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Description de la ville de Norwich

mardi 26 avril 2011, par erwan graugnard

Cœur économique de l’Anglia, jadis capitale de la Bretagne Romaine, la cité ne semble pas avoir réussi à se relever de son pillage par les saxons en 518. Cependant derrière les façades décrépites des vieilles maisons romaines, derrière la pauvreté des ghettos juifs et saxons, de sombres complots se trament et de l’or circule, toujours plus d’or...

Norwich

Norwich est la quatrième plus grande ville de Bretagne après Londres, Eburacum et Camelot. Elle n’était qu’une modeste bourgade icène avant que les Romains n’en fassent leur principal port militaire de Bretagne en 314, en raison de la profondeur et du calme de sa baie épargnée par les terribles tempêtes de la Mer du Nord. A partir d’une modeste bourgade perdue dans les marais, les Romains élèvèrent une véritable cité. Ils commencèrent par assécher partiellement les marais qui, depuis leur départ, ont reconquis toute la côte au nord de la ville. Puis ils firent construire, en plus du port en eau calme destiné aux navires marchands, un port militaire accessible par un canal fortifié et doté de murs d’enceinte et de tout un chantier naval. Puis ils fortifièrent les îles de Brens pour protéger l’accès maritime de la ville. A l’époque, les îles étaient accessibles par des ponts de bois, et l’accès à la baie bloqué par une chaîne, mais ces derniers reposent maintenant au fond de l’eau.

Les Romains installèrent des égouts, un fort de légionnaire, une basilique, des thermes, des temples et un théâtre. Norwich, désormais centre administratif et politique de l’Icénie Romaine, devint vite peuplée en majorité de citoyens romains venus du continent qui en firent une métropole commerciale de premier plan. Leurs liens avec le continent et leur maîtrise des mers leur permirent de faire de Norwich la première place marchande avec le continent. L’intrusion des marchands londoniens dans le commerce maritime les priva il y a près d’un siècle de ce monopole, mais les marchands de Norwich avaient pris goût à l’aventure et explorèrent de nouvelles voies commerciales, jugées trop dangereuses par les autres cités, mais qui s’avérèrent rentables. Très vite, les puissantes maisons marchandes romaines qui avaient dominé la vie de la cité depuis sa fondation, choisissant un gouverneur compréhensif parmi les leurs, devinrent les maîtresses du commerce maritime avec la lointaine Thulé, la Moscovie et les terres sauvages du nord de la Bretagne.

Ce sont elles qui firent construire en 412 le célèbre château de Norwich, le plus grand château sur motte de Bretagne, afin de défendre la cité après que Rome ait retiré ses légions de Bretagne en 410. Grâce à ses solides rempart et à son approvisionnement maritime, Norwich resta indépendante malgré les multiples tentatives des rois icènes ou de pillards pour s’en emparer durant les années troublées qui précédèrent l’avènement du Roi Arthur. En 500, lorsque les Angles s’emparèrent de l’Icénie, anéantissant tout un peuple et ravageant tout sur leur passage, seule Norwich leur résista et resta un îlot de civilisation tandis que le reste du pays sombrait aux mains des Angles. De nombreuses familles romaines rejoignirent la cité, ayant tout perdu dans la destruction de leurs domaines ou manoirs campagnards.

Mais durant les années troubles qui suivirent l’invasion Angles, le sens de la compromission des puissantes familles romaines de Norwich les poussa à s’accommoder de la présence des Angles et pire à commercer et s’allier avec eux. Bientôt la ville abrita un important quartier saxon. Enfin lorsque le Roi Lot et ses alliés exigèrent le soutien de la cité dans leur guerre contre le jeune Roi Arthur en 510, la cité rejoignit avec enthousiasme sinon intérêt ses alliés commerciaux. Ils espéraient en tirer d’importants bénéfices mais après la défaite de Badon, ils virent tous leurs espoirs s’envoler et avaient tout à craindre de la colère d’Arthur. Mais ce fut de la main de leurs alliés que vint la chute de la cité. Alors que les riches marchands ouvraient grand les portes de Norwich pour accueillir les survivants de leur armée anéantie à Badon avec Lot, ils firent également rentrer nombre d’angles, de saxons et de mercenaires fuyant la déroute. Ce sont ces derniers qui mirent la ville à feu et à sang pendant plusieurs jours. Les entrepôts et les grandes demeures furent pillés et incendiés, les navires dérobés pour permettre la fuite des pillards vers le continent. Les puissants marchands de Norwich, pleurant la mort de leurs fils à Badon, perdirent ce jour là leur fortune et ne conservèrent que la vie, à l’abri du château où les plus chanceux s’étaient réfugiés. Lorsque les troupes d’Arthur arrivèrent quelques jours plus tard dans le but d’assiéger la puissante et orgueilleuse cité, se fut pour trouver les portes ouvertes et la ville dévastée. Ce fut leur présence qui permit à leurs anciens ennemis humbles et anéantis de quitter leur refuge fortifié. Le Duc Hervisse reçut ce jour là leur soumission totale car sans lui ils n’étaient plus rien. Depuis seule une moitié des grandes familles ont survécu à ce carnage, essentiellement celles qui avaient des biens en d’autres cités, certaines ont tout perdu mais retrouvé un certain lustre en servant et collaborant avec le vainqueur et les autres ne vivent plus que dans le souvenir de leur gloire passée ou ont complètement disparues. Aujourd’hui Norwich a retrouvé sa richesse et la crainte du terrible Duc Hervisse n’est plus là pour leur faire accepter le poids de l’autorité féodale. Le Duc Galegantes qui n’a pris le pouvoir qu’avec le soutien de leur bourse et de leur appui politique est bien faible face à eux et ils se prennent à rêver de faire de la ville une cité franche comme Londres.

Plan de Norwich

Cliquez sur le plan pour l’agrandir. Le plan de la cité apparaîtra plus grand (possibilité de l’augmenter encore) et dans une autre Fenêtre.

Légende

1. Porte Du Pélerin. Elle donne sur la route de Bungay dont les riches terres agricoles alimentent la cité. Le quartier de la Porte du Pélerin, entre la grande avenue et la mer est appelée le quartier chrétien car il abrite la basilique et le palais de l’évêque. On appelle la porte ainsi car à la tombée de la nuit, il est possible d’y croiser le fantôme d’un pèlerin romain revenant de Rome où il est allé en pèlerinage sur la tombe de Saint Pierre et mort sur la route sans arriver à Norwich.

2. Porte Royale. Cette porte donne sur la route royale traversant la forêt Aventureuse jusqu’à Colchester puis au-delà Londres et Camelot. La porte donne sur les quartiers pauvres de la ville, habités en majorité de saxons. Ils sont délimités par la voie royale au nord et la voie de Dieu à l’ouest.

3. Les marais de Jupper. Ces marais nourris par les eaux de la rivière recouvrent maintenant les ruines des anciens temples païens romains qui se trouvaient en dehors de la cité. On peut encore y trouver quelques sculpture ou ruines de quelques valeurs mais surtout des fièvres et de la vermine.

4. Cimetière romain. Gardé et soigneusement entretenu, il abrite les tombes parfois luxueuses des grandes familles de la cité.

5. Cimetière commun.

6. Cimetière saxon. C’est là que furent enterrés dans des tumulus sommaire les victimes de toutes les tentatives infructueuses de conquête de Norwich par les barbares. Là également que furent discrètement ensevelies les victimes des purges du Duc Hervisse et de l’évêque Gracien.
On dit le cimetière hanté et mis à part les saxons, nul ne s’y rend. Des cérémonies Wotaniques secrètes s’y tiendraient à la nuit tombée.

7. Porte de l’Evêque. La voie au-delà de la porte mène à Horsford, le château de l’évêque Gracien de Norwich. La porte est la plus riche et la plus décorée de la cité car elle dessert les quartiers romains qui couvrent la totalité de la partie de Norwich au nord de la rivière.

8. Le château de Norwich. Il s’agit d’un château de taille moyenne disposant d’un donjon carré et d’un mur d’enceinte en pierre. La motte sur laquelle repose le château est la plus grande de Bretagne (113 bâtiments ont été détruits pour lui laisser la place d’être construite). Le château est aujourd’hui la demeure du Duc d’Anglia.

9. Marché couvert de Norwich. Construit dans l’ancien théâtre romain de la cité qui pouvait accueillir près de 10 000 personnes, il est le plus grand marché couvert de Bretagne et le seul marché de la cité si on excepte les petits rassemblements occasionnels de camelots ou de maraîchers sur telle ou telle place. On peut y trouver presque tous les produits de Bretagne et surtout le nord de l’Europe y déverse toutes ses richesses à moindres prix : fourrures, ambre et bijoux de Thulé, cire, artisanat et métaux de Moscovie, parfums et essence précieuses…

10. Palais fortifié de l’Evêque. Craint par les saxons, ce lieu sobre et austère leur rappelle qu’il y a peu encore ses couloirs nus résonnaient des cris de douleurs de leurs compatriotes que les moines de l’évêché interrogeaient sans relâche pour les convertir ou les faire abjurer. Peu en sont ressortis vivants et l’on dit que le palais comporte des oubliettes et des fosses communes encore bien remplies. L’avènement du Roi Arthur a permis la grâce de ses sujets saxons et leur protection par la couronne mais bien peu s’aventurent sans crainte en ces lieux. Aujourd’hui l’évêque a installé dans la cour du palais un orphelinat accueillant beaucoup d’enfants saxons et une école pour jeunes filles pour leurs sœurs et mères devenues veuves suite aux purges du défunt duc Hervisse.

11. Ancien port militaire romain. A l’abandon depuis le pillage de la cité, les épaves de navires coulés dans le canal alors qu’ils tentaient de fuir la cité ont obstrué le passage. Depuis le canal n’est plus qu’un gigantesque déversoir pour le ghetto environnant et les égouts. Le port, asséché est devenu une véritable Cour des Miracles rassemblant la lie de la cité.

12. Alentours de l’ancien canal romain. Autour de l’ancien canal romain, devait se trouver une zone dépourvue d’édifices pour assurer sa sécurité militaire. Après le pillage de la cité, c’est là que ceux qui avaient tout perdu se réfugièrent dans des campements de fortune car c’était le seul espace libre de la cité assez grand pour les accueillir. Avec le temps, le provisoire s’est installé dans la durée et le refuge est devenu un ghetto pour les populations les plus pauvres et violentes de la cité. Les eaux de la rivière débordent car ses rives ne sont plus entretenues et forment avec le canal obstrué et les égouts une zone marécageuse et pestilentielle.

13. Iles de Brens. Jadis ces deux îles fortifiées abritaient un phare, des fortifications, un observatoire des marées et une garnison. Elles étaient reliées entre elles et à la côte par des ponts de bois suspendus et de puissantes chaînes leur permettaient de barrer l’accès ou la sortie du port.
Aujourd’hui chaîne et ponts sont au fond des eaux et personne ne visite plus les ruines des îles de Brens laissées à l’abandon. Ils arrivent néanmoins que la lumière du phare se rallume et brille une nuit durant faisant trembler les citadins qui parlent de fantômes.

14. Port marchand. Pouvant abriter jusqu’à 40 nefs, c’est le second port de Bretagne après celui de Londres.

15. Quartier juif. Situé à proximité de la porte Royale et à la limite des quartiers populaires, le quartier juif est renfermé sur lui-même. Composé d’un pâté de maisons entourant un parc et une synagogue, la plupart des fenêtres des maisons donnant sur l’extérieur du quartier ont été murées et les façades ne présentent plus que des murs aveugles. A l’intérieur du quartier, les ruelles sont étroites et la lumière diffuse. Toutes les rues donnant sur l’extérieur sont munies de portes gardées et fermées la nuit venue. Ce droit jadis accordé par le roi Arthur au début de son règne pour les protéger des saxons errant alors dans la ville n’a pas été remis en question depuis alors que la ville est à nouveau sûre et calme. Certains laissent entendre que ce quartier est tout autant une prison qu’une protection.

16. Place de Neptune. Cette place appréciée des habitants de la cité pour son calme et ses jardins est dotée d’une vaste et magnifique fontaine décorée d’une statue monumentale de Neptune sur son char tiré par quatre tritons.

17. Quartier des Entrepôts. C’est là que se trouve sous bonne garde la plupart des entrepôts de la cité.

18. Pont des amoureux. La puissante maison Sultus possède là son palais à cheval entre deux pâtés de maisons et les deux parties de la demeure sont reliées par un pont de pierre couvert et décoré de représentation de cupidons. La légende veut que les amoureux qui se déclarent sur ce pont seront unis pour la vie d’un amour véritable et que ceux qui passent ensemble sous le pont seront amants avant l’année écoulée. Ce qui explique le succèdes des fêtes des Sultus où se pressent la jeunesse dorée de la ville et l’engorgement constant de la rue où de nombreux amants se pressent d’en l’espoir d’y croiser l’élue de leur cœur qui n’est pas toujours au courant de leur intention…

19. Basilique Saint-Etienne. Elle porte le nom du premier martyr car un romain de Chaldée a jadis ramené l’une des fleurs de guérison que le Saint avait jadis laissée en sa basilique de Jérusalem. Conservée miraculeusement sous une cloche de cristal sous la garde de l’évêque, la fleur séchée aurait le pouvoir de soigner les blessures et de redonner la vue aux aveugles.

Puissantes Familles de Norwich

Patrius. La plus puissante des familles romaines de Norwich.
Relativement peu connue avant la défaite de Badon, leur maison qui faisait partie des familles mineures en terme marchand possédait néanmoins le fief de Feltish qui grâce à ses fortifications, leur permit de mettre à l’abri l’essentiel de leur richesses durant le pillage de la ville. Ce statut de noblesse terrienne leur attira le soutien du Duc Hervisse qui les encouragea à développer leurs réseaux commerciaux. L’une de leurs fille fut même fiancée au Duc peu avant sa mort. S’il est clair que leur ascension tient à sa protection, la disparition de celle-ci est arrivée trop tard pour les empêcher de conserver la prééminence.

Sultus. Sûrement la plus connue des familles romaines de Norwich.
Les Sultus ont toujours axés leur richesse sur le commerce lointain et furent les premiers à développer leurs réseaux en Thulé et en Moscovie. Cela leur a permit de supporter avec moins de perte la prise de la ville en 518 et le pillage de leurs biens. Bien qu’ayant pris le parti du roi Lot comme la quasi-totalité des notables de la cité, ils ont conservé suffisamment de richesses pour se refaire. Ils font aujourd’hui partie des plus riches marchands de la cité mais leur richesse provient exclusivement de leur monopole sur le commerce de fourrure de Thulé depuis que leur monopole sur l’ambre leur a été pris par les Patrius.

Valurius. Famille romaine marchande presque ruinée après avoir pris le parti du Roi Lot à Badon. Son dernier survivant est devenu le sénéchal du Duc Hervisse et a permis à sa famille de retrouver une partie du lustre d’antan. Les Valurius sont l’exemple même de la capacité de survie et de rebond des romains de Norwich. Malheureusement si la famille a retrouvé une certaine aisance et son influence politique, leur fortune est loin d’égaler celle de leurs ancêtres.

Carnifex. Famille romaine ancienne et respectable, les Carnifex descendent des anciens prêtres romains vénérant les dieux païens de la Rome antique. Leur famille perdit la plupart de son crédit et de son influence lorsque le christianisme devint la religion impériale en 380. Leurs temples désertés, leur influence réduite à néant, les Carnifex conservent une aisance financière certaine, une grande influence dans la communauté romaine et surtout la réputation de pratiquer encore une ancienne forme de magie romaine. Ils sont propriétaire sans y trouver d’intérêt, des marais de Jupper dont le nom est sans doute une déformation du nom du dieu Jupiter dont le principal temple se trouvait là.

Force militaires de la cité et population

Garnison Ducale : 50 hommes d’armes, 25 archers.

Troupes de l’évêque : 50 hommes d’armes.

Milice de la ville : 50 hommes d’armes, 100 archers.

Milice du guet chargé de l’ordre sur les marchés et les quais : 150 hommes d’armes.

Flotte Ducale : 10 navires de guerre.

Population de Norwich : environ 50 000 habitants.



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