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Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Rubrique Cyberpunk (CP 2013, 2020, 203X, etc.)

Modérateur: Modérateurs

Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Ven 09 Jan 2015, 11:07

Cyberpunk 2020 met en scène une société américaines composées d'humains augmentés dominés par des entreprises omniums bureaucratiques et centralisées (c'est le modèle entrepreneurial des années 50).

Sur le sujet, je vous invite à lire les fils de discussion suivants:

- La parapharmacie de l’économie et plus précisément ce développement sur l’économie horizontale
- La robotisation du secteur privé ou le Ragnarok du revenu

Voici un avant-goût des méthodes des organisations hybrides, les vrais corporations:

Amazon lance sa monnaie virtuelle en France

Les «Amazon Coins» permettent de faire des achats sur la boutique d'applications d'Amazon pour la tablette Kindle Fire ou les appareils Android.

Après les Etats-Unis, les Amazon Coins débarquent en France. Le géant de la distribution en ligne a annoncé au site 01net qu'il permettait depuis ce mardi matin aux utilisateurs français de l'App-shop Amazon de régler leurs achats avec sa monnaie virtuelle.

Les Amazon Coins n'ont rien à voir avec le sulfureux Bitcoin, à la valeur fluctuante en fonction des demandes du marché. Les Amazon Coins sont plus semblables à des «bons d'achat» virtuels, dont la parité avec l'euro et le dollar est fixe. Ainsi, 100 Amazon Coins valent 1 euro en France mais aussi 1 dollar aux Etats-Unis. L'entreprise américaine prévoit toutefois des promotions: 5000 pièces s'échangent contre 45 euros, au lieu de 50 euros, soit 10% de réduction.

Cette monnaie virtuelle ne permet d'acheter que des applications Amazon pour la tablette Kindle Fire, ou pour les appareils Android. Rien n'est encore prévu pour l'achat de e-books sur le Kindle, ou pour le classique achat de biens physiques sur la boutique Amazon. Les «Coins» serviront aussi à faire des achats «in app», c'est à dire acheter au sein d'une application un service supplémentaire. Ce type d'achat est courant dans les jeux dits «free to play», gratuits au téléchargement mais dont certaines fonctions s'échangent contre quelques euros.

Les «Coins» non échangeables contre des espèces

L'achat d'un pack d'Amazon Coins devrait rassurer les parents craignant que leur progéniture fasse flamber la carte bleue familiale en dépensant trop en applications. Cette monnaie virtuelle devrait aussi attirer les personnes peu désireuses d'utiliser leur carte bancaire à chaque transaction. Microsoft avait d'ailleurs utilisé un système similaire, nommé Microsoft Points, pour sa console Xbox 360. Ces «points» étaient achetables en ligne ou bien en magasin, mais avaient un défaut majeur pour les utilisateurs: les «points» s'achetaient par «packs» de 800, 1200 ou 2100, et le solde ne pouvait être pas échangé contre des euros. Microsoft a abandonné ce système pour revenir à des transactions classiques en devises locales.

Pour lancer ce nouveau service, Amazon va offrir entre le 13 et le 26 mai 500 «coins», soit un bon d'achat de 5 euros, à toute personne téléchargeant une application ou un jeu de son choix sur la dernière version de son application App-Shop pour Android. Les possesseurs de tablette Kindle Fire vont eux recevoir automatiquement 500 Coins sur leur compte. Attention, ces «Coins» expireront dans un an s'ils n'ont pas été utilisés. Et tout comme les anciens Microsoft Points, les Amazon Coins ne peuvent pas être échangés contre des euros.


Source: Le Figaro

C'est la réinvention du système des corrons, lequel est appliqué, cette fois, aux télétravailleurs.

Sujets SDEN connexes:
- CYBERPUNK Réparation chronologique
- Les systèmes économiques dans les univers de jeu
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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Lun 12 Jan 2015, 01:20

L’économie cyberpunk et Terminator

Du point de vue de l'anticipation, le système corporatiste présenté dans la littérature cyberpunk est dépassé. Au regard du développement des organisations hybrides et de la robotisation. A quoi ressemblerait réellement une économie dominée par les corporations ? Le futur post-apocalyptique présenté dans la saga Terminator pourrait nous éclairer.

Imaginons que Skynet ne soit pas un programme misanthrope mais un cartel d’organisations hybrides numériques, « l’HyperEmpire » dénoncé dans Une brève Histoire de l’Avenir ou plus précisément son patriciat, « les Hypernomades » et les singularités informatiques. Imaginons que l’HyperEmpire ne déclenche pas une "Guerre du Jugement dernier" mais se contente de combler les vides de pouvoir de notre temps. Imaginons que la "Guerre des Machines" soit non pas une guerre totale mais un conflit larvé entre des particraties défaillantes et cet HyperEmpire. Dans cette optique, voici un texte qui décrit le lien entre l’essor organisations hybrides numériques et le développement de l’automatisation:

Bien sûr, tout dépend du rythme auquel se déploiera cette nouvelle révolution technologique. Les robots ne remplaceront pas les hommes en quelques années. Il reste donc un peu de temps pour s’adapter et réfléchir dès aujourd’hui à la façon de réconcilier les progrès de la robotique avec les aspirations des travailleurs à de meilleurs emplois et de plus fortes rémunérations. Le constat est sans appel : c’est par un effort considérable en faveur de l’éducation que les Etats parviendront à gérer cette transformation du monde. Les Etats-Unis montrent la voie avec le développement spectaculaire des MOOC (Massive Online Open Courses), une enseignement à distance grâce aux nouvelles technologies de l’information, que dispensent aujourd’hui les meilleures universités du pays, y compris le MIT. Cette nouvelle forme d’enseignement présente deux avantages s considérables : elle permet de diminuer le coût de l’éducation de façon spectaculaire et de créer un flux continu de relations entre les étudiants et leurs professeurs. Mais cette forme d’enseignement présente néanmoins un risque, celui de raccourcir exagérément la courbe d’expérience. On ne devient pas chirurgien en suivant des cours sur Internet...Si les MOOC se traduisent par une baisse de la qualité de l’enseignement au nom de l’accélération des cursus, les étudiants et leurs futurs employeurs s’en détourneront. En attendant que ces technologies se diffusent suffisamment pour permettre l’accès à l’enseignement supérieur de davantage de jeunes, ce qui prendra quelques années, les Etats, notamment en Europe, devraient encourager une véritable révolution de l’éducation, conduisant à des budgets plus importants, davantage d’heures de cours, des études plus longues, une évaluation plus stricte des élèves et des professeurs. Mesures impopulaires et qui se heurteraient, en particulier en France, à une opposition quasi générale. Mais si ces mesures ne sont ni replacées dans le contexte de la révolution technologique à venir, ni présentées comme absolument indispensables pour éviter une plus grande désagrégation sociale, cela risque, à moyen terme, de ne laisser à une majorité d’êtres humains que le rôle de supplétifs des robots. Car ces derniers pourront apprendre sans relâche. Il n’existe que peu de limites à l’absorption de nouvelles connaissances qu’ils pourront même se transmettre contre eux. Tout est lié : un enseignement de meilleure qualité, adapté aux chocs technologiques à venir, permettra à davantage de jeunes d’intégrer la nouvelle civilisation des machines et de susciter un boom de la création de start-up technologiques, dont on sait qu’elles sont les moteur de l’innovation.

On voit bien comment tout cela bouleverse le rôle traditionnel des Etats. Ils sont presque tous en crise d’identité et de mission. Si les logiques à l’œuvre depuis des années s’accélèrent, ils deviendront des comparses dans le monde de demain, des organisations qui se seront peu à peu dépouillées d’une partie de leurs moyens d’action au profit des puissance du Septième Continent, dotées d’armées privées de robots qui surveilleront leur empire (leurs installations de fermes de serveurs, leurs centrales de production d’énergie, leurs usines de drones…). Or entre un drone « civil » de surveillance et un drone à usage militaire, il n’y a de différence que quelques programmes informatiques et un bouquet de missiles faciles à installer. Entre un robot humanoïde chargé de filtrer les entrées dans un immeuble et un robot-soldat la différence n’est pas plus importante. D’une façon presque symbolique, Google, acquérant des fabricants de robots, y compris militaires, acquérant des fabricants de robots, y compris militaires, et Facebook, en caressant le projet d’acquérir un constructeur de drones, manifestent leur désir d’adjoindre à leurs empires virtuels des moyens propres à l’étendre et à le protéger, missions régaliennes s’il en est… Pour l’heure, ils justifient ces initiatives par leur désir d’améliorer la vie des humains.


Source : Confucius et les automates de Charles-Edouard Bouée.

Pour poursuivre la comparaison, les résistants humains de la saga Terminator et les « transhumains » d’Une brève Histoire de l’Avenir sont les militants anti-corporatistes et leurs mentors.

Concernant la lutte entre les hypernomades "posthumains" et les "sauveurs" transhumains, lisez cette article publié par le Nouvel Observateur: Le transhumanisme français : que des surhommes, pas de sous-hommes

Concernant la dictature corporatiste, inspirez-vous de la série Continuum à partir de la saison 2. A noter que les robots de Continuum sont des humains contrôlés par un implant cortical, pas des hubots.

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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Lun 12 Jan 2015, 03:12

Des cyberpunks réalistes dans une anticipation réaliste

Comme cela a été dit précédemment, la dystopie économique mise en scène habituellement dans la littérature cyberpunk est obsolète. Si des corporations devaient advenir, elles ressembleraient plutôt des grandes entreprises numériques dotées d'une force de combat et de travail robotique, conduisant des projets lucratifs avec l'assistance de constellation d'entreprises numériques-satellites. Dès lors, à quoi ressembleraient leurs opposants, les cyberpunks?

Pour commencer, souvenons-nous qu'il y a deux types de personnages cyberpunks:
- Les cyberpunks "idéologiques" qui sont une variante de punk càd des anti-conformistes invétérés révérant l'autonomie et l'adaptation.
- Les cyberpunks "narratifs", simples marginaux vivant de rapine et du mercenariat.

Voici un exemple de contre-culture cyberpunk crédible qui intègre les deux types de cyberpunks:

-Au plan économique, les cyberpunks idéologiques sont les participants de jardins d'échange universel au sein desquels ils communiquent et coopèrent via internet selon les principes de l'économie horizontale.
-Au plan insurrectionnel, les cyberpunks idéologiques s'organisent en une milice structurée, par exemple, comme l'Organisation de Contrôle des Populations proposées par Roger Trinquier dans La Guerre Moderne. Ils se renseignent et communiquent à l'aide d'équipements connectés.
-Les réseaux de fixers décrits dans Cyberpunk 2020 font office de service de renseignement de la milice.
-Des groupes de cyberpunks narratifs font office de service d'hommes de main. Ils correspondent au service d'intervention imaginées par Trinquier dans La Guerre moderne ou des sociétés militaires privées à bas prix évoquées par Bernard Wicht dans Europe Mad Max Demain.

A noter que les cyberpunks idéologiques ne chercheront pas à lutter contre l'HyperEmpire. Par la force des choses, ils se retrouveront en travers du chemin des organisations hybrides, lesquelles convoiteront les ressources qu'ils exploitent. Ils seront donc forcés de se défendre.
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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Mer 14 Jan 2015, 18:05

La Troisième Force de l'économie cyberpunk: les mafiobots

La pègre n'est pas un phénomène nouveau et le crime organisé est un fléau ancien. Un problème nouveau se posera quand l'évolution de la technologie créera des formes inédites de criminels, difficilement traitable par la police "d'un Etat démocratique", certaines formes d'efficacité étant jugé "autoritaires".

Les robots commencent à enfreindre la loi, et personne ne sait quoi faire

Un robot a récemment acheté illégalement de la drogue sur Internet. Un casse-tête pour les législateurs, qui se demandent qui condamner: le robot ou son propriétaire?

Une exposition intitulée The Darknet: From Memes to Onionland, qui se tient à Zurich jusqu’au 11 janvier prochain, vient de créer la polémique, comme le raconte Le Guardian. Deux artistes suisses ont décidé de montrer les achats faits par un robot automatisé appelé le «Random Darknet Shopper», livré à lui-même sur le deep web, cet internet caché où se passent beaucoup d’activités illicites, avec 100 dollars de Bitcoins (une monnaie numérique) à dépenser par semaine.

Ainsi, l’exposition dévoile ses emplettes: un jean Diesel, une casquette de baseball, une caméra cachée, des cigarettes, un faux sac Louis Vuitton… et 10 pilules d’ecstasy. Reçues par la poste et cachées dans un boîtier DVD, ces pilules sont au cœur d’un «dilemme philosophique lancé par l’émergence des marchés du dark net, de l’anonymat sur Internet, et des Bitcoins», note le Guardian.

En effet, comme le souligne Carmen Weisskopf, l’un des deux artistes: «Nous voulions vraiment fournir de nouveaux espaces pour réfléchir sur les produits échangés sur ces nouveaux marchés. Pourquoi sont-ils vendus? Comment nous, en tant que société, faisons face à ces espaces?»

Mais une autre question se pose, beaucoup plus pragmatique: qui est responsable de l’achat de cette drogue? Le robot, qui a pris la décision de l’acheter, ou les deux artistes, qui l’ont programmé pour aller sur le deep web acheter des produits?

Pour Ryan Calo, professeur de droit qui écrit dans le journal Forbes, la réponse à la question est complexe, du moins d'un point de vue américain:

    «Si la loi dit qu’une personne ne savait pas pleinement qu’elle achetait une marchandise piratée ou de la drogue, alors il y a là un argument disant que l'artiste n'a pas violé la loi. Alors que si la loi dit que la personne n'a pas engagé ce comportement de façon imprudente, alors les artistes pourraient être coupables, étant donné qu'ils ont envoyé le robot dans un environnement où ils savaient que des choses illégales pourraient arriver.»

De leur côté, les deux artistes suisses ont fait savoir au Guardian qu'ils assumaient la pleine responsabilité des actes de leur robot, étant les propriétaires de ce dernier et donc de la drogue. En revanche, ils estiment que faire de l'art illégalement dans l'intérêt du public était acceptable et que par conséquent ils n'ont rien à se reprocher.

On est donc encore un peu loin de l'application des lois d’Isaac Asimov, romancier, qui anticipait déjà en 1942 les problématiques liées à l’autonomisation des robots et leur intelligence artificielle:

    «1) Un robot ne peut porter atteinte à un être humain, ni, restant passif, permettre qu’un être humain soit exposé au danger.
    2) Un robot doit obéir aux ordres que lui donne un être humain, sauf si de tels ordres entrent en conflit avec la première loi.
    3) Un robot doit protéger son existence tant que cette protection n’entre pas en conflit avec la première ou la deuxième loi.»

Mais si les robots continuent à devenir de plus en plus indépendants, comme le prouve cette histoire, certains vont commencer à se dire que la science-fiction se rapproche de plus en plus de la réalité. «Ce qu'il semble de plus en plus évident pour des problèmes de ce genre est qu'ils vont passer de l'hypothèse aux installations d'art puis à la vie de tous les jours», conclut Ryan Calo. «Et je me demande à quel point nous sommes prêts.»


Source: Slate

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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Dim 25 Jan 2015, 14:38

La question énergétique: le pétrole corporatiste

Découverte importante de pétrole dans l'Arctique

L'importante découverte de pétrole annoncée lundi par la compagnie norvégienne Statoil confirme, s'il en était besoin, que l'océan Arctique est l'un des eldorados des décennies à venir pour les hydrocarbures.

Statoil estime les réserves de brut de ce champ de Havis entre 200 et 300 millions de barils. Celles-ci viennent s'ajouter au volume équivalent découvert au printemps dans le puits voisin de Skrugard. Ces permis d'exploration se situent dans la mer de Barents, à quelque 200 kilomètres des côtes septentrionales de la Norvège.

Cela fait trente ans que Statoil explore le plancher de l'océan Arctique. Le recul de la banquise conjugué au traité conclu en 2010 entre Oslo et Moscou délimitant leur frontière maritime commune après des décennies de dispute ont redoublé les ardeurs des compagnies pétrolières.

Statoil exploite déjà depuis cinq ans dans cette zone un gisement de gaz, celui de Snohvit, plus proche du littoral. Même si les estimations des géologues restent sujet de débats, un cadre de Statoil estime que l'océan Arctique renfermerait un cinquième des réserves mondiales d'hydrocarbures. Ces ressources restent très complexes, donc coûteuses à exploiter, du fait de l'isolement géographique et de la dérive des icebergs. En Norvège et au large de Terre-Neuve, Statoil a mis au point des plates-formes d'extraction posées sur les fonds marins, à l'abri des glaces.

Cette maîtrise technique, dont est dépourvue la Russie, explique en grande partie pourquoi Gazprom a invité la compagnie norvégienne (à hauteur de 24 %) aux côtés du français Total (25 %) à coexploiter le gisement de gaz Chtokman, dans la partie russe de la mer de Barents. Les trois partenaires auraient dû lancer fin décembre la première phase du projet, mais la décision a été reportée à fin mars. Les négociations butent sur le régime fiscal. Les partenaires s'affirment cependant déterminés à lancer au printemps la première phase de 15 milliards de dollars d'investissement pour exploiter les 3700 milliards de mètres cubes soit 80 ans de consommation française.

Gaz de schiste

La mise en exploitation des trésors de l'Arctique est d'autant plus cruciale pour Statoil que, à l'instar des autres majors, ses champs anciens s'épuisent, à un rythme annuel de 5 %, indiquait récemment à l'agence Dow Jones le patron exploration et production de la compagnie, Oystein Michelsen.

Pour diversifier son portefeuille d'actifs, la compagnie scandinave s'est délestée au printemps de ses parts dans un réseau de gazoducs sous-marins, Gassled, pour un montant de 2,2 milliards d'euros. Et en octobre, elle a lancé une OPA sur Brigham Exploration, à hauteur de 3,4 milliards d'euros pour prendre le contrôle de gisements d'huile et de gaz de schiste dans le Dakota et le Montana aux États-Unis. À l'issue d'une année riche en découverte, doublée de cette acquisition majeure, Statoil escompte bien atteindre son objectif de production pour 2020 de 1,4 million de barils équivalent pétrole par jour.


Source: Le Figaro

Les biotechnologies faciliteront la récupération du pétrole

Les consultants d'Alcimed expliquent comment les pétroliers commencent à utiliser des bactéries pour améliorer le taux de récupération du pétrole.

Les méthodes classiques d'extraction du pétrole ne permettant de récupérer que 30 % en moyenne des réserves présentes dans les gisements. Des procédés complémentaires ont depuis longtemps été développés pour accroître ces taux.

Les experts de la société de conseil Alcimed reviennent sur l'une de ces techniques prometteuses : l'utilisation de micro-organismes. Expérimentée dès les années 1920, cette méthode connaît un regain d'intérêt en raison de la convergence de plusieurs facteurs : le prix élevé du pétrole ; la faible quantité de nouveaux gisements ; les avancées de la biotechnologie moderne ; et les travaux récents pour mieux connaître les micro-organismes vivant dans les gisements pétroliers.

L'un des principaux enjeux actuel des compagnies pétrolières réside dans l'augmentation du taux de récupération du pétrole : « Si on augmentait de 5 % le taux de récupération actuel, cela reviendrait à récupérer l'équivalent de notre consommation actuelle pendant 20 ans ! », constate Vanessa Godefroy, responsable de l'activité Energie d'Alcimed.

A ce jour, trois niveaux de récupération sont pratiqués : La méthode classique, dite primaire, consiste à récupérer "passivement" une partie du pétrole grâce à la pression élevée existant dans le gisement. Au fil de la production, la pression du gisement diminue et devient insuffisante, il convient alors de stimuler la production. Les pétroliers ont ainsi mis au point différentes techniques d'extraction assistée du pétrole. Les méthodes de récupération dites secondaires consistent à modifier la pression de fond en injectant du gaz (gaz lift), de l'eau, ou en utilisant des pompes immergées en fond de puits. Mais le taux moyen de récupération du pétrole avec ces méthodes traditionnelles est estimé à 30 %.

Un problème avant tout économique

Des voies plus complexes de récupération dites "tertiaires" (EOR - Enhanced Oil Recovery) existent, même si leur utilisation n'est pas systématisée du fait de leur coût élevé. Elles visent à jouer sur la viscosité des fluides ou à améliorer la diffusion au sein du gisement en injectant du CO2, de la vapeur, des surfactants ou des polymères dans les réservoirs.

Jusqu'à récemment, les méthodes les plus complexes n'étaient économiquement pas viables. Les cours élevés du pétrole ces dernières années et le fait que 70 % de la production mondiale du pétrole viennent des champs matures ont partiellement changé la donne. Plusieurs méthodes qui avaient été développées durant les chocs pétroliers des années 70 redeviennent en effet intéressantes lorsque le prix du baril atteint 60-70 dollars.

L'aide des micro-organismes

Parmi les types de récupération tertiaires, une méthode particulièrement exotique connaît un regain d'intérêt : la récupération assistée du pétrole par procédé microbien. Des micro-organismes, le plus souvent des bactéries, sont injectés dans les puits avec des nutriments pour leur faire synthétiser des composés chimiques in situ, et ainsi faciliter la récupération du pétrole. Avec l'essor de la biotechnologie moderne et des méthodes de modification génétique, il est devenu possible d'améliorer cette technique, en modifiant des souches bactériennes pour leur faire produire des surfactants ou des polymères plus adéquats ou en plus grande quantité. La principale difficulté de l'injection microbienne reste cependant la survie des bactéries dans les réservoirs du fait d'un environnement particulièrement hostile (haute salinité, température et pression).

Ce problème pourrait être surmonté avec les récents travaux sur des micro-organismes vivants dans les gisements. Ceux-ci pourraient en effet être modifiés génétiquement afin de produire des composés désirés ou faire du "raffinage in situ".

Parmi les pétroliers, le groupe BP semble particulièrement actif dans le sujet. Il est ainsi l'un des partenaires fondateurs du Energy Biosciences Institute, aux côtés de l'Université de Californie à Berkeley, qui outre les biocarburants, étudie également la récupération assistée du pétrole par injection microbienne. BP a également signé un partenariat avec Synthetic Genomics, société fondée par le scientifique Craig Venter, pour commencer à cultiver et caractériser les différentes bactéries présentes dans les gisements pétroliers.

« Dans les années à venir, la biotechnologie permettra de créer des biocarburants plus avancés et ainsi de diminuer la dépendance au pétrole. Paradoxalement, elle pourra également contribuer à récupérer les derniers barils ! », conclut Santiago Morales, consultant au sein de l'activité Energie d'Alcimed.


Source: Industrie et technologie

Les F-35 voleront-ils à la sciure de bois ?

Nous sommes en 2032.

Le Canada a acheté ses avions de chasse F-35 en 2014 et en a pris livraison entre 2018 et 2022. Le prix d’achat… n’est pas important !

En ce 23 septembre 2032, la nouvelle première ministre du Canada annonce que les F-35 voleront bientôt au biocarburant composé de sciure de bois ou de paille de blé. Un projet remontant au début des années 2010 vient enfin d’aboutir.

C’est en tout cas l’objectif du projet « ProBio3″ qui souhaite ainsi produire du kérosène avec de la sciure de bois ou de la paille de blé.

Avec le soutien des compagnies EADS et Airbus, des industriels et des chercheurs français, ont lancé un programme en juillet dernier visant à fabriquer à grande échelle du carburant d’avion à partir de déchets agricoles. Selon ses promoteurs, ProBio3 veut « à horizon rapproché des biocarburants utilisables en complément du kérosène, à 50/50″.

ProBio3 est doté d’un budget de 24,6 millions d’euros (31,2 millions $) sur huit ans.

« Demain, les avions vont voler avec l’utilisation de déchets agricoles et forestiers », a déclaré Carole Molina-Jouve, professeur à l’Institut national des sciences appliquées de Toulouse et coordinatrice de ProBio3, ajoutant que le défi est de passer de 20 litres produits en ce moment en laboratoire à un processus industriel de masse. « Nous sommes sur la même technologie que la production de bière avec de la fermentation à partir de levures et de bactéries. Le processus permet de convertir en hydrocarbures du carbone issu de déchets agricoles (paille, copeaux de bois, déchets forestiers…). »


Source: 45eNord.Ca

Pétrole Artificiel : Ils ont trouvé la recette de fabrication du pétrole !

Une équipe de chercheurs français et espagnols a trouvé la formule qui permet de fabriquer du pétrole tout en recyclant les rejets de CO2 de nos usines. Son nom : le Blue PetroleumTM

Attention une grosse révolution énergétique pointe le bout de son nez. Cette innovation pourrait être le carburant de demain.

Cette formule magique permet de recycler nos rejets de CO2. Elle repose sur la culture en usine de micro-algues qui ont besoin, pour se développer, de lumière pour la photosynthèse et de gaz carbonique.

Ce gaz est directement récupéré d’une cimenterie voisine et injecté dans les cultures d’algues qui se multiplient à vitesse « Grand V ». Cette solution organique concentrée est ensuite filtrée pour extraire l’eau et les oméga-3. La pâte résultante de cette opération devient du « Pétrole Artificiel » en la mettant sous haute pression et haute température. On obtient ainsi en 48 heures ce que la nature a offert en des dizaines de millions d’années.

Ce biopétrole a la même capacité à brûler que le pétrole brut. Par conséquent, il pollue en dégageant du gaz carbonique. Mais comme il est fabriqué à partir du CO2 récupéré de l’usine, il a au final moins d’impact sur notre planète.

L’objectif à terme de cette usine est de produire 230 000 barils de pétrole bleu sur une superficie de 40 hectares. Cela correspond à la consommation de 21 000 français. Selon le fondateur de BFS, la société issue du projet, le N°1 mondial du pétrole fossile Exxon serait prêt à investir massivement dans ce substitut renouvelable et « écolo ».


Source: Actinnovation
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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Dim 25 Jan 2015, 15:56

La question énergétique: limiter le besoin de pétrole

Dans un futur proche, la production de pétrole ne pourra répondre qu'à la demande des plus puissants càd les pouvoirs publics et les membres majeurs des organisations hybrides. Pourtant, tout le monde ne pourra pas être contraint de revenir à un mode de vie "low tech". Non seulement une trop grande régression technologique ne serait pas rentable mais les organisations hybrides auront tout intérêt à garantir un certain niveau technologique à leurs membres mineurs. Réduire la mobilité matérielle au profit du nomadisme virtuel ne suffira pas. Dès lors, quelle énergie vendra-t-on à ceux qui ne sont pas voués à retourner au 19e siècle?

Des chercheurs produisent du propane renouvelable

Le gaz de pétrole liquéfié, GPL est un mélange d'hydrocarbures légers, stocké à l'état liquide et issu du raffinage du pétrole pour 40 % et de traitement du gaz naturel pour 60 %. Les hydrocarbures constituant le GPL, sont essentiellement le propane et le butane.

Dans sa forme actuelle, le GPL est largement utilisé comme combustible et carburant dans de nombreuses applications, de chauffage, de cuisson ou encore dans les véhicules automobiles.

Une équipe de scientifiques de l'Imperial College de Londres et de l'Université de Turku en Finlande a utilisé la célèbre bactérie 'Escherichia coli' pour interrompre un processus biologique qui transforme les acides gras en membranes cellulaires. Les chercheurs ont employé des enzymes spécifiques pour canaliser ces acides gras à travers une voie biologique différente, de sorte que les bactéries puissent produire du propane renouvelable à la place des membranes cellulaires.

"Bien que cette recherche n'en est encore qu'à un stade assez précoce, cette étude permet de dévoiler une méthode de production renouvelable d'un carburant qui n'était accessible auparavant qu'à partir de combustibles fossiles. Même si nous avons généré jusqu'à présent de petites quantités, ce carburant est prêt à l'emploi dans un moteur thermique. Cela ouvre des possibilités pour une production de carburants renouvelables qui pourrait compléter ou remplacer les carburants fossiles comme le diesel, l'essence, le gaz naturel et le kérosène" a déclaré le Docteur Patrik Jones, du Département des sciences de la vie de l'Imperial College de Londres.

Les scientifiques ont choisi de cibler le propane car - en tant que gaz - il peut s'échapper facilement de la cellule. Il exige peu d'énergie pour transformer son état naturel gazeux en un état liquide facilement transportable, stockable et utilisable.

"Les combustibles fossiles restent une ressource limitée alors que notre population continue de croître. Nous devons trouver de nouvelles façons de répondre à la demande croissante d'énergie. C'est un défi important de développer un processus renouvelable peu coûteux et économiquement viable. Des algues peuvent être utilisées pour fabriquer du biodiesel, mais ce n'est pas commercialement viable. La récolte et le traitement nécessite beaucoup d'énergie et de moyens financiers. Nous avons donc choisi le propane car il peut être séparé du processus naturel avec un minimum d'énergie. Il pourra être compatible avec les infrastructures existantes pour une facilité d'utilisation", a ajouté le Dr Jones.

En utilisant l'E.coli comme organisme hôte, les scientifiques ont interrompu le processus biologique qui transforme les acides gras en membranes cellulaires. En arrêtant ce processus à un stade précoce, l'acide butyrique (acide gras saturé à 4 atomes de carbone), un composé (d'une odeur trés désagréable) qui est essentiel à la production du propane est préalablement éliminé.

Pour interrompre le processus, les chercheurs ont découvert une nouvelle variante d'une enzyme appelée 'thioesterase' qui cible spécifiquement les acides gras et les libèrent du processus naturel.

Ils ont ensuite utilisé une seconde enzyme bactérienne, appelée CAR, pour convertir l'acide butyrique en butyraldehyde.

Enfin, il ont ajouté une enzyme récemment découverte - appelée aldéhyde-oxygénase déformylation (ADO), connue pour créer naturellement des hydrocarbures, et produire du propane.

Leur but ultime est d'intégrer ce système d'ingénierie dans des bactéries photosynthétiques, de façon à convertir un jour directement l'énergie solaire en carburant chimique.


Source: Enerzine

Cette production s'accommoderait bien de l'impératif de rentabilisation des surfaces au sol qui est au centre du concept d'immeuble-cité.

En images : des lacs de méthane sur Titan bien réels !

Les scientifiques annoncent avoir définitivement démontré la présence de lacs de méthane liquide à la surface de Titan, le plus gros satellite naturel de Saturne. Voici les points essentiels de leur communiqué, à paraître cette semaine dans Nature.

De vastes étendues de méthane liquide ont été mises en évidence à la surface de Titan par imagerie radar, au moyen des données acquises à partir du 22 juillet 2006 via la sonde américaine Cassini en orbite autour de Saturne, selon les scientifiques du programme. Une reconstitution en fausses couleurs réalisée à partir de ces données fournit un aspect aussi fidèle que possible de ce qui a pu apparaître sous le regard électronique de l'engin spatial.


Caractéristiques

Les parties nettement délimitées apparaissant noires ou très foncées sont interprétées comme des lacs de faible réflectivité, y compris les similitudes morphologiques telles les canaux ou les embouchures ainsi que les dépressions topographiques. Les surfaces foncées en surface peuvent être formées de liquide, de glace, de roche ou de composés organiques lisses. Plus de 75 formations de ce type ont été dénombrées, mesurant de 3 à 70 kilomètres. Quelques lacs paraissent partiellement asséchés, alors que d'autres semblent remplis de liquide. Certaines cavités partiellement remplies peuvent s'être partiellement évaporées, à moins qu'elles n'aient jamais atteint leur niveau maximum. Les lacs asséchés présentent des remparts et un plancher dont la réflectivité est similaire au terrain environnant, démontrant l'absence en leur sein de tout liquide. Les taux de remplissage variés de tous les lacs observés suggèrent que leur existence pourrait être soumise à de nombreux changements d'aspect et même être provisoire selon un timing indéterminé, du moins dans la région observée de Titan. Au moins 15 des formations les plus foncées paraissent remplies de liquide et ne montrent aucune trace évidente d'érosion. Celles-ci présentent de nombreuses similitudes avec des lacs terrestres confinés dans des cratères d'impact, comme par exemple le lac Clearwater au Canada, ou au sein de caldeiras volcaniques, telle le Crater Lake, en Oregon. Leur aspect similaire, ainsi que leurs dimensions s'inscrivant dans une fourchette commune semblent cependant privilégier une origine volcanique.


Source: Futura Espace

L'exploitation des gisements d'hydrocarbures et de gaz du système solaire peut devenir le nouveau moteur du secteur astronautique privé. Il rejoint les intérêts du secteur pétrolier qui reste encore le principal producteur d'hydrogène, indispensable à la propulsion des engins spatiaux. Le fait qu'il soit extrait d'un pétrole non conventionnel ne diminue pas la rentabilité de cette ressource pour les sociétés pétrolières.
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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Dim 25 Jan 2015, 22:46

La question énergétique: L'énergie de la robotique

Les déchets, une nouvelle source d'énergie pour les robots

Comme le dit si bien l'adage, les déchets des uns font le bonheur des autres. Dans notre cas, les déchets en question permettent à un robot d'exploiter de l'énergie pour fonctionner. Ces dernières années, l'équipe de scientifiques financée par l'UE à l'origine de la série de r...

Comme le dit si bien l'adage, les déchets des uns font le bonheur des autres. Dans notre cas, les déchets en question permettent à un robot d'exploiter de l'énergie pour fonctionner. Ces dernières années, l'équipe de scientifiques financée par l'UE à l'origine de la série de robots EcoBot (I, II, III) a généré de l'énergie en approvisionnant cette machine en déchets alimentaires et matières premières. Les chercheurs oeuvrent actuellement à la conversion d'énergie à partir d'urine pour obtenir le même résultat. Le projet EcoBot-III a reçu un financement de 320 000 euros au titre du sixième programme-cadre (6e PC).

Le Dr Ioannis Ieropoulos, les professeurs John Greenman, Chris Melhuish, et d'autres chercheurs du Bristol Robotics Laboratory (BRL) au Royaume-Uni, sont à l'origine de la succession des expériences entreprises dans EcoBots I, II et III.

Leur approche unique consistait à créer un système digestif artificiel pour le robot. L'«estomac» du robot est conçu à partir de la technologie innovante des piles à combustibles microbienne (PACM), qui utilisent les cultures bactériennes pour décomposer la «nourriture» afin de générer de l'énergie.

«Au fil des ans, nous avons nourri nos robots PACM de fruits pourris, d'herbe coupée, de carapaces de crevettes et de mouches mortes afin de déterminer quels déchets de matière première leur convenaient le mieux comme source d'alimentation», explique le Dr Ieropoulos. «Nous avons tenté de trouver les meilleurs déchets générant le maximum d'énergie.»

L'accès à l'énergie est l'un des principaux obstacles à l'utilisation répandue des robots autonomes, notamment dans les régions reculées. Les scientifiques pensent que pour qu'un robot soit totalement autonome, il ne doit pas seulement utiliser son énergie avec parcimonie mais générer cette énergie à partir de son propre environnement. Autrement dit, il doit pouvoir chercher, ramasser et digérer des déchets pour refaire ses réserves, ce qui, à son tour, pourrait contribuer considérablement à la question difficile de la gestion des déchets.

Le dernier défi pour l'initiative de l'équipe est d'utiliser de l'urine comme source d'énergie pour les PACM. Comme l'expliquait le Dr Ieropoulos, l'urine est riche en azote, en chlorure, en potassium, en bilirubine et autres composants, ce qui la rend idéale pour les PACM. Les tests préliminaires ont déjà montré qu'il s'agissait d'une matière première intéressante.

La première étape pour les chercheurs est de faire en sorte que les PACM fonctionnent ensemble dans une série de piles reliées dans un système de flux continu que l'on appelle un «empilement». Un empilement de PACM reliées est plus efficace et produit plus d'énergie que la même quantité de PACM prises individuellement.

L'équipe travaille à produire un prototype d'urinoir portable qui utiliserait l'urine pour créer de l'énergie des piles à combustibles. Bien que le projet n'en soit qu'à ses débuts, les scientifiques pensent qu'une machine de ce type peut être utilisée dans des évènements en extérieur tels que des festivals de musique.

En réalité, les chercheurs se sont déjà intéressés aux urinoirs sans eau produits par l'entreprise britannique Ecoprod Technique. Marcus Rose, d'Ecoprod, explique que la collaboration est intéressante et précieuse pour l'entreprise. «Nous avons parlé aux chercheurs qui nous ont expliqué que ce produit était le seul type totalement adapté pour compléter les travaux de recherche. Nous sommes très heureux de contribuer à ce projet unique.»

Dans le cadre du projet EcoBot, les chercheurs cherchent à utiliser la technologie de génération d'énergie des PACM sous l'eau. L'appareil fonctionnera comme une branchie artificielle, où l'oxygène serait utilisé dans une solution cathodique aqueuse et la matière organique comme biomasse pour les bactéries.

«Les progrès dans ce domaine apporteraient une contribution aux défis auxquels nous sommes confrontés dans la production énergétique et le nettoyage des déchets», conclut le Dr Ieropoulos. «Nous espérons que ces travaux de recherche aideront à changer nos opinions sur l'énergie et les déchets humains».


Source: Commission européenne
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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Sam 06 Juin 2015, 12:56

Voilà un exemple de service nomade dans un secteur normalement sédentaire.

L’agence Crédit Agricole Centre France devient mobile

Pour le crédit Agricole Centre France ce n’est pas le client qui va à l’agence mais l’agence qui va vers le client.

Dans un secteur qui dématérialise ses services, la démarche du Crédit Agricole (CA) semble pour le moins original.

Dans trois départements des cinq départements du CA Centre France, la Creuze, la Corrèze, le Cantal, 4 camions sillonnent les routes à la rencontre de leurs clients.

Ces camions sont bien mieux équipés que leurs prédécesseurs, les fourgonnettes, qui ne pouvaient que récolter les espèces à déposer sur le compte du client.

A l’heure des nouvelles technologies ces agences-mobiles disposent des outils qui permettent au conseiller clientèle de réaliser toutes les opérations bancaires comme dans une agence classique.

Cette agence mobile est complétée par un réseau « Points verts » qui permet au client de disposer d’un point de retrait d’argents chez un commerçant qui se trouve systématiquement à quelques pas du camion.

Le CA Centre France a développé cette agence mobile depuis 2006 uniquement dans des zones où l’accès à une agence bancaire est particulièrement difficile en raison de la faible densité de la population.

A l’heure où Internet permet de réaliser tout un ensemble d’opérations bancaires, l’agence-mobile du CA Centre France offre une solution confortable à ses clients isolés ne pouvant accéder aux nouvelles technologies.


Image


Source: Choisirmabanque.com

On peut évidemment envisager une variante aquatique ou sous-marine de ce service.
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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Sam 15 Août 2015, 20:45

L'ordre numérique sans le pouvoir: Les monnaies-Etats

Lisez l'article ci-dessous et plus particulièrement la partie sur les monnaies infrastructures.

Le bitcoin, l'arbre qui cache l'immense forêt des crypto monnaies

Dans l'univers des crypto monnaies, devises virtuelles décentralisées, le bitcoin a su attirer tous les projecteurs. Mais il existe des centaines d'autres instruments d'échange numériques, à l'image de la Hayek, une crypto monnaie basée sur la valeur de l'or, présentée ce 25 mai par la société AnthemVault. Ces outils ne s'utilisent pas tous de la même façon : certains visent à circuler sur les réseaux sociaux, d'autres à être employés dans les magasins, d'autre encore à devenir de véritables plates-formes financières. Portrait de cet univers économique virtuel méconnu du grand public.

Reddcoin, Litecoin, NXT… Le monde des crypto monnaies ne s'arrête pas au bitcoin. Il existe aujourd'hui plusieurs centaines de devises numériques différentes. Toutes ont en commun d'être des moyens d'échange virtuels, ne reposant sur la puissance d'aucun Etat. Elles circulent via des réseaux de pair à pair, s'appuyant sur des algorithmes cryptographiques (et parfois sur la créativité de certaines entreprises, qui se sont lancées dans ce nouveau business).

La petite dernière de la famille, baptisée Hayek, sera présentée le 25 mai par la société d'achat/vente d'or AnthemVault. Destinée au marché européen, elle est adossée à la valeur de l'or, comme le dollar avant 1971. Le principe : chaque pièce virtuelle a la valeur d'un gramme du métal précieux.

PLUS SÛRE QUE LE BITCOIN

AnthemVault espère que les populations des pays où la monnaie nationale est instable vont se saisir de cet outil, qui porte le patronyme du lauréat du prix Nobel de l'économie de 1974, Friedrich Hayek. L'or "est la réserve de valeur la plus fiable de tous les temps", clame la compagnie, selon qui cette devise virtuelle est plus sûre que le bitcoin, qui n'est basé sur rien de matériel.

L'objectif principal de la Hayek est la stabilité, mais ce n'est pas le cas de toutes les monnaies numériques. Cyril Fievet, auteur du livre "Comprendre bitcoin et les autres crypto monnaies", classe sur son blog ces outils d'échange en fonction de leur usage.

LES MONNAIES SOCIALES

Il distingue premièrement les monnaies sociales, comme reddcoin ou sendcoin, dont l'atout principal est la simplicité d'usage : les internautes les échangent (via leurs smartphones, tablettes ou postes fixes) sur les réseaux sociaux. Ces outils leurs permettent d'envoyer quelques centimes à une personne dont ils soutiennent le projet par exemple. Cette petite somme transférée instantanément d'un utilisateur à un autre pourrait devenir le "like" du futur.

D'après Cyril Fievet, c'est cette "Killer application" qui pourrait faire basculer les crypto monnaies d'une utilisation confidentielle à une utilisation grand public. Certains développeurs ont créé de nouveaux réseaux sociaux décentralisés basés sur une monnaie sociale, comme synereo, d'autres des programmes qui fonctionnent sur Twitter ou Twitch. Avec Facebook, c'est encore très difficile.

Mais le spécialiste des crypto monnaies prédit que les géants du web ne resteront pas longtemps étrangers à ce phénomène, ce qui pourrait bouleverser le secteur. Selon lui, "il est probable que si Facebook lançait son propre [système] ou rachetait une crypto monnaie existante, il serait difficile de lutter" pour les programmes actuels.


LES MONNAIES INFRASTRUCTURES

Viennent ensuite les monnaies d'infrastructures, comme la NXT ou la ethereum, dont les ambitions son vastes : elles généralisent les principes des devises virtuelles - décentralisées, sécurisées et (presque toujours) anonymes - à un domaine plus large que celui du numéraire. NXT permet par exemple au quidam d'émettre des actifs, qui ressemblent à s'y méprendre à des actions boursières. Les utilisateurs de la plate-forme peuvent racheter ces titres. En fonction des caractéristiques établies par l'émetteur, ils reçoivent des dividendes. Ces simili actions peuvent être échangées sur une bourse parallèle décentralisée.

La plate-forme NXT permet également à n'importe quelle entreprise de créer sa propre crypto monnaie. "Dérivée de la NXT", elle est "totalement indépendante", souligne Cyril Fievet. Cela peut devenir un argument marketing pour certaines entreprises, mais aussi leur permettre de chercher des financements ailleurs que sur les marchés classiques ou encore de payer des collaborateurs expatriés sans payer de frais de transferts internationaux.

LES MONNAIES ALTERNATIVES

Moins ambitieuses, les monnaies alternatives sont très largement inspirées du bitcoin. Elles essayent, via des innovations techniques, d'en rendre le fonctionnement plus aisé, plus sécurisé ou plus rapide, en réduisant par exemple le temps de vérification des transactions. Ces devises, comme le litecoin ou le blackcoin, sont nombreuses. Mais pour être viables, elles ont besoin d'une base d'utilisateurs et d'une stabilité suffisante. Selon Cyril Fievet, il n'existe qu'une douzaine de monnaies alternatives solides aujourd'hui.

Pour lui, elles pourraient un jour devenir de nouveaux outils d'échange de biens et de services. Les marchands ont intérêt à accepter ces devises virtuelles comme moyen de paiement : c'est simple, relativement peu coûteux et cela "ne peut que contribuer à accroître leurs ventes, ou en tout cas à générer un peu de communication. Les crypto monnaies étant encore largement portées par une logique communautaire, le fait qu'il existe une nouvelle option pour utiliser l'une d'entre elle fera du buzz au sein de la communauté", souligne l'auteur.

LES MONNAIES SHOPPING

C'est de cette même logique que découlent les monnaies shopping, dont le but premier est d'être utilisées pour faire des emplettes dans le monde réel ou en ligne. Les créateurs de ces instruments d'échange tentent de développer des partenariats avec des enseignes et essayent, via des campagnes de communication, de développer leur base d'utilisateurs.
"Souvent lancées par des entreprises, elles peuvent être à large spectre (permettre de tout acheter), ou très spécialisées sur un secteur précis", détaille Cyril Fiévet. La potcoin cible par exemple le marché du cannabis légal, la quicksilvercoin celui des taxis...


Source: L'Usine digitale

A lire: Une classification des crypto-monnaies alternatives sur bitcoin.fr
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Re: Réactuliser l'économie de Cyberpunk

Message par Lame » Lun 07 Mars 2016, 14:17

À Paris, un premier distributeur automatique de... viande

Des distributeurs automatiques de pain, viande et légumes ont fleuri ces dernières années dans l'Hexagone. Les consommateurs français sont de plus en plus demandeurs de services, notamment alimentaires, 24 heures sur 24.

Lecteurs carnivores, vous pourrez désormais satisfaire vos envies de viande à toute heure du jour et de la nuit! Depuis la semaine dernière, un distributeur automatique de viande a été installé dans le XIe arrondissement de la capitale.

L'initiative revient à l'Ami Txulette, une boucherie basque située au 120, rue de Charonne. En service depuis mercredi dernier, cette machine propose des produits emballés sous-vide ou dans des barquettes, crus ou cuits, bruts ou déjà cuisinés. On y trouve au choix une assiette de carpaccio de bœuf (6 €), des côtes de porc (5 € les deux), du faux-filet de bœuf (8,50 € les 250g) ou encore du jambon de Bayonne, des cordons bleus, du taboulé, du pâté… «Votre boucher basque à toutes heures», promet la machine rouge et blanche, aux couleurs du Pays basque, qui accepte espèces et carte bleue.

L'objectif de cette boucherie, située dans un quartier bobo de la capitale, est de satisfaire le besoin croissant des consommateurs d'obtenir alimentation et services 24 heures sur 24, comme cela est déjà possible dans des villes comme New York ou Londres. «Nous voulions apporter un service supplémentaire à nos clients lorsque la boucherie est fermée en leur proposant un échantillon du rayon traditionnel, des produits à manger tout de suite ou pour dépanner lorsqu'on rentre tard le soir, explique Florence Pouzol, propriétaire de la boucherie avec son mari, originaire de Biarritz. Il s'agit d'apporter des produits artisanaux grâce aux modes de distribution modernes».

Un distributeur d'andouillete à Mennetou-sur-Cher

Le distributeur, situé dans le prolongement de la boucherie, vend uniquement de la viande label rouge et d'origine du Sud-Ouest. La température y est de deux degrés environ, comme dans un réfrigérateur. «C'est un gros investissement pour nous, auquel nous croyons, j'y vois un avenir prometteur», commente Florence Pouzol, qui a écoulé une trentaine de produits en cinq jours.

S'il s'agit d'une première à Paris, il existe déjà quatre distributeurs similaires dans l'Hexagone. Le premier a ouvert il y a deux ans dans le Sud-Ouest de la France. La machine coûte environ 10.000 euros. A Mennetou-sur-Cher, un distributeur propose exclusivement de l'andouillette! Ces commerçants s'inspirent de l'Allemagne qui compterait quelque 500 distributeurs de viande. Depuis quatre ans, il existe par ailleurs des distributeurs de baguettes dans l'Hexagone. L'an passé, à Pontarlier, une crémerie a même mis en service un distributeur de fromage. En régions, des maraîchers proposent aussi leurs fruits et légumes dans des distributeurs pour faciliter la vie des habitants.

Sans surprise, ces initiatives suscitent des réactions diverses. Beaucoup y voient une source de praticité. D'autres regrettent que cela contribue à limiter les contacts entre les commerces de proximité et leurs clients. Certains craignent aussi que les conditions de conservation ne soient pas optimales. Une chose est sûre, au pays du bien manger, où la gastronomie fait partie du patrimoine culturel, une petite révolution est en marche.


Source: Le Figaro

Ceci dit, si on assiste à une diversication croissante des distributeurs automatique, les magasins axés sur ce mode de vente restent à la peine. On a déjà les tablette de viandox mais c'est pas les prémices du Dunkle Reik...
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