delta du Linamaz, alors que d’autres peuvent êtres libérés en échange de caution.

Il s’agit ici des castes culturelles, mais par dessus cela, un autre système de classe vient se superposer. Bien plus radical par certains côtés. Il s’agit des classes astrales, dont on reparlera un peu plus loin, dans les chapitre des rites et traditions.

4- Langage

Langues en vigueur

Le problème des langues est affreusement compliqué en Althusia puisque l’on dénombre pas moins de sept langages en vigueur !

Les langues officielles sont le k’nethy et le yinhanthi, langues parlées dans la vie de tous les jours respectivement par les ethnies K’neth et Yinhanthis. Les nobles et les hautes classes parlent plus volontiers le shaïran qui est complexe et plus ampoulé. Les marchands conversent en shaï, qui est un dérivé simplifié du langage précédant et qui a fini par se répandre dans tout Paorn. C’est d’ailleurs la meilleur façon d’aborder la population altusienne lorsque l’on ne parle ni k’nethy, ni yinhanthi. Les k’noths parlent le ynothy, les k’tang parlent également leur propre dialecte ainsi que les valatans. On comprend ainsi comment la shaï a réussi a se développer aussi bien afin de fédérer un peu tout ce monde.

Au niveau de la compréhension, à noter que le ynothy est le langage le plus fidèle à l’ancienne langue des k’neth (75% de compatibilité avec la langue 500 ans auparavant), le k’nethy récent a un taux de compatibilité d’environ 60% avec le ynothy. Le k’tang qui est aussi un dérivé de l’ancienne langue k’neth est similaire à 65% avec l’ancien k’nethy (500 ans), 40% avec le récent ynothy, 55% avec le k’nethy et 25% avec le yinhanthi (dont il tire aussi des racines). Le yinhanthi a bien entendu varié au fur et à mesure des âges mais assez peu en fin de compte (80% de compatibilité avec la langue d’il y a 500 ans, et 75% il y a 1000 ans).

Le shaïran et le shaï sont deux exceptions qui ont une vague ressemblance avec le k’nethy (15%) et le yinhanthi 5%) concernant le shaïran. Le shaï étant une langue encore simplifiée, il ne ressemble plus à rien... Signalons que quelqu’un parlant le shaïran ne comprend pas forcément l’intégralité d’un dialogue en shaï, ce dernier langage ayant aussi développé son jargon, mais cela correspond à en gros 65% de compréhension (la réciproque n’est pas vraie).

Alphabétisation et écritures

L’alphabétisation de la population althusianne est plutôt sommaire et la moins bonne des 4 empires. La raison il faut la chercher dans les langues. En fait, seul le shaïran s’écrit dans tous les contextes et c’est cette langue qui sert pour tous les documents officiels, la noblesse et l’église. Bien entendu, l’étendue de ce langage étant limité, la population n’a que peu eu l’occasion de s’instruire. En fait, deux autres langues s’écrivent de façon sommaire. Il s’agit du shaï et du yinhanthi.

Le yinhanthi sert depuis longtemps pour marquer les offices religieux, inscrire l’histoire du peuple et y consigner les décisions cléricales. Il est composé de pictogrammes tantôt phonétiques, tantôt imagés mais dans une étendue assez restreinte (132 pictogrammes au total) et entièrement orienté sur le domaine religieux.

Le shaï est un langage qui a développé un style très concis et entièrement tourné vers le commerce. En fait, on y trouve surtout un système de représentation numérique et des pictogrammes inspirés sur le langage yinhanthi. Le système numérique est bien entendu pour le calcul et pour consigner les quantités et prix sur les contrats, alors que les pictogrammes servent à y définir les produits. Au total, ce sont une soixantaine de pictogrammes répertoriés.

15% des basses classes (les castes et les bourgeois) ont accès à l’écriture du shaï, qui n’est pas très long à assimiler. Quasiment tous le maîtrise s’ils sont négociants et environ 60% des notables, prêtres et nobles familles.

Le yinhanthi n’est connu que de la prêtrise yinhanthi (90% l’écrivent) et seuls 5% du reste de la population a l’occasion de s’y initier. Les nobles ne s’y intéressent pas, tout comme l’ensemble des k’neths.

Enfin, le shaïran est écrit par 35% des notables, 15% des négociants et est quasiment obligatoire pour la noblesse et les prêtres (en tout cas chez les k’neths).

5- Religion et traditions

Théologie

Si les deux peuples ont tendance à se rapprocher sur de nombreux points, les croyances religieuses entre k’neths et yinhanthis restent très distincts l’une de l’autre. L’approche reste très différente et ne tend pas au rapprochement.

Les k’neths tirent leur religion de leur héritage k’noth. Les dieux sont représentés mi-homme, mi-bête et ont tous un symbole géométrique de rattachement. A la façon des k’noth, ils cherchent à déceler les décisions des dieux aux travers de signes que ces derniers leurs laissent, mais contrairement aux k’noths, ils cherchent ces signes plus au moyen de l’astrologie que de la divination, même si cette dernière reste présente (surtout chez les yinhanthis d’ailleurs). Parmi les différents dieux, on peut y voir Kaaktarouch, symbolisé par le carré et dont la sagesse est la principale vertu. Nankk, le triangle, maître de la guerre et de la discipline. Lazimar le cercle, le soleil et la grandeur. Manaaguez, la divinité à tête de chacal représente la ruse et symbolisé par le losange. Atath le dieu serpent, qui régit le Linamaz et dont le delta est son lieu sacré, est symbolisé par une double ligne sinueuse. Il n’aurait que peu de lien avec le terrible Oombar, mais quand on est un étranger on ne peut s’empêcher de l’assimiler. C’est également ce que font certains yinhanthis d’origine mixte (K’neth et Yinhanthi). L’ensemble de ces dieux forment le culte shaïmide, soutenus par une armée de prêtres.

Du côté yinhanthis, l’approche est tout autre. Le monde des divinités est accessible aux mortel par les 3 cercles divins. Le premier cercle est celui des fantômes, le second celui des demi-dieux et le troisième celui des divinités. Au delà, il existerait des divinités primordiales inaccessibles et interdites aux croyances des humains (ou non-humains). Des hommages sont rendus à chaque cercle et trois divinités principales occupent le troisième cercle. Il s’agit de Shanshîva, le déesse des 7 futurs ; la déesse des Sources, maîtresse des eaux et du Linamaz, qui est également vénérée au Salthar ; Oombar, le dieu des profondeurs, dont le culte n’a pas été interdit en Althusia contrairement à se qui a pu se passer au Salthar ou en Burgonnie.

Parmi les demi-dieux du second cercle, on peut identifier Nazroum et Barthoum, les jumeaux qui brillent au firmament pour guider les âmes vers leur lieu de repos. Aalach, le guérisseur qui a béni les précieuses hugburtun qui arrêtent les hémorragies. Mazraloud, le saint de Naaloon qui protège les cèdres. Mogba, le gardien des esprits et Hamolib le veilleur de la nuit qui vous regarde de son œil unique (la lune).

Rites et traditions

L’esclavage est relativement courant dans la plupart de l’Althusia, pratiqué aussi bien chez les k’neth que chez les yinhanthis, mais une règle demeure. Il est interdis de mettre en esclavage les enfants de moins de 7 ans. Ce serait considéré comme un sacrilège que de le faire et en cas de dénonciation, cela peut signifier la mort pour le contrevenant. Le respect des jeunes enfants vis à vis du travail forcé est un sujet qui ne prête pas à plaisanterie en Althusia. Une légende ancienne est à l’origine de cet état de fait. Alors que les k’neth avaient conquis le Linamaz, repoussés et asservi les yinhanthis, l’armée du Shaïm était partie chercher de nouveaux esclaves dans les terres désertiques des yinhanthis. De nombreux enfants avaient étés capturés et regroupés pour des travaux dans son palais de Sanjhiva. Le Shaïm de l’époque refusa de suivre les voix des oracles qui lui prédirent une catastrophe. Les enfants furent envoyés aux travaux et les dieux se courroucèrent, faisant tomber une forte pluie qui fit gonfler les eaux du Linamaz et noya la ville.

Les cérémonies mortuaires ont leur importance aussi bien chez les k’neths que les yinhanthis. Voire encore plus pour les yinhanthis ! Les mausolées sont une tradition pour les deux peuples, ainsi que l’embaumement. La pratique n’est en revanche pas tout à fait la même. A l’instar des k’tangs, les k’neths vident les corps en les remplissent de sève après le bain conservateur. Les yinhanthis, quant à eux préfèrent la momification. Eviscération, bain conservateur et dessèchement des chaires avant la mise en bandelettes. Comme nous l’avons déjà dit, les mausolées sont communs aux deux cultures, mais là encore ils diffèrent dans leur aspect. Chez les k’neths, ils sont généralement en hauteur, de forme bien entendue géométrique parfaite et richement ouvragés. Les corps y reposent en terre à l’horizontale et une petite salle préliminaire, comme un temple particulier (chez les plus riches), précède la chambre funéraire. Des inscriptions murales sont autant de prières et de guides pour l’accompagnement des âmes au royaume des morts. Concernant les yinhanthis, si certains mausolées de personnalités sont importants par leur dimensions, ces derniers sont souvent relativement modestes. De forme ronde, plus ou moins larges, mais pas très hauts, ils abritent généralement plusieurs générations. Une danse macabre est sculptée sur tout le pourtour intérieur du mausolée et les corps reposent dans le sol, recroquevillés en position fœtale sur le trou qui leur est dédié. Une roche hémisphérique ou des vases retournés ferment le trou.

Les yinhanthis, ont une coutume très étrange intervenant tant au niveau culturel que divinatoire et appelée la danse macabre. Elle est stylisée dans la plupart des temples par une gravure murale (ou sur une plaque de bois) par des gens de toutes catégories sociales se donnant la main pour une danse. Au milieu d’elles, en alternance, des fantômes et squelettes sont insérés pour rappeler la mort. Ces danses macabres ont deux buts bien précis. Nées après la domination k’neth, elles ont permis aux yinhanthis de relativiser les choses, les k’neths ayants également leur effigie, ce qui leur a donné la possibilité de ne pas sombrer et de conserver leur culture. Le second intérêt est devenu religieux. Ces danses macabres sont le lien entre le premier cercle divin et les hommes. Des cérémonies ont donc lieu à chaque nouvelle lune pour commémorer les fantômes et leur demander leur clairvoyance pour ce que ne peuvent pas voir les hommes. Religion et clairvoyance étant liés religieusement parlant.

Tout en restant chez les yinhanthis et tant que nous parlons des revenants, il est une coutume importante chez les nomades du désert des milles couleurs. Avant tout périple dans le désert, les voyageurs doivent attirer la protection des esprits et les pardonner parcequ’ils risquent de troubler leur périple vers le premier cercle divin. Un prêtre se doit de bénir les voyageurs et leur fournir un petit collier de perles de bois et de pierres qui doit empêcher les esprits de s’intéresser de trop près aux voyageurs. Toute apparition des ombres noires, lointaines et déformées dans le désert, témoin de la présence des esprits, donnent lieu à des prières dans une crainte réelle tout en enserrant le collier. Les voyageurs sont priés de regarder le sol, devant eux, ou de se détourner s’ils aperçoivent les ombres des revenants. Malheur à celui qui ne respecte pas cela et qui continue d’observer les ombres, il peut être puni de mort car il risque de détourner les âmes des morts de leur chemin céleste et ainsi attirer le malheur sur les vivants.

Les astres font l’objet d’une énorme considération de la part des althuiens, notamment des K’neths. Avec l’étude des astres, de leurs mouvements et de leur attachement à certains symboles, les althusiens créent des horoscopes qui permettent à chacun de voir sous quelle influence il est né, ainsi que de suivre ses différents chemins pour se faire une place dans la société. Bien entendu, certaines périodes sont plus propices que d’autres et les chanceux qui sont nés aux bonnes périodes sont naturellement favorisés par le destin et donc, les dieux. On distingue ainsi différentes classes sociales non officielles, basées sur les signes astraux des personnes. Ainsi, un roturier peut être " astralement noble " en fonction de son horoscope et ainsi bénéficier de plus de faveurs qu’un noble né sous un mauvais jour ! Généralement les situations ont tendance à s’inverser le jour où l’on sait les faveurs dont on bénéficie de la part des astres.

Les détails concernant les rites purement religieux sont à consulter dans les textes appropriés sur les religions.

Influence religieuse

Tant chez les k’neths que les yinhanthis, la religion a une grande place dans la vie quotidienne, même si la encore, elle ne se manifeste pas de la même façon.

Les k’neths sont à la recherche permanente des signes envoyés par les dieux et les horoscopes et signes astraux y ont une part très importante. A tel point qu’un mauvais signe astral peut influencer négativement une carrière, les gens faisant à priori moins confiance à ceux qui n’ont pas les astres derrière eux pour les favoriser. Nobles, fonctionnaires ou gens du peuple veillent donc à procréer en fonction de dates bien précises afin que leur descendance n’ait pas à souffrir de la malédiction de Maltaroz, un noble k’neth astralement pauvre et qui tenta malgré tout d’aller contre les signes des dieux, à sa grande perte. Les horoscope font leur loi et personne ne songe réellement à aller contre ces derniers. Aucune punition n’est cependant prévue par la loi, les k’neths se disant que les dieux s’en chargeront.

Du côté yinhanthis, c’est la complexité et le nombre des rites qui ne facilite pas les choses. En regardant un calendrier yinhanthis, on pourrait être effrayé par tant de jours à saints ou de jours d’interdits. Les périodes de vénération suivent aux privations ou aux commémorations. Il est même arrivé que certains événements survenant sur des dates variables et fonctions de la lune viennent en chevauchement d’autres rites aux nécessités contradictoires. Les hauts dignitaires religieux yinhanthis se plongent alors dans des débats incroyables une fois l’an pour déterminer quelles sont les événements qui doivent prendre la pas sur les autres ou déterminer quelles dates il faut décaler. Connaissant la formidable opiniâtreté yinhanthis, on ne s’étonnera pas qu’il faille deux semaines pour régler le problème de 2 ou 3 dates à problème.

6- Arts et symbolisme

Nombres et symboles importants

Nombres et symboles ont leur importance dans les deux cultures, mais pas forcément de la même façon.

Le chiffre " 5 ", pour commencer, est le symbole de l’unité, aussi bien chez les yinhanthis que les k’neths. Par extension, le pentacle y est aussi associé. Ils y prêtent beaucoup d’importance et cela influe bien entendu dans la vie de tous les jours. Au niveau de l’organisation militaire, comme nous le verrons plus loin, mais aussi dans le nombre de murs de la pièce principale des habitations k’neths, afin d’unir la famille. Le nombre de bénédictions pendant les prières se font également par cinq, tout comme le nombre de plats servis à table.

Le cercle peut avoir des significations différentes chez les k’neths et les yinhanthis. Globalement il est associé à la santé, à la grandeur et au soleil. C’est un symbole protecteur. Pour les yinhanthis, il est surtout associé au divin, avec les 3 cercles représentant les 3 niveaux du royaume divin. Ainsi, on présente trois fois ses salutations à une personne, ceci afin d’attirer la protection des divinités sur son interlocuteur. C’est dans tous les cas un symbole fort et malheur à celui qui le perverti ou s’en sert à des fins détournées.

Le carré représente plusieurs choses comme la stabilité et la sagesse. Il est la base de toute chose durable, surtout pour les k’neths, les yinhanthis y prêtant moins d’importance. Par extension, le trapèze est la base, le support et le soutient. Il représente les fondations de tout nouvelles choses et rien ne peut être fait sans lui. Là encore, c’est une symbolique purement k’neth.

Le triangle est également un symbole fort, aussi bien pour les k’neths que les yinhanthis, mais pas pour les mêmes raisons. Symbole hiérarchique pour les k’neths et donc considéré comme source de l’ordre, il est le symbole du pouvoir. Pour les yinhanthis, il est le symbole de la perfidie et de l’oppression. Il est d’ailleurs souvent représenté tête en bas, car les k’neths voyaient d’un mauvais œil l’association d’un de leurs symboles sacré à une attitude négative.

Mode vestimentaire

Les vêtements des k’neth sont à l’image de leurs engouement pour les formes géométriques et aiment à donner des formes travaillées à leurs silhouettes à grands renforts de structures d’osier. De longues toges enrobent le tout, modifiant ainsi la forme générale du corps, tout en protégeant du soleil et laissant des vêtements amples. La longue toge est la tenue d’extérieur par excellence, quelque soit les classes de la population et le sexe. Quant aux structures d’osiers, les plus complexes sont surtout réservées aux classes aisées et n’effectuant pas de travaux manuels. Les classes ouvrières se contentent de ce que l’on appelle la lakoutma, qui est une structure se posant autour des épaules et donnant ainsi au corps une simple forme tubulaire ovale après avoir endossé la toge. Ensuite, la richesse des tissus et leurs parements sont les marques distinctives entre les différentes classes sociales. A noter que les parements des toges ont bien entendu des formes géométriques ou la symétrie est de mise. Les coiffes sont également très populaires parmi la population k’neth qui les arborent à chaque sortie. En fait, il est même rare qu’un k’neth sorte tête nue... Les chausses quant à elles sont faites de toile (avec semelle en rigide) et remontent sur les mollets en bandelettes pour les femmes. Ceci constitue la tenue d’extérieure, les tenues d’intérieure étant souvent plus allégées, la coiffe est retirée. Les hommes préfèrent alors le port du pagne et de chemises légères, quant aux femmes, elles portent des voiles diaphanes à la douceur et aux couleurs subtiles. Perlées et rehaussées de feuilles d’or chez les plus riches, plus sobres chez la majorité de la population. Sous vêtements et paréos viennent masquer ce que les gens ne doivent pas voir...

Du côté yinhanthis, la mode n’est pas une priorité. Leur peau cuivrée les protègent bien du soleil et les hommes se contentent généralement de pagnes sans haut (notamment les ouvriers) et le rehaussent d’une toile ou d’une étoffe légère pour couvrir partiellement le haut du corps lorsqu’ils se promènent en ville. Les femmes quant à elles portent des robes amples et longues rehaussées d’une étoffe sur la tête contre le soleil. Les motifs sont simples, sans fioritures et dans des matériaux sobres comme de la laine fine ou du coton particulièrement cultivé le long du Linamaz. Les sandales et chausses légères terminent l’équipement yinhanthis.

Architecture

Différences de styles, mais pas de matériaux entre k’neths et yinhanthis. La brique d’argile est la base de toute structure, qu’elle soit destinée aux habitations, aux structures militaires ou religieuses. Le torchis est également un élément important pour les habitations.

Bien entendu, des variations existent en fonction des provinces. Le bois se fait plus présent à la frontière nord, vers le Salthar, ou au sud, que ce soit vers les mangroves du sud ou des jungles du Pays Noir. Les pierres et les marbres sont plus présent à l’est, vers les monts Althus ou l’argile se fait plus rare. Cela dit, les matériaux circulent et il n’est pas rare de trouver des édifices en pierre de taille en plein désert ou des marbres dans les riches demeures un peu partout dans l’Althusia. Le bois quant à lui est également acheminé par bateau vers les villes bordant le Linamaz, mais il ne sert pas (ou alors ponctuellement) pour la construction des bâtiments.

Concernant les formes, les yinhanthis ont toujours fait dans la trapu. Les maisons sont souvent basses, avec un toit plat encadré par des petites colonnes. Ces dernières servent pour tendres bâches de toiles ou couvertures en travers du toit au besoin. Le toit étant accessible de l’intérieur de l’édifice, les yinhanthis s’en servent de cellier et y font souvent sécher les aliments au soleil. Les temples yinhanthis (jamais en torchis) sont souvent enfoncés dans le col et la seule partie émergée décorée avec plus de luxe permet de déterminer au premier coup d’œil qu’il ne s’agit pas d’une simple habitation. Les structures militaires yinhanthis sont inexistantes, ils n’en n’ont jamais eu... La forme des bâtiments n’observe pas les plus strictes principes géométriques k’neths, loin s’en faut. Les habitations sont plutôt tarabiscotées et les rues sont, comment dire... des plus chaotiques ! Aucun urbanisme possible dans les secteurs yinhanthis, chacun n’en faisant qu’à sa tête.

Du côté k’neth, on tombe plutôt dans l’excès inverse et le grandiose est de mise. La beauté et pureté des lignes géométriques sont de mise et il serait de très mauvais goût d’aller contre la beauté du monde. Ainsi, les bâtiments sont constitués de formes géométriques simples, ou d’un ensemble de formes géométriques simples. Un édifice quelconque n’aura pas ses lignes extérieures brisées toutes les coudées par un renflement de mur qui dépasse de quelques centimètres ou un ajout inopportun. On y trouve des formes rectangulaires, trapézoïdales et circulaires mêlées, mais dans un bel agencement et l’architecte de la maison porte un grand soin aux jointures s’il veut avoir un quelconque espoir de poursuivre sa carrière. Esthétisme et mathématiques, rien ne doit choquer l’œil. Les secteurs k’neths se distinguent ainsi très facilement des secteurs yinhanthis dans une ville althusianne. Les bâtiments sont généralement assez haut et peuvent donc avoir plusieurs étages (jusqu’à 4 à Oljad). Les structures religieuses y gagnent encore en majesté. De hautes colonnes, des rehaussements de terrain pour surélever les bâtiments, sans parler des multiples décorations et bas-reliefs qui sont les signes distinctifs des monuments importants. Les structures militaires, quant à elles sont massives quant elles existent. Certes, les édifices administratifs ressemblent plus à des temples, mais les enceintes militaires sont de réels mur tout en hauteur, pleins, au sommet desquels sont aménagés les habitations et y sont percées les fenêtres. Ainsi, non seulement les murs servent à protéger les villes, mais ils servent également de garnison en hébergeant ses défenseurs.

Développement artistique

Comme nous venons de vous le dire à demi mots, l’architecture est considérée comme un art, tout au moins en ce qui concerne la population k’neth. Symétrie et formes géométriques y sont prédominants et ce précepte s’applique également au autres forme d’arts plastiques. Sculpture et peinture suivent également cette règle de conduite, ce qui donne un genre un peu particulier, mais sans autre effet. Par contre, là où cela peut devenir plus gênant, c’est dans la cartographie. Certes, on se dit que l’on ne peut pas considérer cela comme un art à part entière car cela demande quelque exactitude. Et bien les althusiens l’ont fait ! " Le bon cartographe est celui qui retrouve les lignes idéales dans le croquis relevé sur le terrain ", comme l’a pu signaler Panakerat, un célèbre astrologue K’neth. Certes, du point de vue de la doctrine religieuse cela peut se comprendre, mais les explorateurs feraient mieux de se fier à des cartes vierge de toute emprunte religieuse...

Pas ou peu de troupes théâtrales, du moins pas althusianne. Cet art n’est pas très prisé par la noblesse et les populations, les astrologues et devins ne voyants pas d’un bon œil ces charlatans. Cela dit, on ne rechigne pas non plus devant un bon conteur, si ce dernier a pour principal but de transmettre les informations et événements lointains. A ce titre les aéromarchands sont très appréciés.

Si le théâtre n’a pas la faveur des althusiens, la musique y est plus présente. Cela dit, le but principal de l’art musical althusien ne porte pas tant sur les belles mélodies que sur la symbolique et la structure musicale. Ce qui peut avoir des résultats parfois surprenants, voire irritants... surtout chez les burgons qui sont plutôt fine-bouche de ce côté là.

Colombophilie. Et bien oui, pour les althusiens, c’est un art ! Que ce soit du côté K’neth ou Yinhanthis d’ailleurs, de nombreuses personnes élèvent ces pigeons voyageurs aux espèces variées. On a pu comptabiliser 47 espèces différentes de pigeons dans les différents colombier de l’Althusia ! Certains étants élevés pour leur résistance, d’autre pour leur pur aspect esthétique. Les espèces résistantes servent de guide dans le désert pour repérer ou trouver les oasis du désert des Mille Couleur ou les geysers du Damier des Dieux. Quant aux espècees esthétiques, ma foi, elles sont présentes pour le prestige de leurs éleveur lors des multiples concours du mois d’Aurore.

7- Politique

Organisation du pouvoir

Le Shaïm Kazhan Padishaan IV, en tant qu’intermédiaire entre les hommes et les dieux, représente bien entendu le plus haut pouvoir au sein de l’organisation althusianne. Il est entouré de prêtres, nobles et généraux ou grands astrologues pour conseillés. Il a absolument tout pouvoir sur quelque décision qu’elle soit. Après tout, il prend conseil auprès des dieux, alors à quoi bon aller à l’encontre des dieux ! Une administration est bien entendue présente autour du Shaïm afin de subvenir aux différents besoins matériels du Shaïm, ainsi qu’à la collecte de l’impôt auprès des clergés de chaque province.

D’ailleurs, les prêtres jouent un rôle énorme au sein du pouvoir politique. Mis à part les caravaniers et autres aéromarchands, ils dirigent toutes les autres classes sociales d’Althusia et sont généralement à la tête des organes de décision des pouvoirs locaux. Chaque région est dirigée par les prêtres du culte le plus influant, qu’il soit shaïmide ou appartenant à l’un des divinité yinhanthis. Ils sont chargés de collecter l’impôt provincial, d’appliquer la justice et de gérer leur propre administration. A partir du moment où elles ne vont pas en totale contradiction avec les intérêts du Shaïm, rien n’interdis qu’elle soient différentes... Et c’est ce qui se passe généralement.

Loi et justice

En tant que porte-parole des dieux, le Shaïm est le premier juge. Cela dit, il ne se charge que des affaires les plus importantes et des personnalités les plus notoires. Le petit peuple quant à lui est soumis aux tribunaux cléricaux qui se chargent de faire appliquer et respecter les lois édictées ou validées par le Shaïm.

C’est en effet le Shaïm qui se charge de donner les grandes directives et lois en vigueur dans le royaume. Les différents cultes ont également le droit d’en énoncer, mais ils doivent êtres validés par le Shaïm ou ses plus proches conseillés.

En ce qui concerne les fautes en elles-mêmes, il est intéressant de signaler que les althusiens (tout au moins chez les k’neths), la peine de mort n’est pas appliquée. En revanche, les crimes les plus graves sont passible d’exil définitif à Skhâtraz, en plein Pays Noir. Définitif pour la simple et bonne raison que personne ne songerais à monter une expédition pour y rechercher quelqu’un. Définitif aussi parce que les exilés ont toutes les chances d’y périr rapidement... Mais il s’agit là de la sentence des dieux et non d’une exécution faite par les hommes.

Parmi les fautes justifiant cet exil, il y a l’atteinte à la sécurité du Shaïm, de sa famille ou de ses conseillés. Commettre un seul meurtre n’est pas passible d’exil, la loi tolérant l’explication de folie passagère, mais en commettre 4 est synonyme d’exil à Skhâtraz. Le chiffre 4 étant synonyme d’ordre, le fait de commettre des actes contraires à l’ordre quatre fois est un péché grave. Tout acte de destruction massif (destruction d’un temple ou d’une statue) envers les structures religieuses est également passible d’exil. En revanche, les actes de déstabilisation ou de manipulation à l’encontre des religions officielles ne sont pas considérés comme devant êtres punis par l’exil, l’emprisonnement classique suffit.

Les yinhanthis sont plus sévères, tout du moins certaines institutions religieuses chargées de rendre justice, comme les inquisiteurs de Shanshîva. Ces derniers ont parfois tendance à rendre une justice plus radicale sur un panel de faute plus étendu. Toute atteinte à la morale, tout manquement de respect des règles religieuses sont souvent passibles de mort. Quant à Skhâtraz, il en est très peu question en ce qui les concernes, à moins que les fautifs ne soient pas yinhanthis, auquel cas, ils bénéficient du traitement valable dans le reste du pays.

Maintient de l’ordre

Outre l’armée du Shaïm qui se charge de sécuriser Oljad, la capitale, le reste de la charge de maintient de l’ordre est soumis aux pouvoirs cléricaux shaïmides locaux qui possèdent leurs propres forces répressives. Si ce ne sont pas les forces des clergés shaïmides, il s’agit des gens en arme des pouvoirs les plus influants ou au pire la sécurité est laissée aux communautés, tribus ou villages locaux.

Tous ces pouvoirs locaux ont la tâche de maintenir l’ordre dans les agglomérations et leurs périmètres. Sur les grands axes, l’armé du Shaïm s’en charge quand elle est présente, sinon, aux voyageurs de se montrer prudents...

Politique étrangère

Les frontières althusiannes sont relativement agitées et la situation politique avec ses voisins n’est pas toujours des meilleurs.

Des rixes et accrochages sont toujours d’actualité dans les monts Althus avec la Burgonnie. Les deux empires se toisant l’un l’autre. Les uns avec dédain, les autres avec mépris. Seul le commerce marche fort, mais ça c’est valable presque partout.

Du côté du Salthar, la situation n’est pas plus détendue. La source de conflit vient du barrage de Wilsdorf. Sensé réguler les crues importantes du Linamaz, les althusiens voient en ce barrage une menace permanente. Outre le fait qu’ils craignent de larges lâcher d’eau en cas de conflit, ils soupçonnent également les saltharites d’abriter des produits toxiques qu’ils pourraient déverser dans l’eau du fleuve et ainsi polluer l’eau du Linamaz lors de son parcours le long de l’Althusia.

La Tsovranie n’est pas en reste, même si la situation est peut-être moins tendue qu’avec les autres empires. Il faut dire que les conflits internes qui rongent la Tsovranie les occupent suffisamment pour qu’ils évitent de penser au althusiens. Cela dit, la vallée de Sehrad reste le point sensible, même si aujourd’hui il s’agit plus d’un champ de ruine que d’autre chose.

Avec la province autonome de Nélorie (mais néanmoins dans le giron de l’Althusia), les affaires sont correctes. Pas de conflit ouvert et tentatives d’entretien de relations amicales. Tentatives car des points de tension apparaissent régulièrement lorsque des femmes yinhanthis, lassent de ce pays misogyne, trouvent refuge en Nélorie. Les néloriens les accueillant à bras ouverts, il s’ensuit quelques jours d’âpres discussions pour tenter de négocier leur retour.

Les k’tangs sont considérés comme des althusiens à part entière et les relations sont bonnes depuis l’extinction du dernier conflit.

Les valatans sont plutôt vus comme des curiosités lorsqu’ils apparaissent ailleurs que sur les plateaux de K’osiph. Mis à part cela, les relations sont plutôt neutres, les deux peuples ne se connaissant finalement pas bien.

8- Organisation militaire

Commandement et organisation

Le Shaïm, outre son rôle d’intermédiaire entre les hommes et les dieux, est aussi le commandant suprême de l’armée althusianne et se retrouve sur le terrain pour guider et organiser les opérations militaires. Il est le sommet d’une pyramide hiérarchique précise et huilée. Tout fonctionne par 5 ou par multiple de 5 chez les althusiens, du moins concernant l’organisation militaire, pas étonnant quand on sais que ce chiffre représente l’unité.

Ainsi, le Shaïm est encadré de cinq conseillés militaires qui représentent les cinq généraux commandants chacun les 5 armées althusiannes. L’armée du Linamaz qui agit tout au long du fleuve et se charge de défendre la capitale ; l’armée de la bordure qui occupe les frontières saltharites et burgonnes (nord et nord-est) ; l’armée de des méandres spécialisée dans la protection des mangroves du delta et des bordures de K’osiph ; l’armée de l’est qui s’occupe du désert et du Pays Noir et enfin, l’armée de l’ouest qui protège la partie ouest de la bordure, de la Tsovranie et du Damier des Dieux.

Chacune de ces 5 armées sont divisées en 5 corps d’armée qui varient en fonction de l’armée à laquelle ils sont rattachés.

Linamaz Bordure Méandres Est Ouest
Infanterie x x x x x
Canaux x x
Cavalerie/Chars x x x x
Artillerie x x x x x
Bâtisseurs x x x x x
Vertigineux x x
Sinueux x x

L’infanterie est bien entendu composée de piétons en arme, comme dans toutes les armées. Ils occupent le terrain et défendent les bâtisses.

Le corps des canaux sont des unités d’infanterie spécialisés pour le Linamaz. Spécialistes des tactiques dans tous les canaux du Linamaz, ils se doivent de connaître parfaitement le terrain, ainsi que tous les guets et points de passage pour pouvoir rattraper, bloquer ou s’éloigner d’une armée ennemis. Ce sont aussi des mariniers et ils vogues sur de petites trirèmes faites pour le Linamaz afin d’intercepter les dangers venant du fleuve.

La cavalerie, qui comporte également des unités de chars, sont les troupes de choc de l’armée du Shaïm. La rapidité des cavaliers, et le choc des doubles équipages de chars (armés d’armes de choc et d’arcs) en font des unités redoutés des grandes plaines et déserts d’Althusia.

L’artillerie est surtout composée d’archers, mais aussi d’unités d’incendiaires qui projettent grâce à des balistes des projectiles remplis de maltoub, une substance épaisse et inflammable.

Les bâtisseurs ne sont des spécialistes dans la création des canaux, mais aussi dans le travail de sape et dans le génie militaire. On y retrouve souvent des hommes qui ont passé de longue années à creuser des canaux autour du Linamaz pour gagner leur vie et que l’armée à recruté.

Le corps des vertigineux sont en fait des corps d’infanterie spécialisés sur les terrains montagneux du nord et de l’ouest de l’Althusia. Grimpeurs émérites, ils sont capables de se déplacer avec leur matériel en montagne. Certes ils ne battent pas les saltharites à ce petit jeu là, mais ils sont certainement plus spécialisés que les burgons ou les tsovraniens.

Le corps des sinueux pour finir sont présents sur les terrains difficiles des mangroves de la côte sauvage, des jungles du Pays Noir ou de ses volcans. Ils ont l’art de se déplacer et se repérer là où personne n’y arrive, ainsi qu’à y survivre. Certes, des soigneurs font partis des escouades afin de maintenir tout ce monde en vie. Que les soigneurs disparaisse et toute la troupe ne va pas tarder à suivre...

Ces 5 corps d’armée sont découpés en 5 régiments dirigés par des lieutenants, qui sont eux même découpés en 5 divisions avec à leur tête des capitaines. Chaque division possède 5 escouades sous les ordres de sergents qui elles mêmes sont séparées en 5 unités de 5 hommes commandées par des caporaux.

Ainsi, vue qu’une unité représente 5 hommes, l’escouade représente 25 hommes, les divisions 125 hommes, les régiments 625 hommes, les corps d’armée 3125 hommes, les armées 15625 hommes. Avec 5 armées sur le terrain, ce sont un peu moins de 80 000 hommes disponibles pour l’armée althusianne. La moitié de ces hommes sont en disponibilité permanente alors que l’autre vaque à l’intendance et au repos. Le relais est effectué tous les 3 mois. K’neths et yinhanthis composent indifféremment l’armée mais elle peut également compter sur quelques troupes ponctuelle avec les guerriers k’tang et parfois les néloriens lorsqu’ils servent des objectifs communs (notamment au Pays Noir). Si les valatans vendent des chevaux aux armées du Shaïm, s’ils protègent les plateaux de K’osiph contre toute intrusion, ils refusent généralement de se joindre aux armées althusiannes (sauf exceptions). Le Shaïm ne parvenant pas à les y contraindre par la force, il n’a d’autre choix que d’accepter les conditions actuelles.

Opérations

- Patrouilles en frontière tsovraniene

Outre les patrouilles de 30 cavaliers qui patrouillent de façon journalières parmi les ruines de la vallée de la Sehrad, des expéditions plus importantes d’une centaine de cavaliers et des mules pour l’intendance font le trajet de Kelskin vers T’rak et inversement. Des 8 semaines que durent le voyage (environ 1000km), la surveillance et l’inspection des coins et caches diverses sont faites afin de trouver d’éventuelles traces de passage ou d’intrusion.

- Poste frontière de Solkoon

L’avant garde de l’armée althusianne en cas d’attaque saltharite. En fait, elle a surtout un rôle diplomatique à jouer, plus que militaire, car ce ne sont pas les quelques centaines de soldats permanents qui vont empêcher une invasion quelconque. Son rôle est d’observer l’activité du barrage de Wilsdorf, ainsi que le niveau de l’eau du lac. En cas d’anomalie, une délégation est immédiatement envoyée au barrage afin d’obtenir des explications.

Quant au gros de l’armée du nord (une bonne moitié), il se situe à Soodia, un peu plus au sud de Solkoon et prêts à intervenir en cas de problèmes sérieux.

- Inspection de l’Althus

Là encore, l’armée du nord se charge de la surveillance et des expéditions entre Pasheen et les monts Althus. C’est d’ailleurs à Pasheen que se situe l’autre moitié de l’armée du nord. Généralement, il ne s’y passe pas grand chose. De temps à autre, des troupes restent en observation si elles aperçoivent leurs homologues de l’armée burgonne. On peut ainsi assister à une forme de guerre de tranchée passive, chacun restant sur ses positions à surveiller l’autre.

- Lutte contre les diables des mers

Le delta du Linamaz regorge de dangers. Les diables de mers, des créatures amphibies vaguement humanoïdes, s’attaquent régulièrement aux villes et villages situées en bordure du delta. L’armée a pour tâche première de défendre les populations mais également de poursuivre ces créatures pour en exterminer le plus possible. Hélas, aucune troupe n’a réussi à remonter aux sources du problème et personne ne sait donc de quels lieux partent les diables des mers.

- Exploration des mangroves

Afin de répertorier le plus de chemins possibles, mais également pour tenter de trouver la demeure des diables des mers, des expéditions sont régulièrement organisées afin d’explorer les mangroves du delta. Entre les vapeurs méphitiques, les insectes et autres dangers plus directs, ce ne sont pas des expéditions de tout repos. L’une des expéditions aurait commencé à explorer une zone où les choses ne sont pas ce qu’elles semblerait êtres et le devin qui accompagne les soldats y aurait détecté de grands dangers. Dangers confirmés par les morts en pagaille au sein de l’expédition, tués par des choses inconnues.

- Expéditions en Pays Noir

Les expéditions vers le Pays Noir ont plusieurs buts. Les explorations ne sont pas gratuites et elles servent à trouver soit des filons miniers, soit des voies de passage, soit à escorter les bannis vers Skhâtraz. Au cours de ces expéditions, les soldats en profitent pour surveiller les dangers potentiels et remettre à jour leur cartes. Tâche éphémère, tant la géographie peu évoluer dans cette région hautement volcanique. Mais le Pays Noir ce n’est pas que les volcans, mais également la jungle habitée par les féroces Kookélés auxquels ils faut parfois négocier des points de passage, notamment vers Skhâtraz.

- Escorte des caravanes de Nélorie

Les denrées en provenance de la Nélorie sont précieuses. Outre les épices, on y trouve toute sortes de plantes médicinales, hallucinogènes ou carrément des poisons subtils. En bref, des plantes, des drogues et des épices qui valent beaucoup d’argent. Il est donc hors de question de laisser des bandes de pillards s’attaquer à l’une des sources de revenus les plus importantes de l’empire. Ces grandes caravanes, composées au minimum d’une bonne cinquantaine de véhicules ou d’animaux traversent donc le désert des Milles Couleurs sous bonne escorte. Mais les pillards aussi se sont organisés en conséquence et leur nombre c’est accrus de même...

Equipement standard

Pour tous

- 2 Djellaba aux insignes du corps d’armée et de l’unité
- 1 chemise
- 2 paires de sandales à lanières
- 1 ceinture de cuir
- 1 pot d’onguent contre les brûlures
- 1 couteau pour le rasage
- 1 nécessaire d’hygiène dans une sacoche (bâtonnets pour les dents, pinces et ciseaux)
- 2 allènes
- 2 aiguilles
- 1 pierre à aiguiser
- 1 pierre à feu et de l’amadou
- 1 couchage fourré

Infanterie

- 1 cotte de cuir renforcée
- 1 armure à lamelles pour les officiers
- 1 pavois (Wall shield)
- 1 lance
- 1 fauchon (falchion) avec son attache

Canaux

- 1 cotte de cuir renforcée
- 1 armure à lamelles pour les officiers
- 1 écu (Normal shield)
- 1 lance
- 1 fauchon (falchion) avec son attache

Cavalerie / Chars

- Jambières en cuir
- 1 cotte de cuir légère pour les cavaliers
- 1 armure à lamelles pour les équipages de chars
- 1 écu (Normal shield) pour les équipages de chars
- Lance
- Arc court
- 20 flèches et le carquois en peau
- Shang (cimeterre dédié à la défense) avec son attache

Artillerie

- 1 cotte de cuir légère
- 1 pavois (Wall shield)
- 1 arc long
- 20 flèches et le carquois en peau
- 1 Shang avec son attache

Bâtisseurs

- 1 cotte de cuir légère
- 1 écu (Normal shield)
- 1 Shang avec son attache
- 1 pic pouvant servir également au combat
- 1 fauchon (falchion) avec son attache
- 1 pelle donnée par la logistique lorsque c’est nécessaire

Vertigineux

- 1 paire de semelles cloutées
- 1 rouleau de 15m de corde légère
- 6 pitons
- 1 petit marteau
- 1 cotte de cuir légère
- 1 rondache (target shield)
- 1 fauchon (falchion) avec son attache

Sinueux

- 1 pot d’onguent contre les insectes
- 2 paires de braies courtes (pas de djellaba)
- 2 chemises
- 1 cotte de cuir renforcée
- 1 paire de jambières de cuir
- 1 rondache (target shield)
- 1 fauchon (falchion) avec son attache

Techniques de combat

Les troupes se déplacent toujours en colonnes de 5. L’infanterie ne représente pas la majorité des troupes, étant donné qu’en Althusia, les troupes sont réparties équitablement et uniformément entre les différentes armées. Cela dit, le équipages de chars se reconvertissent au besoin en piétons.

Habitués aux terrains dégagés sur la plupart du territoire, cavalerie (légère) et archers montés sur les chars engagent en premier le combat. Ces troupes rapides ont pour but de désorganiser les formations et abaisser le moral adverse et peuvent s’enfuir rapidement au besoin, leur objectif étant le harcèlement et non le recherche du combat frontal. L’infanterie suit avec l’artillerie, bien ordonnés et engageant le combat ensemble pour la victoire finale, les archers arrosant le reste des adversaires le temps que l’infanterie arrive au contact.

Mais les armées althusiannes s’adaptent également fort bien au terrain, comme le témoigne les multiples spécialisations. Les troupes des canaux sont inévitables pour surprendre ou contourner l’adversaire, tout comme ravitailler des troupes isolées. Les sinueux pratiquent plus volontiers les opérations commando et le renseignement, forts de leur connaissance des terrains difficiles. En montagne, les vertigineux sont également précieux pour la logistique.

9- Concepts et particularités

Influence et usage de la magie au jour le jour

Les althusiens en général ne sont pas de grands adeptes de la magie. Il y a comme une sorte de réticence, d’interdit dans son utilisation. Astrologues et devins sont considérés comme religieux et seuls ces derniers peuvent pratiquer leur art sans retenue car ils ne changent pas l’ordre des choses, ils ne font qu’interpréter des signes. Quant aux magiciens plus " classiques ", ils ne sont pas forcément les bienvenus. Certains, que l’on appelle les shoofirs, sont cependant recherché pour leur sagesse car leur art est surtout orienté vers la méditation et la connaissance. L’usage d’une magie voyante et perturbatrice est dans bien des endroits considérés comme une offense aux messages des dieux et puni comme tel. Dans une civilisation qui voit les messages de dieu dans les formes et dans la nature, en changer magiquement l’aspect en revient à effacer les écrits des dieux et à empêcher les hommes d’être à leur écoute.

Philosophie (quelques principes)

- Notion de la réalité
La réalité n’est qu’un héritage laissé par les dieux afin que l’homme puisse suivre leurs pas et leur grandeur. Le monde réel n’est que le livre des dieux où les hommes doivent chercher et puiser leur savoir et leur sagesse. Toute modification de cette réalité n’est qu’une nouvelle page qui se découvre, aux hommes de savoir l’interpréter. Les magiciens permettent cela tant qu’il ne la modifie pas.

- Destin de l’Homme
Les hommes sont destinés à apprendre des dieux afin qu’ils puissent grandir. La vie est éphémère et ne représente que l’un des cycles d’apprentissage. Une fois que l’âme a quitté le corps du défunt, elle s’en va en un autre lieu afin de parfaire son savoir. La mort n’est donc pas une fin, mais le début d’un nouveau cycle. Autant chez les yinhanthis que chez les k’neths, k’tang ou k’noths, il est bon de ne pas gêner le départ des âmes et ne pas s’attacher à retenir les esprits en partance vers la suite de apprentissage.

- Morale
Il n’y a pas vraiment de notion de Bien et de Mal chez les althusiens, tout comme chez la plupart des peuples de Paorn d’ailleurs, en revanche, les actes destructeurs sont considérés comme mauvais. Détruire ou altérer un message divin est un sacrilège. Tuer est un crime, mais n’est pas aussi grave, l’esprit du défunt pouvant poursuivre son apprentissage d’une autre manière. En revanche empêcher une âme de poursuivre sa route ou la détruire est un des actes les plus néfastes qu’il soit. Le fait de suivre ou non les messages, conseils ou destins dictés par les dieux (au travers des oracles ou horoscopes) n’est pas grave. Les althusiens se disant que les dieux se chargeront de punir à leur façon les personnes réticentes à écouter leurs messages.

Les althusiens ne sont pas spécialement prudes, en revanche, les hommes et femmes sont faits pour vivre ensemble. L’homosexualité n’est pas permise, tout comme la polygamie, même si elles ne sont pas réprimandées, du moins du côté K’neth (il en va autrement chez les yinhanthis). Il n’est pas permis d’exposer sa nudité en public et il est de bon ton de conserver un minimum de pudeur chez les femmes yinhanthis. Les femmes k’neths s’autorisant un peu plus de fantaisie dans ce domaine. En revanche en privé, l’Althusia est réputée pour ses harems soyeux et richement décorés. C’est là tout le paradoxe.
Vol, mensonge, faux témoignage pouvant porter atteinte à autrui est également passage d’emprisonnement ou d’exil à Shkâtraz dans les cas les plus graves.

— 
Copyrights - certains passages sont tirés du hors-série de Casus Belli sur Paorn. Reproduit ici avec l’aimable autorisation de Casus Belli.



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