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Prophecy

Chronique de l’Aube BlancheAkrin

samedi 16 juin 2007, par azathoth

Récit : La Naissance d’une compagnie est souvent un moment d’intense émotion pour les protagonistes et souvent une coïncidence trop troublante pour être vrai. C’est ainsi que par un concours de circonstance plus que trouble que les membres de la Compagnie de l’Aube BlancheAkrin s’est soudé.

Akrin

Akrin serrait son petit-fils contre son cœur, tandis qu’il pleurait pour la première fois depuis 40 ans, depuis la mort de ses parents .L’enfant avait la tête tranchée, comme son père, sa mère, et la plupart des villageois. Deux heures auparavant, il était parti à la rivière ; à 61 ans, il avait encore une énergie débordante, et les trois heures de marche en montagne qui le séparaient de sa partie de pêche ne l’effrayaient guère !
C’était un homme plutôt petit et musclé pour son age, et ses longs cheveux blancs ainsi que ses favoris, lui donnaient l’apparence d’un ermite ; seuls ses petits yeux mutins laissaient transparaître qu’il était encore en forme et capable de beaucoup…

Lorsqu’il rentra au village, il le retrouva mort, pillé, dévasté ; sa famille et ses amis avaient eut pour la majorité le cerveau dévoré par les plus sombres adorateurs du Noir Seigneur. Il brûla tous les corps sur un gigantesque bûcher, qui mit une journée à se consumer. Il y plongea les yeux jusqu’à ce qu’il s’éteigne, ramenant son esprit et son âme au temps où il portait les armes contre le royaume de Kali .Et il senti monter à nouveau en lui ce sentiment de haine qui l’habitait à l’époque, envers les assassins qui avaient tué ses parents, et qui aujourd’hui lui avaient pris ses enfants…
_"Le fatalisme à un effet pervers, car les actes de ses adeptes font naître chez leurs victimes une haine dont ils se nourrissent." Le Prodige qui lui avait un jour dit cela avait bien raison !! Akrin serra les dents. Les fatalistes se nourrissaient de haine. Soit ! Et bien il allait leur donner une indigestion !!

Il fouilla dans les ruines de sa maison, et y déterra un coffre duquel il sortit ses deux plus vieilles compagnes : une superbe rapière en acier assortie d’une main gauche, cadeau d’un Artisan forgeron dont il avait autrefois sauvé la vie. Il prit aussi dans le coffre les dix Dracs d’argent qu’il avait mis de coté, ainsi que le bras droit d’une armure , symboles de sa caste et de son statut de Maître d’arme .Il ôta le brassard et les chaînettes pour ne garder que le bracelet de force, témoignant du statut de Spadassin ,car il ne voulais pas avoir à assumer à nouveau sa fonction auprès de la caste, il ne voulais plus être reconnu comme Maître d’arme .Il voulais juste avoir le statut suffisant pour porter ses deux armes , venger les siens et libérer le royaume de ces assassins. Il savait que pour retrouver les meurtriers, il aurait besoin de renseignements ; et la meilleure source d’informations qu’il connaissait n’était autre que Havre, où les voyageurs et aventuriers de toutes les contrées pourraient certainement l’aider à retrouver les criminels.

Il alla d’abord à Cormande, où il se fit engager comme garde d’une caravane partant pour Havre, non sans avoir dû au préalable clouer le bec aux imbéciles qui s’étaient moqués de son âge. Pas une fois il ne se retourna vers les montagnes de Kar, où le vent balayait les dernières cendres d’un petit village montagnard, tandis que le souffle brûlant de la vengeance attisait son cœur et séchait ses ultimes larmes.

Nakiah

Après 30 ans de mercenariat, El’ Nakiah iben Hik iben Elnak (Nakiah pour les amis) en avait assez de vivre pour servir ses commanditaires .Cette mission serait la dernière, elle voulait à présent vivre sa vie, et à 50 ans il était temps !! Car l’argent qu’elle avait accumulé lui semblait bien fade sans personne avec qui, ou pour qui, le dépenser…
Son nom caractéristique, son visage fier et sa peau halée ne laissaient aucun doute sur son origine Zûl .Elle était assez grande, de corpulence solide et faisait un peu moins que son âge, malgré les cheveux grisonnants qui descendaient en cascade sur ses épaules. Son contrat était simple : intercepter un voleur avant qu’il n’ait eu le temps de vendre la gemme qu’il avait volé à la famille Ekaratozan ,qui la considérait comme son plus précieux trésor .Une mission facile, dont la rémunération élevée résultait de la bonne réputation qu’avait su entretenir Nakiah. Elle était parvenue à remonter la piste du voleur jusqu’à Havre, et allait devoir le retrouver vite dans la cité des Vents, car il ne tarderait certainement pas à vendre la pierre…
En tant que mercenaire, elle connaissait la plupart des arts du combat, mais avait toujours préféré résoudre ses problèmes par le marchandage, la diplomatie, et l’intimidation, stigmates de son ancien métier. Après quelques heures d’investigations, elle appris que le soir précédent, dans une taverne, un voyageur ivre s’était vanté de posséder le joyaux le plus gros de la cité. Elle n’eut ensuite aucun mal à découvrir où il s’était installé. Ville foire, Havre était un rassemblement hétéroclite de tentes, caravanes, maisons de fortune, et surtout de tavernes et d’étals marchands dont les produits venaient de tous les royaumes de Kor.
L’étal du voleur était très petit ; y figuraient des bijoux, quelques tableaux et autres œuvres d’art, mais pas la gemme .Le voleur accosta Nakiah :
_"Salutations, belle Dame. Une femme de votre beauté et de votre prestance, ne peut -et ne mérite- que de porter les plus belles parures .Or ,j’ai justement ici de magnifiques bij…" Il n’eut pas le temps d’achever sa phrase :
_"Vos verroteries et colifichets pour courtisanes opulentes ne m’intéressent guère !!!J’ai appris que vous possédiez un objet qui pourrait éventuellement m’intéresser .Vous savez, ces babioles sont bien petites…or, vous l’avez dit à l’instant : ma beauté mérite les meilleurs atours…"
_"Le meilleur à un prix" dit-il "mais si vous êtes prête à vous départir de cinq Dracs d’or, j’ai peut-être une pièce qui pourra vous intéresser. Venez donc dans ma tente, je ne voudrais pas attirer les convoitises des passant. »
Une fois sous la toile, il sortit d’un petit coffret une gemme grosse comme le poing, d’un rouge éclatant.
_"Voici !" dit-il en lui tendant la gemme, fort de son plus beau sourire. »Elle mérite bien son prix tout de même ; avouez qu’elle est superbe !" Nakiah lui prit le joyau des mains, se départissent alors de son sourire et de sa voix mielleuse, pour un ton qui se voulait sans pitié :
_"Vois-tu" dit-elle "Chaque chose à une place en ce royaume : une épée dans son fourreau, une bague au doigt d’une demoiselle, la lave au cœur du volcan……une gemme chez son vrai propriétaire, et un petit voleur de ton acabit dans une prison ! " Sa voix était devenue lourde de reproche et d’accusations .Face à elle, le voleur était devenu blême.
_"Mais je veux bien être clémente avec toi .La pierre va retourner à son propriétaire, et toi tu pourra continuer d’être libre, si tu ne me cherche pas de noises. Mais passe outre cet avertissement et tu n’aura même plus le loisir de goûter à la paille humide d’une geôle !!" Elle avait sortit son cimeterre du fourreau et faisaient jouer la lumière sur la lame, accentuant encore la peur du voleur .Puis elle sortit de la tente, laissant celui-ci en état de choc . Cette fois, elle avait eu affaire à une petite crapule sans envergure, impressionnable et lâche. Elle inspira une grande bouffée d’air. Elle avait honoré son dernier contrat sans effusions de sang, et allait enfin pouvoir goûter à la tranquillité…

Scion et Lyn

Scion commençait à faiblir ; le combat en intérieur n’était pas son fort et ses adversaires étaient en surnombre. C’était la première fois qu’il combattait côte à côte avec ses parents ,et il craignait au fond de lui que ce ne soit la dernière. Sa petite sœur, Lyn, se tenait derrière eux, terrorisée par la violence du combat. Il y a moins de cinq minutes, ils étaient tous les quatre à table, en train de déguster un repas trop épicé qu’avait préparé son père.
Puis ils avaient surgis. Bondissant de la porte et des fenêtres, les assassins semblaient avoir Lyn pour cible, et Scion devait se battre en gardant un œil sur elle. Ils étaient à cinq contre un, et semblaient bien entraînés .Scion réussi à en tuer un, et ses parents quatre, lorsqu’ arrivèrent d’autres ennemis en renforts. Son père fit alors appel au Lien qui l’unissait à son compagnon, un Dragon de pierre, pour offrir à ses enfants une armure invincible, la Peau de Pierre.
_"Fuis !"Hurla-t-il à Scion "Emmènes ta sœur en sécurité, nous allons essayer de les retenir "
_"Mais…je ne peut pas vous abandonner !! Ils sont trop nombreux !!"
_"Protèges ta sœur et laisses nous en finir avec ces lâches !! Va !"
Alors Scion pris Lyn par la main et l’entraîna vers l’écurie, tandis que ses parents s’interposaient entre eux et les bandits. Il bondit sur son cheval et y fit monter Lyn, puis il partirent au galop, au moment ou sa mère cria de douleur et ou son père hurla de rage, se jetant dans la mêlée pour la dernière fois. Il galopait tandis que des larmes roulaient sur ses joues et celles de sa petite sœur, sachant qu’ils ne reverraient jamais leurs parents. Ils étaient morts dans l’honneur, et il honorerait leur mémoire ; il jura sur les Grands Dragons qu’il protègerait sa sœur jusqu’à la mort.

…Plus tard…

Depuis qu’ils étaient partis de chez eux, Scion et Lyn avaient subis quatre nouvelles tentatives d’assassinat, desquelles ils avaient réchappés à chaque fois de justesse .Une fois seulement, ils n’avaient pu fuir et Scion avait du affronter cinq adversaires simultanément, et ne savait toujours pas comment il avait pu en venir à bout sans mourir, car il avait été touché au moins une demi- douzaines de fois sans être blessé. A un moment, il avait aperçu une mince lumière rose, cotonneuse, s’interposer entre lui et la lame d’une hache, et il se demandait d’ou pouvait bien venir ce prodige ! Et quand bien même il était blessé, Lyn, qui possédait des talents certains de guérisseuse, s’occupait de le soigner. C’est ainsi qu’ils purent s’en tirer pendant six mois.

Il allait bientôt avoir dix-sept ans, mais il en paraissait vingt à cause de sa musculature développée et de son visage mûr. Il portait une simple armure de cuir ainsi qu’un bouclier, et avait toujours impressionné ses parents et son entourage par son maniement précoce de l’épée. Sa petite sœur était une enfant de dix ans étonnante. Elle semblait aussi fragile qu’elle était belle, et la plupart des gens et des animaux étaient souvent incapables de lui faire du mal tant elle émanait la pureté et l’innocence. Elle avait très tôt demandé à apprendre les secrets de la guérison, et s’était révélée une élève très douée ! A présent, elle était heureuse de pouvoir soigner les gens et apporter son aide aux blessés. Ils avaient parcouru beaucoup de chemin depuis leur départ, et Scion désirait se faire engager comme garde de caravane à Havre, afin de gagner de quoi les nourrir. Il sentait aussi qu’ils y seraient plus en sécurité, et qu’ils y trouveraient peut-être une aide précieuse pour lutter contre leurs assassins…

Yunn

Imaginez une cité volante, composée d’un assemblage de tours et de ponts aériens, de bâtiments divers, de quartiers entiers suspendus entre le sol et la voûte céleste par la plus puissante des magies .Une cité que l’on ne peut atteindre qu’en volant ou en louant les services de mages transporteurs, qui vous embarquent pour dix Dracs de fer à bord de barques volantes. Cette ville fabuleuse qui se téléporte à chaque nouvelle saison en un lieu plus chargé en magie a un nom : Onyr, cité des songes et de Nenya, Grand Dragon des rêves et Maîtresse de la magie. Un quartier pour le moins pittoresque est la « Ruche », dont l’activité marchande et la circulation de ses habitants et visiteurs font penser a un refuge d’insectes bourdonnants dans tous les sens, sans but apparents .Quoique, parfois……

Yunn avait abusé cette fois-ci : voler sa bourse à un garde avait beau être un défi rigolo, c’était aussi et surtout une belle bêtise, surtout quand on se fait prendre sur le fait ! A présent, Yunn tentait de semer sa « victime » et ses trois collègues dans les ruelles. Il avait beau connaître le quartier comme sa poche, ses poursuivants semblaient intelligents et déterminés….

Du plus loin qu’il se souvienne, Yunn avait toujours vécu dans les rues d’Onyr. Il avait été un peu l’enfant de tout le monde, les habitants charitables le prenants de temps en temps sous leur aile et lui offrant gîte et couvert ; mais plus il grandissait, plus il avait besoin de liberté. A présent, il s’assumait seul, vivant de ses diverses rapines et vols à l’étalage. Il avait douze ans, le teint frais et l’allure d’un doux rêveur, toujours les yeux ailleurs et l’esprit en orbite autour de Khyméra !!!

Il avait plusieurs compagnons de jeu, principalement les enfants de ceux qui avaient eu la bienveillance de l’aider lorsqu’il était plus jeune, mais aucun d’entre eux n’étaient vraiment des amis, aucun d’entre eux ne connaissait son secret…. Car Yunn avait un secret, des pouvoirs qu’il possédait et qu’il avait découvert par hasard : il pouvait par exemple endormir ou arrêter quelqu’un en pleine action, et même ouvrir une sorte de porte dans les airs, qui le conduisait à chaque fois en un lieu différent, mais en sécurité ; Etrangement, depuis le premier jour où il avait découvert ses « pouvoirs », il attirait les papillons, et en avait toujours quelques uns autour de lui. Ils semblaient l’apprécier, et l’avaient même quelque fois protégé des miliciens en gênant ces derniers. Il savait ce qu’était la magie, et se doutait bien que ses pouvoirs en étaient une des expressions, tout comme il se doutait que les papillons et certaines des babioles qu’il avait « emprunté » à des mages avaient un rapport avec ses pouvoirs .

Il n’avait toutefois pas cherché plus loin, et n’envisageait vraiment pas d’entamer un cursus fastidieux dans une école de magie ! Sa liberté lui était chère et il comptait bien la conserver à n’importe quel prix ! Et aujourd’hui, le prix de sa liberté était d’être plus rapide que les gardes !! Ils semblaient plus motivés que d’habitude, peut-être parce qu’il étaient cette fois atteint dans leur honneur, car se faire voler sa bourse pendant son service était vraiment un comble !! Ils le poursuivirent longtemps, et il finit par être trop fatigué pour faire un pas de plus. Il s’arrêta alors, et tandis que les gardes se rapprochaient de lui, il aperçu des papillons qui virevoltaient autours des miliciens tandis que d’autres se balançaient devant lui dans une danse berçante …

Il les remercia alors d’une voix douce, et l’espace se déchira alors en une porte aux couleurs flamboyantes dans laquelle Yunn se jeta sans réfléchir, suivit des papillons et des gardes. Ce que ne savaient pas ces derniers, c’est qu’en empruntant la Dernière Sortie Pour Les Perdus, ils se livraient au jugement de Nenya quand au lieu où ils réapparaîtraient. Or, la Maîtresse des rêves n’aimait pas du tout que l’on s’attaque à un Rêveur. Lorsqu’ils réapparurent, sur une île de cinq mètres carrés perdu au beau milieu de l’océan, ils se jurèrent deux choses : ne plus entrer dans des portes magiques et faire passer un sale quart d’heure à ce gamin, s’ils arrivaient toutefois à retrouver la côte !

Quand a Yunn….

Cela faisait déjà trois jours que Scion et Lyn étaient à Havre, et aucune caravane n’avait eu besoin des services du jeune homme. Comme les réserves d’argent se tarissaient petit à petit , Scion décida de rechercher du travail comme garde du corps dans la ville même .Il prit donc son mal en patience et partit à la recherche d’un riche marchand qui aurait besoin que ’on veille sur sa vie .

Il venait de passer plus de quatre heures à marcher parmi les étals et à demander du travail lorsqu’un détail l’interpella : un marchand venait de sortir de sa tente, une courte arbalète à la main, et semblait mettre en joue une femme qui sortait de chez lui .L’homme semblait à la fois paniqué et furieux. Scion n’attendit pas plus longtemps : les arbalètes étaient des armes lâches. Il était trop loin pour l’intercepter avant qu’il tire, alors il tenta le tout pour le tout : devant les passants médusés, il hurla, sortit son épée et la jeta de toutes ses forces vers l’homme à l’arbalète…

Akrin venait de faire une belle affaire : l’armure de cuir qu’il venait de se payer lui allait parfaitement et ne le gênait pas dans ses mouvements. Ce n’était pas qu’il n’avait pas assez d’argent pour acheter une plus grosse armure, mais il avait développé un style de combat basé sur les acrobaties autant que sur le maniement de sa rapière, style qui lui avait d’ailleurs valu son surnom : « Akrin l’Insaisissable » Il sortait juste de chez le revendeur d’armes et armures lorsqu’il vit une belle femme d’age mûr, qui lui plu tout de suite, sortir d’une petite tente. Il la contemplait en se disant que ce n’était plus de son age, lorsqu’il vit sortir de la même tente qu’elle un quidam furieux, dont l’entrejambe tachée laissait penser qu’il venait d’avoir la peur de sa vie. Il visa alors la femme dans le dos avec une arbalète. Ecoutant son instinct, Akrin bondit sur lui et lui planta sa lame dans la gorge, tandis qu’une épée s’abattit dans le dos du bandit et que l’arbalète décochait son carreau meurtrier vers sa victime

…. Yunn adorait « voyager » par la porte magique ; à chaque fois, il était propulsé dans une sorte de tunnel zigzagant aux multiples couleurs, à une telle vitesse qu’il ne voyait pas ce qu’il traversait. Cette fois-là, le voyage dura plus longtemps que d’habitude, et quand l’espace se déchira à nouveau , Yunn reçut d’abord une grosse bouffée de chaleur , puis senti quelque chose lui entailler la joue et enfin fit connaissance (douloureusement !) avec le sol , fait de terre battue. Son contact fut pour lui une découverte, car il n’était jamais descendu de la cité des rêves auparavant. Il se dit d’ailleurs que vu la température, l’altitude et surtout la durée du voyage, il devait être loin d’Onyr ! La joue lui faisait mal. Il ouvrit enfin les yeux et vit tout d’abord les papillons qui l’avaient suivis, puis le ciel. Il redescendit la tête, et croisa les regards ahuris de gens qu’il ne connaissait pas, dans une ville qu’il ne connaissait pas .

_« Chouette alors ! » Se dit-il en essuyant le sang qui coulait sur sa joue « Enfin débarrassé de ces gardes ! La belle vie commence !!! »
….. Nakiah n’avait rien compris : elle quittait juste le voleur auquel elle avait repris la gemme, lorsqu’elle entendit un hurlement dans la rue, derrière elle. Lorsqu ‘elle se retourna, elle vit tout d’abord le voleur la pointer avec son arbalète, puis aperçut la source du hurlement, un jeune homme qui avait lancé son épée en direction du bandit, tandis qu’un petit vieillard de dix ans son aîné fit un bond prodigieux pour quelqu’un de son âge, et finit son acrobatie en plantant sa rapière dans la gorge du voleur, mais quelques dixièmes de secondes trop tard, car le carreau partit vers elle. Elle vit sa vie défiler devant elle un court instant, puis l’incroyable arriva : entre elle et le carreau, l’air sembla se dilater , puis se déchira en un orifice coloré d’où sortit un gamin d’une douzaine d’année, et où entra le carreau pour ne pas en ressortir .

La rue connut à ce moment un silence teinté de surprise, puis les affaires reprirent, comme si rien ne s’était passé. Les cinq protagonistes (Lyn se tenait au côté de son frère) gardèrent le silence plus longtemps. Ils ressentaient tous une sensation étrange, comme si cet évènement n’avait eu pour but que de les faire se rencontrer. Ils sentirent que cette rencontre n’était pas l’œuvre du hasard, qu’ils étaient faits pour se rencontrer, et pour faire quelque chose ensemble. Ce qu’ils ne savaient pas, c’était ce qu’était ce quelque chose.

Nakiah fut la première a briser le silence : _ « Je n’ai pas bien compris tout ce qu’il vient de se passer, mais une chose est sûre : vous venez tous de me sauver la vie ! Je ne sait pas non plus pourquoi j’ai l’impression je vous connais tous, mais je pense que nous pourrions peut-être éclairer cela à la lueur d’un bon verre suivi d’un repas, c’est moi qui régale . Partons avant l’arrivée des gardes, ils se débrouilleront avec les témoins »

C’est ainsi qu’ils firent connaissance. Ils se couchèrent très tard ce soir-là, chacun racontant un peu de son histoire. Akrin n’arriva pas à entamer une conversation intime avec Nakiah, il lui semblais retrouver sa timidité de jeune homme ; ou bien était-ce qu’il voulait en savoir plus sur tous les autres , toujours est-il qu’il ne lui fit pas la cour ce soir-là . Lyn avait pansé la joue de Yunn, qui en était d’ailleurs devenu rouge, à son grand désarroi ! Contrairement aux soirées habituelles entre adultes, Yunn et Lyn prirent part autant que les autres à la conversation, comme si entre eux, l’âge ne semblait aucunement limiter les échanges…
Une fois endormi, ils firent tous le même rêve : ils étaient allongés, les yeux rivés sur les étoiles , lorsque l’une d’entre elles se mit a briller plus fort que les autres , puis de cette même étoile sortit un chant des plus mélodieux, que tous comprirent comme un message : ils étaient a présent liés par cette étoile nommée Elyann , qui les avaient tous inspirés et qui leur offrait le destin fantastique de devenir une compagnie , guidée par Akrin ; retenir leur histoire serait le rôle de Nakiah, tandis que Yunn représenterait Elyann parmi la compagnie . Pendant leur rêve partagé, le nom de leur compagnie leur vint en même temps à l’esprit : la Compagnie de l’Aube Blanche était née.

C’est une nouvelle Yannock le rêveur illuminé

P.-S.

C’est une nouvelle de Yannock le rêveur illuminé



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