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Pendragon

Le bon disciple

mercredi 29 septembre 2010, par erwan graugnard

10ème scénario d’une longue campagne se situant à la fin du règne du roi Arthur (544-570). Durant l’automne 544, les personnages vont devoir enquêter sur un prédicateur chrétien soulevant les foules contre le clergé et la noblesse, véritable Lollard avant l’heure !

Introduction

Alors que l’automne s’annonce et que les premiers vents frais commencent à souffler du sud, porteurs des odeurs salés de la mer, les personnages sont convoqués par Sir Keu.

Il leur apprend avec sa brusquerie habituelle qu’il a décidé de les mettre à la disposition de l’Eglise pour les semaines à venir, en la personne de l’archevêque et primat de Bretagne Dubricus. Ils lui ont fait bonne impression lorsqu’ils ont mis fin aux actions des comploteurs païens de Londres au début de l’année, et il les a expressément demandés contre son avis avisé…

Les personnages se rendent donc à Westminster afin de rencontrer le Vicaire. Ce dernier y supervise la reconstruction de la cathédrale de la cité, incendiée un siècle auparavant lors d’un raid saxon. Le primat de Bretagne est un homme âgé, au visage bon et aux traits tirés par la fatigue. L’air épuisé par les soucis de sa charge, il les accueille chaleureusement, païens comme croyants.

Après les avoir félicités de la résolution du complot de St Mary-le-Bow qui le visait, il s’intéresse longuement à l’histoire des personnages, avant de s’excuser de devoir mettre fin à l’entretien en raison de la fatigue (la nuit commence à tomber). Avant de quitter la pièce, il leur confie avoir demandé à ce qu’ils soient détachés auprès de l’Eglise pour quelque temps, car il a besoin d’hommes de leur trempe et leur demande de bien vouloir accepter de le servir un moment. Si les personnages acceptent, il leur demande de rester dans la pièce, où son secrétaire particulier, Septus, va leur expliquer leur tâche.

Un autre important dignitaire de l’Eglise est présent durant tout l’entretien : Malvin, archevêque de Camelot, un homme d’une quarantaine d’années, grand et sec, au visage dur et à la peau cireuse. Il se tient debout derrière le Primat, écoutant attentivement tout ce qui se dira en observant fixement les personnages. Il ne saluera pas les personnages païens et se fera gourmander pour son intransigeance par Dubricus en début d’entretien.

A l’issue de celui-ci, le Primat l’entraînera à sa suite, malgré ses protestations pour rester dans la pièce, Dubricus finissant par lui dire sarcastiquement que "ce n’est pas sa tâche de s’occuper de choses aussi futiles que cette mission - il a tellement de plus grand desseins à réaliser pour l’Eglise".

Après le départ des deux hommes d’Eglise, le secrétaire, un jeune scribe romain, va expliquer aux personnages que l’un des disciples préférés du Primat serait mêlé à une sombre histoire de révolte paysanne. Ce jeune prêtre, dans lequel il plaçait beaucoup d’espoir, s’appelle Frère Joseph, et il l’a nommé évêque de Rochester.

Pour le bien du jeune homme et de l’Eglise, le Primat demande aux personnages d’aller voir ce qu’il en est et, si possible, de sortir le pupille de Dubricus de ce mauvais pas. D’après ce qu’il sait de la situation, frère Joseph avait demandé au primat, avant de prendre la charge d’évêque, l’autorisation de se retirer sur le site païen de Favesham, afin d’y élever une chapelle et de s’y recueillir en ermite. Le Primat a accueilli favorablement cette demande qui ne pouvait que favoriser l’élévation spirituelle de son protégé et Frère Joseph s’est installé sur place il y a trois mois.

Régulièrement (une fois par mois) il faisait parvenir un message à l’archevêché par l’intermédiaire d’un colporteur itinérant. Ces missives n’expriment rien de particulier sinon sa foi profonde et sa conviction de pouvoir aider l’Eglise à servir au mieux la cause des démunis… Il y parle de revenir bientôt dans le monde afin d’y remplir les tâches que le Primat a juger bon de lui confier…

Mais hier, un groupe de paysans accompagné d’un prêcheur ressemblant à Joseph a semé un grand désordre dans les marchés aux portes de la ville de Canterbury. Il est probable que cette troupe soit la même que celle qui pille et brûle fermes et églises dans les alentours depuis plusieurs jours.

Les soldats présents sur le marché ont rapportés que le prêcheur fustigeait la richesse des marchands et des bourgeois, lesquels s’en sont alors pris à lui, provoquant la colère de ses fidèles. Il en a résulté une petite émeute, et la petite troupe a pris la fuite en direction du sud dans les collines de Derringstone.

Dans l’après midi, une troupe de soldats s’est lancé à leur poursuite. Sir Réginald (surnommé " front de bœuf "), un chevalier soudoier du comte Kynniarc du Kent, commande ces hommes. Il est accompagné du père Gormon, prieur de Canterbury et proche de l’archevêque Malvin. Ce dernier a d’ailleurs excommunié les fauteurs de troubles (il est responsable de tous les évêchés au sud de Londres), car les prêches attaquant la richesse et l’oisiveté des religieux et des seigneurs vont à l’encontre de la volonté divine et risquent de provoquer des agitations au sein de la population.

Les personnages porteurs d’un sauf-conduit du Primat sont donc chargés de prendre la route dès que possible afin de se rendre à Favesham, pour voir ce qu’est devenu le frère Joseph. Ils devront ensuite aller prêter main forte à Sir Réginald et œuvrer au mieux des intérêts du frère Joseph s’il est réellement mêlé à tout cela.

La vérité

Frère Joseph, après deux mois de solitude et d’ascèse a élaboré une lecture des évangiles proche de celle des ordres de moines mendiants qui fleuriront en Europe dans quelques siècles. Il sait clairement que son approche est contestable, mais ne pense pas à mal et est persuadé d’aider à débarrasser l’Eglise des prêtres corrompus.

Alors qu’il s’apprêtait à rentrer à Londres, il a hébergé pour la dernière fois dans sa petite chapelle un païen saxon, membre du Cercle, s’appelant Ulrik. Se faisant appeler Matthias, ce dernier se charge de transmettre ses messages à Londres sous une couverture de colporteur. Mais il sert surtout d’espion au Cercle, et prépare un soulèvement des populations saxonnes du Kent.

Percevant toute la portée destructrice potentielle du discours de Joseph, il décide alors de se servir de lui pour être le déclencheur des troubles qu’il prépare depuis plusieurs mois. Il le convainc alors de prêcher d’abord dans les villages alentours, pour voir comment la population perçoit ces nouvelles idées. Stimulant l’enthousiasme du jeune prêtre, il s’est employé à pervertir sa doctrine et à rassembler autour de lui une troupe de rebelles qui noyauta très vite les illuminés et fidèles que le charisme de Joseph attirait à lui.

Il s’employa au cours des jours qui suivirent à grossir la troupe et à provoquer des troubles sur leur passage. Malheureusement, il n’est pas parvenu à provoquer le soulèvement attendu et, surpris par la rapidité de réaction de l’Eglise, il s’apprête à abandonner Joseph à son triste sort, essayant au passage de sauvegarder sa couverture.

Favesham

Il s’agit des ruines d’un ancien temple romain rasé jadis par des pillards saxons, et aujourd’hui hanté par les fantômes de leurs victimes. Les ruines sont éloignées de tout, et la première habitation est à plusieurs heures de marche. Rien ne laisse apparaître une présence humaine, si ce n’est une petite chapelle sommairement érigée à l’abri d’un pan de mur effondré et d’une colline. La construction est visiblement récente et à dû servir d’habitation rudimentaire, mais les dernières trace de vie date de près de dix jours…

Dans les villages alentours

Si les personnages ont la curiosité d’interroger les habitants des villages alentours, ils apprendront qu’un prêtre ressemblant à frère Joseph est passé il y a quelque temps (entre 4 et 10 jours selon les lieux) pour prêcher. Il conspuait les riches et les puissants de l’Eglise, leur reprochant leur avidité, leur richesse et leur paresse, ce qui a plu à un certain nombre d’habitants qui ont décidé de le suivre en le considérant comme un prophète. Beaucoup d’entre eux faisaient partie des plus pauvres villageois, des plus crédules et pour certains de la plus mauvaise graine…

Les villageois confirmeront les histoires d’Eglise et de fermes pillées : le prêtre a fait ouvrir les chapelles et les Eglises des petits villages pour distribuer les objets de valeur qu’elles contenaient à la population, l’Eglise n’ayant selon lui que faire de ces biens… Pour les fermes, il s’agit de la ferme du vieux Matthew, un riche fermier d’un village proche, qui est connu pour exploiter durement les paysans saxons des environs. Après le passage du prêcheur, ceux-ci se sont soulevés et ont brûlé la ferme et pillé les greniers avant de prendre la fuite, sans doute pour rejoindre la cohorte de miséreux qui accompagne le prêtre.

A l’auberge la plus proche

Ils obtiendront de l’aubergiste la même information que dans les villages, mais remarqueront sans peine dans la salle commune trois chevaliers en train de boire avec deux chefs saxons. Les chevaliers sont vêtus discrètement, de façon à masquer leurs visages et armoiries. A l’arrivée des personnages, ils se lèveront et laisseront les deux chefs saxons seuls à table.

Si un Personnage réussit un jet en "Vigilance" avant qu’ils ne quittent la table, il entend les saxons saluer le plus grand des chevaliers du titre de Cyning Kent, ce qui signifie "Roi du Kent" en saxon…

Si les Personnages les interpellent, les inconnus se présenteront comme étant les sires Aethelberht (né en 510), Beflas (né en 515) et Coel (né en 518). Tous se présenteront comme étant chevaliers de la cour de sir Boso, le protecteur du Comté de Rydychan. Ils sont tous saxons, grands, bien découplés et de magnifiques chevaliers ! Un jet réussis en "Intrigues" permet à un Personnage de se souvenir que lors de la bataille de Badon, le Roi saxon du Kent, Aesc, a été tué et sa terre donné au comte Kynniarc du Kent, frère ainé de Sir Boso. Il a épousé la veuve d’Aesc, la reine Cyneburh et a envoyé ses fils chez son frère pour être élevé en bon chevaliers.

Une réussite critique permet au Personnage de se souvenir de l’existence d’un demi-frère, Anton (né en 523), fils de Kynniarc et de Cyneburh. Il est l’héritier du fief au détriment de ses frères aînés qui ne possèdent rien, et ne vivent qu’en tant que chevalier maisnier de leur oncle par alliance.

Si les personnages les interrogent sur les chefs saxons, ils répondront que ce sont des parents et qu’ils les appellent Cyning Kent par nostalgie. C’est effectivement une faute de goût, mais pas une insulte au roi Arthur ou à son autorité. Un chevalier loyal au comte Kynniarc du Kent pourrait cependant s’en offusquer et demander réparation.

Alors que les jeunes gens vont partir, le plus jeune, Sir Coel, laisse tomber accidentellement un médaillon en or représentant une magnifique jeune femme. Le personnage qui le ramassera pourra faire un jet en reconnaître à +5 avant de le lui rendre (volontairement en étant interpellé ou parce que son propriétaire s’est rendu compte de sa perte et le voit entre les mains du personnage). S’il réussit, il reconnaîtra Dame Hélène de Rydychan, héritière du comté du même nom et placée sous la protection de son fiancé, Sir Boso.

Le siège

Les personnages rejoindront facilement Sir Réginald et sa troupe dans un petit village au sud de Canterbury dans les collines de Derringstone. Avec sa troupe, il a mis le siège au village et, lorsque les personnages arrivent, il se prépare à donner l’assaut. Sir Réginald ne descend même pas de cheval pour accueillir les personnages tellement il est impatient d’écraser "ce ramassis d’hérétiques et de saxons !" Par contre, il donne volontiers des indications concernant sa tactique d’attaque ; "on fonce dans le tas, et on cogne !"

Très vite Sir Réginald, encouragé par le père Gormon, se lance à l’assaut, même si les personnages montrent moins de précipitation. La charge des troupes de Sir Réginald est un échec, ce qui paraît incroyable vu le rapport de force, soit quarante paysans contre quinze hommes d’armes menés par deux chevaliers (Sir Réginald et son écuyer). En toute logique, les suivants de Frère Joseph auraient dû fuir en désordre sous le choc. Mais bien au contraire, ils résistent et se battent avec une féroce efficacité, provoquant la déroute des assaillants surpris… Plusieurs soldats ont été blessés et un sergent tué lors de l’assaut, pour quelques morts ou blessés dans le camp adverse. Cette réaction des paysans est due à un philtre que Matthias a versé dans leur repas, qui les a mis dans un état proche de la folie furieuse (berserk) !

Un jet réussis en vigilance permettra de remarquer que plusieurs disciples sont visiblement des saxons, armés de haches et sachant s’en servir.

Le déjeuner

Après l’échec de l’assaut, Sir Réginald décide de laisser se reposer ses troupes et de déjeuner : "de toute façon ces pouilleux de saxons ne s’envoleront pas…" Il convie les personnages chevaliers à sa table et sera ravi de jeter ses restes à "leur escorte barbare" si certains d’entre eux ne sont pas de noble chevaliers.

Seront également présents Père Gormon et son secrétaire Jocelyn, et l’écuyer de Sir Réginald, Perrec. On parlera stratégie ("on bouffe, on digère et on y retourne leur éclater la face…"), Femmes, cuisine et vins.

Si les personnages orientent la conversation sur frère Joseph, ils apprendront de la bouche de Sir Réginald qu’il "se fout royalement de ce curaillon, ce qu’il faut c’est écraser dans l’œuf cette révolte saxonne". Par contre le père Gormon affirmera que "ce maudit prêcheur doit être arrêté, jugé comme il se doit et brûlé comme tous les hérétiques…"

Il trouve ridicule sa doctrine d’exiger que tous les hommes d’Eglise consacrent une partie de leur temps au travail manuel car "la prière et l’étude prennent déjà tellement de temps !" Réginald pour sa part est scandalisé par la condamnation des riches, car "les chevaliers sont les défenseurs de la chrétienté et ils ne sont pas riches - l’on voit bien que ces gueux ne connaissent pas le prix d’un cheval ou d’une épée, et encore moins combien cela coûte à entretenir. Ah, bien sûr, ils peuvent critiquer, mais ils sont bien content qu’on soit là lorsque les saxons débarquent…"

Jocelyn se permettra de préciser que le Christ recommande la pauvreté, que le travail fait partie de la règle de la plupart des ordres monastiques, et que ces pratiques sont professées par la plupart des chrétiens d’orient dont l’Empereur de Byzance lui-même.

Sir Réginald
Chevalier Kymrique, chrétien, âge 30.
Gloire : 2.850
Traits : Impulsif 17, Complaisant 17, Valeureux 16
Passions : Loyauté (Comte Kynniarc) 16, Loyauté (Pendragon) 14, Haine (Saxon) 12
Caractéristiques : TAI 12, DEX 11, FOR 16, CON 16, APP 10
Compétences : Equitation 14, Epée 14, Vigilance 13, Lance 13, Chasse 13
Caractéristique familiale : Vue perçante (+5 en Vigilance)

Remarque : Pour dépeindre Sir Réginald en quelques mots, imaginez "Raoul" en armure. Pas spécialement mauvais, plutôt doté d’un bon fond même, mais râleur, grossier, égoïste et prétentieux. Il manie à outrance le langage le plus ordurier qui soit, et méprise pêle-mêle "ces tafioles de chevaliers romantiques", "ces pouilleux de paysans" et déteste tout en les craignant un peu "ces barbares saxons". Simple chevalier soudoier, il espère depuis des années se faire un nom pour obtenir sa propre terre et se marier.

Apparence : râblé, court sur pattes mais doté d’une force physique peu commune, il est sans grâce, mais robuste et solide. Le visage rougeaud et ingrat marqué par les excès de chère et de boisson, il arbore souvent un sourire amical déformé par sa dentition déplorable.

Père Gormon
Prêtre Kymrique, chrétien, âge 41 ans.
Traits : Paresseux 15, Complaisant 14, Couard 14, Pieux 12
Passions : Peur (Malvin) 16, Loyauté (Eglise) 14, Haine (saxon) 11
Caractéristiques : TAI 12, DEX 13, FOR 12, CON 14, APP 11
Compétences : Premiers soins 14, Chirurgie 13, connaissance des gens 13, Lecture (latin) 11, religion (chrétienne) 9
Caractéristique familiale : -

Remarque : Gormon, qui n’est pas un intellectuel, n’a pas une analyse très fine du dogme. Il a toutefois bien compris que frère Joseph s’attaque à la richesse de certains ecclésiastiques qui pourraient appuyer sa carrière, et que brûler un hérétique lui vaudra le respect et l’admiration de ses pairs.

Apparence : rondouillard et dépourvu de la moindre trace de finesse, il s’habille richement mais avec vulgarité.

Trahison

Dans la nuit, l’un des assiégés est "capturé" et amené devant Sir Réginald. L’homme (c’est Matthias) a quitté le village car il souhaite que l’excommunication soit levée de sa personne. Il est prêt à révéler un secret pour aider à la capture de frère Joseph et des autres disciples, contre la somme de trente deniers.

Les personnages remarqueront qu’il est roux (trace de sang saxon ou irlandais) et porte des gants et des vêtements larges (pour cacher ses tatouages païens). Un personnage réussissant un jet en religion chrétienne se rappellera que Judas aussi était roux… Si on lui pose la question pour ses gants et ses vêtements, il répondra être victime d’une maladie contagieuse.

Sir Réginald et Père Gormon prendront tout de suite en sympathie " cette brebis égarée revenu au troupeau ". Quand les deux compères lui auront remis ses trente deniers, Matthias prétendra que si tous les combattants récitent en chœur le crédo tout en chargeant, les démons qui prêtent main forte aux disciples de Joseph seront affaiblis (il sait en fait que le philtre qu’il a administré aux disciples ne fait plus effet).

Assaut victorieux

Suivant les conseils de Matthias, les troupes de Sir Réginald chargent en braillant le credo avec discordance mais conviction. Cet assaut est un véritable massacre : les disciples, qui ne bénéficient plus des effets du philtre, sont taillés en pièces par la troupe, qui se venge de l’humiliation précédente. Certains tentent de fuir, mais sont rattrapés par les hommes d’armes.

Certaines scènes ne peuvent manquer de faire intervenir l’un des personnages :
- une jeune femme est violée par quatre soudards,
- un soldat pille les biens des réfugiés, dont des objets religieux,
- deux hommes d’armes torturent un vieillard cloué sur une porte.

L’assaut prend fin avec la capture de Joseph réfugié en prière à l’intérieur de l’Eglise du village. Les survivants sont parqués dans une bâtisse et, pendant que les soldats font nettoyer le village, d’autres apprêtent l’Eglise où aura lieu le procès.

Si un des personnages avait remarqué les combattants saxons (5 guerriers) de la précédente escarmouche, il remarquera sur un jet réussi en vigilance qu’ils n’ont pas participé à la bataille et se sont livrés comme prisonniers ! Etonnant pour des guerriers de leur trempe !

Le procès

Le procès a pour but de déterminer de quelle juridiction relèvera Frère Joseph. En effet, s’il est hérétique, il sera jugé par l’Eglise et donc emmené par Gormon et sans doute livré à Malvin. Par contre s’il s’agit simplement d’une révolte, il dépendra de l’autorité temporelle et relèvera de la justice du comte du Kent.

L’organisation du procès est la suivante : Gormon est juge, Jocelyn prend note de ce qui se dit, Réginald et les personnages chevaliers sont prud’hommes (c’est-à-dire chargés de veiller au bon déroulement du procès selon la coutume et de conseiller le juge).

La séance est décomposée comme suit :
- lecture des charges contre Joseph et toute sa troupe.
- interrogation des témoins
- interrogation de l’accusé principal
- verdict

L’acte d’accusation

Au nom du seigneur, amen… Frère Joseph, tu es accusé d’avoir semé le trouble sur les terres du saint royaume de Logres par le pillage et la propagation d’idées hérétiques. Ta troupe a semé le désordre dans la ville de Canterbury après que tu as prêché sur le marché. Au cours du désordre, des étals ont été renversés et de bons chrétiens molestés et dépossédés des biens qu’ils possédaient.

Premier témoin

Sir Réginald, qui a assisté au désordre de Canterbury, raconte les faits sans exagération, en précisant qu’au début il croyait qu’il s’agissait d’une attaque de saxons (les agitateurs faisant partie de la bande de Matthias).

Réponse de Joseph : Le Tout Puissant m’a demandé de délivrer son message, je ne suis point responsable des débordements des hommes !

Deuxième témoin

Matthias, qui prétend avoir suivi le faux prophète après avoir été abusé par des paroles mensongères. Ce n’est que devant le juste courroux des hommes de Dieu qu’il a compris son erreur.

Il accuse Joseph d’avoir proféré des injures contre l’Eglise et les nobles. Il a appelé les manants à se révolter contre leurs seigneurs et les clercs corrompus. Il a plusieurs fois forniqué avec des femmes de sa troupe et même avec plusieurs en même temps. Il a des pouvoirs conférés par le démon qui lui ont permis de tromper tous ceux qui le suivent. Le témoignage de Matthias sera soutenu par plusieurs paysans de la troupe (certains par crainte, mais la plupart car ils font partie des complices saxons de Matthias).

Réponse de Joseph : "Le Seigneur a écrit cela, et les paroles mensongères d’un homme causeront ma perte. Je m’en remets au jugement du Tout Puissant, et je te pardonne, Matthias."

Accusation de Joseph à propos de sa doctrine

  • Le rôle des prêtres :
    Accusation : Elle se justifie pleinement par Matthieu 18,10-14 le symbole du bon berger et par Jean 10, 1-10. Elle soulignera l’importance des prêtres en tant que pasteurs et gardiens de la liturgie, dans laquelle se reconnaît le peuple et qui lui permet d’accéder aux mystères de Dieu. Le prêtre est le gardien du dogme de la foi. Celui qui dit la vérité et la protège contre les hérésies. Toutes les interprétations de la bible ne sont pas bonnes et le Malin est prompt à corrompre l’esprit des hommes par des interprétations erronées.
    Défense : Elle est basée sur l’épître de Pierre 1P5, 1-4, dans laquelle le berger doit veiller sur le troupeau par dévouement, et doit devenir un modèle. Et aussi Zacharie 11, 15-17.
  • L’exigence de pauvreté :
    Accusation : Cette exigence est contraire à la loi naturelle que Dieu a mise en les hommes. Saint Augustin a démontré dans ses écrits la répartition naturelle des hommes en trois ordres. La recherche effrénée des biens matériels est éminemment condamnable mais la remise en cause de l’ordre naturel et divin est tout aussi condamnable. Les riches doivent être d’autant plus pénitents qu’ils sont riches et aider les pauvres. Mais ils ne doivent pas pour autant abandonner leurs richesses, qui sont la source de leur pouvoir de protection des faibles.
    Défense : Elle est basée sur les Evangiles, notamment Matthieu 19, 19-26. Les riches entreront difficilement au Royaume des Cieux. Action de pénitence par la pauvreté, Isaï 32, 14.

Rôle des personnages

Il est bien évident que les personnages doivent tout faire pour soustraire Frère Joseph, qui n’est qu’une victime, à son sort funeste. Une des solutions est de prouver la manipulation de Matthias, seul vrai coupable dans l’affaire. Une autre est de démonter l’accusation d’hérésie, et de faire juger Joseph par un tribunal temporel qui ne pourra que concéder que les prêches du prêtres ont put enflammer la population. Ceci lui vaudra d’être adressé à sa hiérarchie pour un blâme, mais il n’est pas responsable des désordres causés par ses compagnons.

Dans tous les cas de figure, Malvin fera jouer les rumeurs ayant couru sur l’affaire pour empêcher frère Joseph d’être confirmé en tant qu’évêque de Rochester, et il placera à sa place le père Gormon. Frère Joseph retournera alors à Londres aux coté de son mentor, le vicaire Dubricus.

Gloire : 50 points pour avoir sauvé Frère Joseph, 50 points supplémentaire pour avoir démasqué Matthias.



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