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K’tang (Althusia)

Races & Cultures

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vendredi 1er septembre 2000, par Sigfrid

1- Histoire

Les K’tang ne sont pas un peuple nomade. Depuis aussi longtemps que remonte leur histoire orale (conservée par les chants), les K’tang ont vécu dans les falaises et montagnes calcaires bordant le limite sud de la Cicatrice. En fait, les K’tangs sont un mélange de deux peuples, l’un descendant des nomades du désert k’neth (les K’noth), et d’autre part de Yinhanthis qui ont métissé les troglodytes et modifié leurs croyances religieuses.

Vivants en tribus distinctes, les tribus K’tang se firent la guerre longtemps avant l’apparition des K’neth (K’noth sédentarisés). Ceci se calma peu à peu avec l’arrivée de colons Althusiens (l’empire composé de K’neth et de Yinhanthis) aux abords des steppes fréquentées par les K’tang. En effet, les villages possédaient des ressources facilement accessibles et les colons Althusiens étaient bien moins dangereux que les homologues K’tang des autres tribus. De chasseur ; les K’tang commencèrent également à devenir pillards jusqu’à ce que l’armée du Shaïm n’intervint dans la région. Les menaces externes ayant tendance à ressouder les peuples, ces derniers livrèrent alors de rudes combats aux armées Althusiennes. Devant tant d’acharnement, le Shaïm décida alors de se faire des alliés de ce peuple.

2- Culture

Les steppes arides ne sont pas suffisamment riches pour l’agriculture, ce qui fait des K’tang un peuple de chasseurs. Et pour affronter les redoutables buffles, les K’tang ont appris à apprivoiser de grosses hyènes qu’ils montent aussi bien pour la chasse que pour la guerre.

Mis à part le buffle qui leur offre l’essentiel de leur apport nutritif, il existe deux variétés de plantes très appréciées des K’tang. Une espèce de haute fougère qui ne pousse que sur les terres arides de cette région et dont les racines sont riches en éléments nutritifs, bien qu’un peu amères. Il s’agit d’ailleurs de la nourriture principale des buffles. Les longues feuilles drues peuvent servir pour la confection des paniers. L’autre apport des steppes est une baie au goût doucereux qui pousse en abondance sur les buissons d’épineux.

Mais les ressources de forêts des la Frontière de Jade sont également exploitées par les K’tang. Il y a, vers la ville fortifiée de T’rak (également troglodyte), un arbre que les K’tangs nomment " l’arbre à sève " (Ourkanabé), ce grand arbre (env. 80m) que l’on trouve en s’enfonçant un peu dans la dangereuse forêt possède un tronc si large qu’il faut pas moins de huit hommes pour l’encercler. Les K’tang ont l’habitude de récolter son abondante sève deux fois par an. Celle-ci est immangeable, même si elle ne cause pas de désagréments, mais elle à la propriété de durcir en dessous d’une certaine température. Les K’tangs s’en servent notamment pour leurs rites d’embaumement.

Les K’tangs pratiquent également la chasse aux méduses filantes dans ces grandes forêts qui font parti de l’Océan Vert. Les corps délicats de ces créatures vont ensuite former les enveloppes gazeuses des majestueuses gondolfières K’neth. La chasse étant dangereuse, les méduses sont revendues à prix d’or aux négociants, voire même directement aux aéromarchands qui viennent directement passer commande dans les cités troglodytes.

Les cités troglodytes offrent de bonnes possibilités défensives, mais il s’agit surtout d’un habitat simple d’entretien et ne nécessitant pas d’apport en matières premières.

Les tribus K’tangs sont généralement regroupées en un lieu unique dans les cités troglodytes. On peut donc compter sept grandes tribus K’tangs : K’tang, T’sash, T’shova, T’aij, T’rak, T’sheik et K’lad.

Chacune des ses tribus sont subdivisées en groupes de familles qui partagent la même dounk (unité d’habitation commune d’une falaise). Une dounk est composée d’une salle commune et de petit lieux isolés où chaque famille peut se retirer.

Si chaque tribu est dirigée par un guerrier, que l’on ne s’y trompe pas, le vrai pouvoir est détenu par les chamans. Une tribu comporte généralement plusieurs chamans. Ces derniers veillent sur plusieurs dounks et tous les chamans décident d’un commun accord du chef à donner à la tribu. Le chef devra veiller aux besoins matériels de la tribu toute entière, ce qui peut aller jusqu’à 4000 ou 5000 personnes pour les tribus les plus importantes. Il est celui qui mène les guerres, qui règle les conflits au sein de la tribu et qui veille à ce que les ressources se répartissent équitablement entre chaque dounk (la solidarité est de mise).

Mis à part le chef et les chamans, chaque dounk (une soixantaine de personnes) est autonome pour son organisation interne. A moins que des conflits n’interviennent, les chefs n’interviennent que rarement jusqu’à ce niveau là.

3- Religion et traditions

3.1- Théologie

Les K’tang n’ont pas de religion au sens propre du terme. Par conte ils redoutent, plus qu’ils ne vénèrent, des esprits. Dans les coutumes K’tang, ces esprits sont en fait les esprits des morts qui n’ont pas encore rejoint leur destination finale.

Ils se méfient beaucoup de ces derniers car, ils pensent que certains cherchent à revenir posséder le corps d’un vivant pour continuer leur existence terrestre. Même s’ils ne considèrent pas tous les esprits de façons aussi mauvaise, cette seule idée de se voir voler son corps par un autre est une idée terrible pour les K’tangs.

Mais il y a une autre raison qui fait qu’ils ne cherchent pas trop à les rencontrer. Chaque esprit est sensé être l’âme d’un autre K’tang en quête du chemin du royaume des morts. Le retenir sur la route peut lui faire perdre son chemin et le condamne donc à une errance sans fin. Aucun K’tang n’accepterais cela pour lui, il évite donc de perturber les esprits de ceux qui viennent de mourir.

En fait, seuls les chamans se risquent à aller questionner les esprits de ceux qui sont en route. Seuls ces derniers savent les retenir sans les perdre. Grâce à cela, ils en profitent pour questionner les esprits ou leur demander une protection pour certaines occasions particulières.

3.2- Traditions

On peut s’en douter, dans ces conditions les rites funéraires ont une très grande importance pour les K’tang et sont l’objet d’une préparation minutieuse.

Les corps sont d’abord nettoyés sous des chants mortuaires et dans un ordre précis. Il sont ensuite éviscérés pour enlever les matières impures et emplis de résine provenant de " l’arbre à sève ". Recousus et nettoyé une dernière fois, ils sont enfermés dans des cavités calcaires qui sont scellées une fois le corps mis en place. Pendant les trois jours qui suivent, des chants et des hommages sont rendus au mort pour l’accompagner dans son voyage. On dit que les chants entonnés décrivent le début du chemin qui mène au royaume des esprits. Ce serait les chamans qui auraient explorés le début du trajet pour mieux guider leurs compagnons en leur évitant les premiers pièges. Pendant ces trois jours, il faut au moins un membre de la famille proche qui participe en permanence aux chants (jours et nuits). Le premier jour, tous les membres de la tribu participent au chant, le deuxième seule la famille et ceux qui étaient ces amis y participent et le dernier jour, seule la famille est présente (hormis un chaman qui est toujours là).

La danse des esprits. C’est un rite très important chez les tribus K’tang. En fait, c’est surtout un rite qui concerne plus directement le chaman. Ces derniers consacrent 3 jours par an à l’exploration des chemins qui conduisent au royaume des esprits. Cela se passe au moment de l’équinoxe d’automne de chaque année. Pour cette période, les K’tang partent en quête d’un arbre particulier dans la Forêt de Jade. Cet arbre qu’ils appellent le céroukouba est considéré comme sacré par les chamans car il ne pourrit pas (il se fossilise lorsque l’arbre meurt). Au cours du rite, il va servir de point d’ancrage au chaman qui va entrer en transe profonde pour explorer le monde des esprits. Vivant parmi les morts, le chaman cours de grands risques durant ces trois jours. Une fois l’arbre trouvé, il est mis à nu et ramené au sommet des montagnes calcaires, au dessus des dounks K’tang. Là il sera repiqué dans le sol et humidifié par le chaman. Se dernier va également y graver des motifs protecteurs. Le chaman désigne ensuite 15 danseurs qui le guideront à travers son périple en se relayant pendant les trois jours. Il faut au moins cinq danseurs en permanence. Le jour de l’équinoxe, il s’assiéra le dos collé au tronc et démarrera ses chants de transe. Les danseurs l’accompagneront en chantant les chants des morts et en mimant les périples connus du début du chemin. Généralement, le chaman revient à la fin des trois jours et le reste de la tribu sait si des chants pourront êtres ajoutés au chants des morts. S’il ne reprend pas conscience, c’est que son esprit s’est perdu. Dans ce cas, le corps physique du chaman (qui n’est alimenté ni en nourriture ni en eau pendant ce temps) commence à subir des détériorations. Il y a alors peu de chance de le revoir vivant...

Les contes (oraux) pour enfant sont d’un usage très fréquent chez les K’tangs. Il y a un conte adapté pour chaque situation jusqu’à la vie adulte. Ils servent à leur inculquer les différents éléments qui composent la culture K’tangs, l’histoire du peuple et de la tribu, les règles sociales, etc. Ces contes sont tous peuplés d’esprits tantôt destinés à effrayer, tantôt à amuser, mais ils imprègnent très tôt l’imaginaire des K’tangs. Dès lors qu’un jeune connaît tous les contes, c’est le signe qu’il passe au stade adulte. Il est alors organisé par les parents de l’enfant un grand banquet au cours duquel l’enfant confrontera les contes aux expériences vécues dont il se souvient.

4- Et les autres peuples ?

Les K’tangs sont très fidèles au Shaïm qui dirige l’Althusia. Les contacts avec les K’neth et les Yinhanthis sont plutôt bons, même si des conflits ponctuels peuvent apparaître.

La tension est plus vive avec les Sylmarins, les elfes sylvestres de l’Océan Vert. La source de tension ? Le braconnage des grandes méduses filantes ! En effet, ces derniers voudraient garder le monopole de fabrication des gondolfières afin de contrôler le nombre de vaisseaux en circulation.

Les contacts avec les Saltharites sont bien entendu délicats compte tenu des relations souvent tendues entre le Salthar et l’Althusia. On peut d’ailleurs faire le même genre de remarque à propos des Burgons. Surtout que ces derniers ne considèrent les K’tangs, au mieux, que comme des barbares grossièrement civilisé. Par contre, tout semble se passer de façon beaucoup plus simple avec la Tsorvanie, encore que la plupart des contacts se font plutôt grâce aux marchands.



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