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L'Architecture cyberpunk

Rubrique Cyberpunk (CP 2013, 2020, 203X, etc.)

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L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 14:32

La majorité des cités de la littérature cyberpunk ou assimilé peuvent se classer en trois catégories:

- Les mégapoles crasseuses avec des immeubles corporatistes titanesque dans le style du Los Angeles de Blade Runner.
- Les titanopoles high tech (mais semi-chaotiques tout de même) comme le Nigh City de Cyberpunk 203X.
- Les habitats extra-atmosphériques façon Outland ou Total Recall (surtout pour le space cyberpunk).

Malgré tout, il semble qu'ils soient un peu suranné. Voici un avant-goût du futur urbain.

Le modèle théorique

Les Monades urbaines (titre original : The World Inside) est un roman d'anticipation (science-fiction) écrit par Robert Silverberg (États-Unis) et publié en 1971. Quatre des sept nouvelles qui composent le roman sont initialement parues dans la revue américaine Galaxy Science Fiction à partir de juillet 1970.


monades

En 2381, sur une Terre surpeuplée, la population est entassée dans des monades urbaines, tours de mille étages, hautes de 3 000 mètres. Gigantesques, elles s'étendent sur des centaines de kilomètres dans des agglomérations, telles Berpar (Berlin-Paris) ou Chipitts (Chicago-Pittsburgh), et chacune d'elles abrite plus de 800 000 habitants. Les monades étant des constructions verticales, elles occupent seulement 10 % de l'espace géographique, le reste étant dédié à l'agriculture vivrière.

L'organisation

Chaque groupe de 40 étages consécutifs, appelé Cité, adopte un nom d'ancienne ville : dans la monade 116, la cité des 40 premiers étages s'appelle Reykjavik et le groupe des 40 derniers, Louisville. Chaque cité possède sa propre tenue vestimentaire, ses propres mythes, son propre folklore et son propre langage argotique.

Grâce au recyclage des déchets et des excréments qui produisent l'énergie nécessaire, chaque tour vit en quasi-autarcie. Seule la nourriture vient de l'extérieur, produite par des communautés agricoles. Les habitants ne connaissent que leur monade et la croissance démographique est érigée en dogme religieux. Tous les habitants des monades ne vivent que dans le but de croître et de se multiplier. Les familles comptent en moyenne de cinq à dix enfants, selon leur statut social. Les couples se forment dès que les jeunes gens sont nubiles.

La hiérarchie

La hiérarchie de la société s'accompagne d'une ségrégation verticale de la monade. Les monades sont divisées en 25 cités hiérarchisées : à la base de la tour se situent les quartiers ouvriers, pauvres et surpeuplés, alors que les classes dirigeantes occupent les vastes appartements des étages supérieurs. Les classes intermédiaires (artistes, cadres, chercheurs, et autres fonctions) vivent entre ces deux extrêmes. La communication entre les différentes catégories sociales est limitée.

Les bonnes manières

La promiscuité et la liberté sexuelle sont la règle et ceux qui n'ont pas beaucoup d'enfants sont mal jugés. Afin d’éviter les frustrations et les jalousies, nul ne peut refuser un rapport sexuel, sous peine de mort : chacun appartient à tout le monde. Hiérarchie oblige, il est conseillé de ne pas choisir un partenaire dans un étage supérieur ; d'ailleurs, qui oserait ? Toutefois, ceux qui sont promis à une destinée brillante sont encouragés à s'élever. Lors de leurs visites nocturnes, les hommes choisissent au hasard un appartement.

Le prix du bonheur

Malgré cette liberté sexuelle et la protection qu'offre la vie « monadique », les tensions demeurent. Certains ne se satisfont pas de l'absence de vie privée et d'intimité. Libérés des contraintes, la majorité des gens sont si heureux qu'ils n'hésitent pas à dénoncer ces déviants, appelés anomos. Ceux qui n'acceptent pas le système sont enfermés dans un caisson de rééducation psychologique ou jetés dans le recycleur, pour le bien-être commun : « Le bonheur règne sur Terre. Qui en doute est malade. Qui est malade est soigné. Qui est incurable est exécuté. »

L'extérieur

Les habitants explorent rarement un autre étage que le leur ; autant dire qu'il ne leur viendrait pas l'idée de quitter leur tour ! Quel intérêt présentent les paysans, ces sauvages qui régulent leur natalité et travaillent le sol pour nourrir les monades en échange de produits technologiques ? L'un des personnages va pourtant s'aventurer à l'extérieur et y découvrir qu'une autre vie est possible, et surtout, que ces mœurs barbares (ils recourent à des sacrifices humains) sont la condition pour la prospérité des monades : il n'est possible de nourrir tous leurs habitants que si les habitants des communes rurales fabriquent beaucoup de nourriture et donc en consomment peu eux-mêmes. Cependant, il y a trop d'obstacles pour envisager une émigration à l'extérieur.

Une société en perdition ?

Bien que l'emprise des monades s'étende sur l'ensemble de la planète et qu'aucune menace ne semble venir des autres colonies du système solaire, quelques indices laissent entendre que ce monde ne va pas durer. L'historien Jason Quevedo émet la théorie que les anomos existent parce que l'homme ne s'est pas encore totalement adapté à son nouvel univers. Mais après avoir lu la dernière nouvelle, on peut se demander si l'homme sera vraiment un jour totalement adapté, puisque les déviances peuvent toucher même les individus les mieux intégrés. La conversation entre Micael Statler et Artha révèle un autre problème : les ressources de la Terre pourront-elles supporter indéfiniment la croissance continue des monades ?


Source des extraits: Wikipedia

Le première "spire"

Sky City : la Chine prête à devenir le toit du monde

ÉCONOMIE - Le titre de "plus haute tour du monde" n'aura pas été porté très longtemps par Dubaï. La Chine s'apprête ainsi à débuter la construction d'un nouveau gratte-ciel dans la ville de Changsha, au sud-est du pays. Haute de 838 mètres (soit 10 mètres de plus que la Burj Dubaï), la tour Sky City hébergera 220 étages et sera dotée d'une capacité d'accueil de 30.000 personnes. Un vraie ville à la verticale.

Pour autant, "ce n'est pas un trophée comme à Dubaï", comme persiflent ses ingénieurs. Au moins, Sky City sera reliée à un système d'égouts, appuie sans rire le cabinet Broad Sustainable Construction. Ils font plutôt preuve de pragmatisme : ce gratte-ciel doit avant tout être un bâtiment efficace et accessible. "La population mondiale augmente de 1,8% chaque année, et dans un futur proche, la terre, l'énergie et le climat peuvent atteindre un point critique", ont-ils déclaré.

Il faudra 7 mois à la ville pour achever sa construction, pour un coût estimé à 628 millions de dollars. La tour de Dubaï avait quand à elle été livrée avec une facture de 1,5 milliard de dollars. Particularité de l'édifice chinois, il sera en pré-fabriqué. 19.000 ouvriers vont ainsi construire les différentes parties de la structure, avant de les assembler. Oui, comme des Légos. Ainsi, beaucoup de déchets de construction seront supprimés, du temps sera gagné et de l'argent aussi. C'est pour cela que les coûts de construction sont environ 50 à 60% inférieurs à une structure conventionnelle.


Source: Le Huffington post
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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 18:42

La ville du futur: jongle urbaine au propre comme au figuré

Paris Smart City 2050 : cauchemar verdâtre ?

L’étude illustrée fait le tour du web depuis plusieurs jours : « Paris Smart City 2050″ ou une vision futuriste de la capitale proposée par l’architecte belge Vincent Callebault et le cabinet d’ingénieurs SETEC bâtiment.

Image
Photosynthesis Towers

Au printemps dernier, l’équipe a répondu à un appel d’offres de l’Agence de l’écologie urbaine de la ville de Paris et a été sélectionnée pour plancher, pendant 4 mois, sur le Paris de 2050. Urbanisation fulgurante, population croissante, manque de place et dérèglement climatique ont notamment poussé l’équipe à mettre en scène huit prototypes de tours mixtes à énergie positive, prenant en compte les contraintes futures de la capitale. Le tout en s’inscrivant dans le Plan Climat Énergie de la Ville de Paris, visant à réduire de 75% les émissions de gaz à effet de serre d’ici à 2050.

Image
Mountain Towers
ImageAntismog TowersImageAntismog Towers

Dans ce futur proche, la Capitale se transformerait ainsi, en une véritable cité végétale, consacrant l’âge d’or des grandes tours verte et œuvrant au rapatriement de la nature en ville. On découvre ainsi la http://www.urbanews.fr/tag/tour-montparnasse/Tour%20Montparnasse, transformée en un Central Park vertical de 58 étages, offrant un prolongement étagé au parc du Luxembourg. Dans la même lignée, des tours de logements de 120 mètres de haut, baptisées « Mountains Towers », viennent se greffer sur les toits des immeubles de l’historique rue de Rivoli. Dans le 14ème arrondissement, les « Antismog Towers », immenses tours photo-catalytiques dépolluantes, font office de « corridor écologique ». L’équipe a également imaginé deux ponts habités aux portes est et ouest de Paris, une gigantesque ferme verticale dans le 19ème arrondissement, ainsi que des immeubles d’habitation, en forme d’alcôves hexagonales, posés sur le toit des célèbres HBM du 20ème arrondissement.

Image
Farmscapers Towers
ImageBamboo Nest TowersImageBridge Towers

Une vision aisément transposable à un film de science-fiction réalisé Steven Spielberg. Et pourtant, comme l’assure l’architecte, ces projets ont tous été imaginés à partir de technologies déjà existantes, ou en cours d’étude dans les laboratoires.

Sur le fond, l’étude demeure intéressante. Elle met l’accent sur les multiples potentiels du biomimétisme. Ou l’art de s’inspirer de la nature pour innover, développer une ville harmonieuse et anticiper sur les formes possibles de l’habitat de demain. Mais concernant sa forme? Peut-on raisonnablement prendre en considération, cette démarche responsable et durable, en s’armant d’un gigantesque pot de peinture verte ?

      « La couleur a ses vertus, pourtant, si l’on s’évertue à faire du vert un objet de trop de vertus, on le tue ! », aurait pu s’exclamer Raymond Devos tout essoufflé dans un de ses sketchs. affirmait Josselin Thonnelier dans un de ses premiers billets sur UrbaNews.fr datant de 2010

Et c’est vrai qu’il n’y a qu’à se pencher quelques secondes sur les visuels associés à cette étude pour comprendre que l’abus de lessive verte nuit indéniablement à sa crédibilité… Soyons honnêtes, cette juxtaposition de tours écologiquement remarquables et responsables ne transformera jamais Paris en une ville durable. D’une part, s’il était possible de construire en hauteur à Paris cela se saurait… (Dernier exemple en date : l’échec cuisant de la Tour Triangle.) Et d’autre part, c’est sans doute un petit peu plus bas qu’il faut d’abord regarder. Paris manque de verdure, c’est un fait, c’est une ville extrêmement concentrée, mais avant de se tourner vers le ciel, il s’agirait bien d’en renforcer durablement les racines.


Image
Mangrove Towers

Ces dernières années, des projets similaires de tours végétales futuristes se sont multipliés chez les architectes, sous une sorte de pseudo label écologique : couvertes de végétaux, équipées de serres, de fermes, de cascades et d’autres installations naturelles en tout genre. A chaque fois, c’est le même constat : les vagues de pixels verts éclaboussent les différentes perspectives 3D. C’est certes, extrêmement apaisant pour les yeux, tout comme la chlorophylle est délectable pour les poumons. Mais l’utilisation abusive du « Greenwashing » dans ce genre d’études est à mon sens fortement susceptible d’alimenter des perceptions écologiques artificielles auprès du grand public.

Pour conclure, je me permettrais le parallèle entre Paris Smart City 2050 et les travaux de l’architecte belge (encore un) Luc Schuiten, sur la Cité Végétale. A mi-chemin entre science-fiction et réalisme, les dessins de Schuiten mêlent science architecturale, biologique, climatique, formes et couleurs, prenant l’aspect de BD futuristes. Bien que prônant des idées similaires, le style ludique et poétique est selon moi bien moins trompeur, beaucoup plus pédagogique et beaucoup plus honnête… sollicitant l’imaginaire pour faire rêver, tout en anticipant avec plus ou moins de réalisme, le futur de villes métamorphosées par le végétal.


Image
Luc Schuiten – Cité Végétale – Lyon de Nuit
Pour voir cette estampe en grand


Pour conclure, je me permettrais le parallèle entre Paris Smart City 2050 et les travaux de l’architecte belge (encore un) Luc Schuiten, sur la Cité Végétale. A mi-chemin entre science-fiction et réalisme, les dessins de Schuiten mêlent science architecturale, biologique, climatique, formes et couleurs, prenant l’aspect de BD futuristes. Bien que prônant des idées similaires, le style ludique et poétique est selon moi bien moins trompeur, beaucoup plus pédagogique et beaucoup plus honnête… sollicitant l’imaginaire pour faire rêver, tout en anticipant avec plus ou moins de réalisme, le futur de villes métamorphosées par le végétal.


Source: Urbanews.fr

A voir sur le site Vincent Callebaut Architectures, les projects et plus particulièrement Paris Smart City 2050
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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 19:30

Image
Photosynthesis Towers

« PHOTOSYNTHESIS TOWERS »

PARIS MODERNE _ 15ème arrondissement _ MONTPARNASSE
Un Central Park piézo-électrique et spiralé à la verticale aux biofaçades d’algues vertes.

En 1970 fut posée sur le site de l’ancienne Gare Montparnasse la première pierre du chantier de la tour homonyme, projet soutenu par André Malraux, alors Ministre de la Culture, et le Président de la République Française Georges Pompidou. Insérée dans le prolongement de l'axe créé par le Palais de Chaillot, le Trocadéro, la Tour Eiffel, le Champ-de-Mars et l'École Militaire, en parallèle avec l'axe historique, la Tour Montparnasse souvent très décriée fut la plus haute tour d’Europe pendant plus de vingt ans jusqu’en 1990.

En 1975, trois années après la fin de sa construction, sonna le glas de la construction en hauteur à Paris car la municipalité décida depuis d'interdire la construction d'immeubles de plus de sept étages. Le projet « Photosynthesis Towers » vise à améliorer les impacts esthétiques et énergivores de l’Ensemble Immobilier Tour Maine-Montparnasse en le métamorphosant d’une part en un véritable Central Park à la verticale ouvert au public, et en couturant d’autre part tous ces nouveaux jardins suspendus d’une robe de bioréacteurs d’algues vertes à énergie positive.

En 2050, la Tour Montparnasse sera ainsi un écosystème BEPOS, carboneutre et exempt de combustibles fossiles, construit sous la forme d’un parc public étagé verticalement surplombé par des sky gardens. Des rampes serpenteront ainsi autour du gros œuvre existant renforcé et proposeront des promenades piézoélectriques hélicoïdales dans le ciel de Paris autour des 58 étages en forme d’amande.

Dans les échancrures triangulaires situées aux deux extrémités de la tour, des batteries d’ascenseurs publics à récupération d’énergie seront intégrés afin de dissocier les parcours visiteurs des employés de bureaux travaillant dans la tour. La toiture-dalle du centre commercial sera quant à elle transformée en lagune de phyto-épuration recyclant les eaux grises de l’ensemble immobilier.

Ce poumon végétal au cœur de Paris enrobera la Tour Montparnasse ainsi que les deux autres tours plus petites (le bâtiment C et la Tour Express) d’une bio-façade isolante et productrice de biofuel. Des micro-algues vertes seront cultivées sur des murs rideaux de façades dans des photobioréacteurs plans et triangulaires construits en verre feuilleté. Ceux-ci capteront l’énergie solaire thermique, tout en servant de médium pour la génération de biomasse utilisée pour produire du méthane. Le CO2 servira de nutriments aux algues qui prolifèrent sous la radiation solaire. Ces bioréacteurs permettront de gagner en inertie thermique, avec jusqu’à 50 % d’économies de chauffage et de climatisation tandis que la raffinerie de biofuel sera directement intégrée dans le socle de l’ensemble.

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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 19:33

          Image
          Mountain Towers

MOUNTAIN TOWERS »

PARIS HISTORIQUE _ 1er arrondissement _ RUE DE RIVOLI
Des tours végétales, solaires et hydrodynamiques bio-climatisant l’îlot de chaleur urbain.

Paris s’est toujours reconstruite sur elle-même. Par manque d’ambition politique et de visions en l’avenir, est-elle aujourd’hui en 2014 condamnée à la muséification et à le gentrification ? Telle est la question posée par les « Mountain Towers » au Paris Historique et plus précisément à la rue de Rivoli.

Avec son élégance sévère et sa rigueur grandiose héritées du néo-classicisme, la rue de Rivoli, dite la « rue-mur », traverse le cœur de Paris et s'étend d‘est en ouest sur près de 3 km sur la rive droite de la Seine. Tous les bâtiments de la rue ont été soumis durant le premier Empire à l’ouest et durant l’époque Haussmann à l’est aux mêmes contraintes urbaines d’alignement et de gabarit lui offrant ainsi sa monumentalité aux lignes strictes et aux étonnants effets de perspective qui convenait parfaitement à Napoléon qui souhaitait bâtir une rue prestigieuse dévolue au luxe.

Cette «rue éternelle s’étirant élégante comme un I» comme le disait Victor Hugo fut créée au XVIII siècle pour résoudre les embarras de la circulation et les problèmes d'hygiène qui se posaient dans les vieux quartiers surpeuplés tout en contrôlant les soulèvements populaires de la capitale. Le modèle de la rue de Rivoli s’est étendu à l’ensemble des nouvelles voies parisiennes, entraînant une uniformisation qualifiée par certains artistes de l’époque comme l’architecte Charles Garnier de «monotonie étouffante».

Le projet « Mountain Towers » vise à désasphyxier, à densifier et à re-naturaliser ce type d’urbanisme hyper-énergivore et spatiovore par la construction de montagnes bioclimatiques intégrant les énergies renouvelables sur les toits et en cœur d’îlots. Les « Mountain Towers » à énergies positives permettront ainsi de tripler à la verticale l’offre de logements de chaque îlot parisien d’habitation en distribuant les charges structurelles à travers les anciens conduits de cheminées condamnés.

Trois types d’énergies renouvelables seront embarqués dans chaque tour : Durant la journée, deux grands boucliers solaires photovoltaïques et thermiques bio-inspirés par la structure finement ciselées des ailes de libellules produiront de l’électricité et de l’eau chaude sanitaire. Durant la nuit, une station hydro-électrique réversible de pompage-turbinage fera s’écouler une cascade urbaine sur toute la hauteur de la tour entre deux bassins de rétention d’eau pluviale situés aux points haut et bas, évitant d’avoir recours à des batteries pour stocker l’électricité produite par les ailes de libellules solaires.

Enfin, des balcons potagers ceintureront les plateaux habités et viendront filtrer en site propre les eaux grises rejetées par les habitants par phyto-épuration et bio-compostage.


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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 19:36

          Image Image
                  Antismog Towers

ANTISMOG TOWERS »

PARIS HISTORIQUE _ 14ème arrondissement _ PETITE CEINTURE
Un corridor écologique de 23 kms au cœur de Paris ponctué de tours dépolluantes photocatalytiques.

La Petite Ceinture de Paris est une ancienne ligne de chemin de fer à double voie de 32 kilomètres de longueur qui faisait le tour de Paris à l'intérieur des boulevards des Maréchaux et qui présentait un double intérêt : relier entre elles les lignes radiales qui partent des grandes gares parisiennes permettant les échanges de fret entre les réseaux, et desservir les fortifications de Paris, par l'intérieur, pour des raisons stratégiques.

Désertée par les Parisiens en raison de la concurrence du métropolitain, la ligne est, pour l'essentiel de son parcours, fermée au trafic de voyageurs depuis le 23 juillet 1934. Actuellement, 60 % du linéaire est à l'air libre (tranchée ouverte, à niveau, en remblais, en viaduc), et les 40 % restants sont en souterrain, en tranchée couverte ou en tunnel.

En 2014, on dénombre 61 ponts : 36 de type « rail » (où la ligne ferroviaire passe au-dessus de la voirie) et 25 de type « rue » (où la voirie passe au-dessus de la ligne ferroviaire). Sur ce lieu emblématique, historique et au destin controversé, la politique urbaine est de transformer ce fil rouge d’Ariane en corridor vert écologique tout en préservant le patrimoine ferroviaire et la multimodalité potentiellement tripartite du site entre voies ferrées, pistes cyclable et chemins de promenade. Friche, boisement, prairie, la végétation reprend ses droits sur la minéralité urbaine.

Dans ce contexte, les « Antismog Towers » projettent de renaturaliser le tracé ferroviaire en poumon vert par l’intégration de jardins maraîchers communautaires cultivés par les riverains. Les pistes cyclables et les potagers urbains viendront ainsi s’enrouler à la verticale autour de tours cycloniques dépolluant les sols par phyto-épuration hydroponique et filtrant le smog atmosphérique grâce à leur structure photocatalytique en dioxyde de titane.

Ces tours dépolluantes offriront une forte densité urbaine de logements maraichers grâce à leur impact minimal au sol et leur architecture en évasement. Elles seront implantées aux croisements géographiques entre les boulevards radiants parisiens et la PC ainsi que le long des écosystèmes existants tels que les Buttes Chaumont, le Parc Monsouris, le Parc André Citroên, etc.

Energétiquement, ces tours produiront leur électricité par l’intégration d’une part d’éoliennes axiales de type Darrieus dans la résille de façade et d’autre part de toitures en textile souple photovoltaïque et récupérateur de pluie et rosée. Sur le plan thermique, le différentiel de température avec les tunnels de la PC sera mis à profit pour créer des puits canadiens permettant de bioclimatiser passivement l’air ambiant intérieur des tours. Ces mêmes tunnels seront éclairés par les promenades piézoélectriques.


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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 19:38

          Image
          Farmscapers Towers

FARMSCRAPERS TOWERS »

PARIS PERIPHERIQUE _ 19ème arrondissement _ PORTE D’AUBERVILLIERS
Une ferme verticale rapatriant la campagne aux portes de la ville.

La porte d’Aubervilliers est une importante porte du nord-est parisien, située à la jonction du quartier du Pont-de-Flandres dans le 19e arrondissement et du quartier de la Chapelle dans le 18e arrondissement de Paris. Tandis que la zone nord située sur la commune d'Aubervilliers connaît des transformations importantes depuis 2005 avec la construction du siège social d'Icade, du centre commercial du Millénaire (2011), puis du siège social de Veolia (2016), le rond-point situé au-dessus du boulevard périphérique de Paris et donnant sur la commune d' Aubervilliers reste un véritable no man’s land urbain dévoré par l’asphyxie du tout à l’automobile.

Le concept des « Farmscrapers Towers » a pour but d’articuler la ZAC Claude Bernard et sa forêt linéaire avec le projet Plaine Commune d’Aubervilliers. En tant que rotule urbaine des corridors écologiques, les trois tours maraîchères, implantées sur une forêt urbaine en forme de Raie Manta filtrant l’air vicié du tunnel, viennent empiler une programmation mixte sous forme de fermes verticales étageant des champs d’agriculture cultivés par leurs propres habitants.

Le but est de rapatrier la campagne au cœur de la ville et de réintégrer les modes de production alimentaire au sein des lieux de consommation. Véritable quartier de ville empilant des îlots mixtes, ces Farmscrapers densifient l’espace urbain tout en optimisant la qualité de vie de ses habitants par la réduction des moyens de transports, l’implantation d’un réseau domotique, la re-naturalisation des espaces publics et privés, et l’intégration des énergies renouvelables propres comme la biomasse, la méthanisation, le solaire photovoltaïque et thermique et l’éolien.


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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 19:41

          Image
          Bamboo Nest Towers

BAMBOO NEST TOWERS »

PARIS MODERNE _ 13ème arrondissement _ ENSEMBLE MASSENA
Des tours maraîchères thermodynamiques aux balcons potagers.

Dans l’esprit de la Chartre d’Athènes de Le Corbusier, Italie 13 est le nom de la vaste opération d’urbanisme engagée à Paris dans les années 1960. De cette opération, partiellement mise en œuvre, datent les nombreuses tours du sud du 13ème arrondissement et en particulier le quartier des Olympiades et l’ensemble Masséna.

Ce modèle innovant d’urbanisme de tours prône aujourd’hui plus que jamais l’économie du territoire et la densité urbaine via la verticalité, la multifonctionnalité et le multiculturalisme. C’est la diversité exemplaire de l’offre résidentielle et des services qui a engendré cette mixité, rare dans des ensembles de taille comparable.

Le projet « Bamboo Nest Towers » vise à re-naturaliser les treize tours de l’ensemble Masséna construites sur les terrains de l’ancienne usine de construction Panhard & Levassor le long du tracé de la Petite Ceinture. En 2050, ce quartier (aussi appelé Villa d’Este) présentant la concentration de tours la plus élevée de Paris, sera un emblème du rapatriement de l’agriculture urbaine étagée à la verticale au cœur de la capitale.

Ainsi les tours Puccini, Palerme, Rimini, Verdi, etc. ... seront enveloppées d’un exosquelette en bambou tressé. D’une part, ce treillis 3D écologique permettra de porter structurellement le surpoids des balcons potagers individuels et des vergers communautaires ceinturant les logements existants. D’autre part, les caténoïdes (entonnoirs) formés par la géométrie du tressage accentueront l’effet Venturi accélérant ainsi la force des vents dominants afin d’augmenter le rendement des éoliennes tripales insérées en leur sein.

Outre la bioclimatisation naturelle de l’atmosphère fournie principalement par l’évapotranspiration des plantes, et outre l’électricité générée par les éoliennes axiales implantées sur les toits et tripales dans les caténoïdes, la principale source d’énergie proviendra d’une centrale thermodynamique à concentration. Celle-ci sera composée d’un collecteur implanté sur la Tour Abeille et de miroirs paraboliques héliostatiques plantés sur les toits parisiens en zinc et concentrant vers le collecteur les rayons du soleil afin de faire monter en température un fluide caloporteur. Ce liquide caloporteur sera envoyé dans une chaudière transformant l’eau en vapeur. La vapeur fera tourner des turbines qui entraîneront des alternateurs produisant ainsi de l’électricité même en dehors des heures d’irradiation solaire, c-à-d en H24.

Les tours de la Villa d’Este seront ainsi BEPOS (Bâtiments à Energie POSitive) tandis que les habitants seront les cultivateurs de leur propre alimentation biologique dans cet écosystème nourricier, nouveau terrain d’innovation sociale


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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 19:47

              Image
              Bridge Towers

BRIDGE TOWERS »

PARIS FUTUR _ 16ème arrondissement _ PONT AVAL / 12ème arrondissement _ PONT AMONT
Des ponts-paysages habités amphibiens enjambant la Seine aux entrées Amont et Aval de Paris.

La capitale comptera-t-elle un jour 39 ponts enjambant son fleuve au lieu des 37 franchissements contemporains en 2014? Comme illustré sur la magnifique peinture de Nicolas Jean-Baptiste Raguenet, tous les ponts au Moyen-Age étaient habités et créaient un continuum urbain fonctionnel, culturel et marchand entre la rive droite et la rive gauche.

Avec comme objectif de densifier la ville par des écosystèmes verticaux habités, le projet “Bridge Towers” propose la construction de deux ponts paysagers aux portes fluviales de Paris. Ces deux ponts aux silhouettes de méduses émergeant des eaux, relieront les 15ème et 16ème arrondissements à l'Ouest et les 12ème et 13ème arrondissements à l'Est.

Ce seront des tours jumelles épousant et re-customisant extraordinairement les deux ponts existants du Boulevard Périphérique afin de revaloriser les deux vitrines d’entrée vers la cité par la voie fluviale le long de laquelle s’est écoulée son histoire depuis Lutèce. Perforées par de larges caténoïdes les tours seront alimentées en énergie électrique grâce à des éoliennes multi pales, supplées par des hydroliennes, (turbines hydroélectriques) qui utiliseront l’énergie cinétique de la Seine (fluvio-motricité). Les augets de ces roues à eaux revisitées permettront en effet de restituer le mouvement rotatif d'axe au départ du mouvement linéaire du fleuve. Implantés dans l’axe des vents dominants ouest-est, les éoliennes à sustentation magnétique assureront une quiétude sonore aux habitants du pont. Quant à la pompe à chaleur (PAC) celle-ci permettra de capter les calories des eaux de la Seine pour chauffer les tours (fluvio-thermie). Par cette utilisation des énergies renouvelables, les tours seront des bâtiments à énergie-positive (BEPOS).

Véritable “trait d’union” urbain, ce pont, jusque-là point de passage entre 2 rives, sera un nouveau territoire engendré par une forme urbaine inédite liaisonnant 2 tours de près de 200 mètres, mais les pieds dans l’eau, bien amarrées aux rives des 15ème et 16ème arrondissements. Par sa jonction, il renforcera le continuum urbain tout en affirmant sa particularité, sa singularité, celle d’être lié à la fois au fleuve qui le traverse et aux terres qu’il rattache.

Ce pont habité, ces 2 tours amphibiennes enjambant la Seine répondront à la crise du logement de la ville de Paris en y incluant un programme dense et mixte de logements sociaux, d’équipements collectifs, mais aussi d’appart-hôtels pour répondre aux besoins de “la ville monde”. Le pont habité renforcera la symbolique de la ville et renverra à une nouvelle forme d’innovation urbaine et sociale en termes d’habitat collectif propre à zéro émission de carbone et à zéro déchet!


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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mer 21 Jan 2015, 19:48

      Image
      Mangrove Towers

MANGROVE TOWERS »

PARIS FUTUR _ 10ème arrondissement _ GARE DU NORD
Des tours photosensibles et photocatalytiques enracinées sur des quais piézoélectriques.

A Paris, le réseau ferré des sept gares de la SNCF (Gare du Nord, Gare de l’Est, Gare Saint Lazare, Gare Montparnasse, Gare d’Austerlitz, Gare de Bercy et Gare de Lyon) représentent une superficie totale de plusieurs dizaines d’hectares qui seront densifiés à la verticale d’ici 2050. Pour sa capacité de voyageurs, la Gare du Nord est la première gare d'Europe en trafic et la troisième au monde après celles de Tokyo et de Chicago!

Au cœur de ce carrefour multimodal européen, plus de 700 000 voyageurs embarquent en effet chaque jour dans les 2000 trains empruntant les 32 voies. Les Tours Mangrove seront construites sur ce territoire de fer et d’acier dessiné par les fourches des rails entrecroisés. Elles se marieront à l’architecture néoclassique moderniste de la Gare du Nord dont la construction de la grande halle date de l’exposition universelle de 1855.

Comme leur nom l’indique, les « Tours Mangrove » seront inspirées des palétuviers des marais maritimes avec leurs pneumatophores et leurs racines échasses. Elles seront implantées directement sur les quais de la Gare du Nord et elles seront ramifiées entre-elles comme un écosystème résiliant au dérèglement climatique.

Ces tours accueilleront une programmation mixte de bureaux, d’hôtels et de logements voués à une clientèle internationale et nomade. Véritable forêt de tours végétales, cette Mangrove urbaine sera à énergie-positive, c’est-à-dire qu’elle produira plus d’énergie qu’elle n’en consommera (que cette énergie soit électrique, calorifique ou alimentaire).

Le projet sera donc éco-conçus à partir d’énergies renouvelables de pointe afin de présenter un bilan carbone zéro. En effet, les quais de la gare seront tapissés de capteurs piézoélectriques se polarisant sous l’action de la contrainte mécanique générée par les pas des voyageurs. Les façades tubulaires seront quant à elles composées de cellules Grätzel formant un épiderme photo-électrochimique inspiré de la photosynthèse végétale qui, exposé à la lumière (photons), produira également de l’électricité par électrolyse. Enfin, ces tours ne seront pas seulement auto-suffisantes en énergie mais elles seront également dépolluantes grâce à leur structure photocatalytique en dioxyde de titane.

Cette structure en branches (imitant l’écorce des palétuviers) provoquera ainsi, sous l’action du rayonnement solaire en présence d’oxygène et d’humidité, la dégradation des matières organiques, solides, liquides ou gazeuses présentes dans le smog urbain (via auto-nettoyage, destruction des COV, destruction de NOX, antibuée, absorbeur d’UV


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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par rollytroll » Jeu 22 Jan 2015, 05:26

C'est joli sur les images, mais ça risque d'être un peu plus creepy en automne et en hiver quand un gigantesque tapis de feuilles mortes recouvrira la cité et que l'odeur de terreau et de décomposition s'insinuera partout... Les murs prendront des couleurs rouille, des coulures organiques brunâtres jauniront les façades et des multitudes d'insectes viendront dévorer les miasmes de cette belle utopie... Bref, ça reprendra l'apparence du cyberpunk cradingue qu'on connaît bien sous les lourds nuages noirs habituels et dans les vapeurs pestilentielles des cités industrielles au bord de l'explosion sociale... No futur, qu'on vous dit! :P
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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Jeu 22 Jan 2015, 11:53

rollytroll a écrit :Bref, ça reprendra l'apparence du cyberpunk cradingue qu'on connaît bien sous les lourds nuages noirs habituels et dans les vapeurs pestilentielles des cités industrielles au bord de l'explosion sociale... No futur, qu'on vous dit! :P


Tu as raison mais il y a différentes sorte de cradingue: Hangkor n'a quand même pas la même tronche que le Bronx.

En fait, on imagine ce que deviendra une titanoconurbation de ce type si elle fait faillite ou n'est plus totalement contrôlé: il y aura des quartiers "normaux", des quartiers verts entretenus, des quartiers à verdure chaotique, des zones de jungle.

On imagine aussi la faune urbaine quand les animaux normaux et transgéniques investiront les lieux.
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Re: L'Architecture cyberpunk

Message par Lame » Mar 12 Mai 2015, 18:53

L’éolienne du futur pourra-t-elle fonctionner sans pâles ?

Image

Des modèles terrestres aux versions marines en passant par les déclinaisons miniaturisées et flottantes, nombreux sont les concepts éoliens qui jaillissent dans les têtes d’architectes, ingénieurs, promoteurs immobiliers et autres énergéticiens. Dernière idée novatrice en date : une éolienne qui pourrait produire de l’électricité sans pales. Nom de code : « The Dutch Windwheel ».

Une éolienne en plein cœur de Rotterdam ? Une utopie en marche

Un consortium composé de trois sociétés installées dans la ville néerlandaise de Rotterdam – BLOC, DoepelStrijkers, Meysters – souhaite construire un bâtiment d’un nouveau genre. Baptisé « The Dutch Windwheel » (en français : « l’éolienne hollandaise »), celui-ci comprendrait pas moins de 72 appartements, un hôtel de 160 chambres, un restaurant, mais aussi et surtout une turbine sans pales qui permettrait de générer de l’électricité.

La structure, qui atteindrait une hauteur d’environ 175 mètres, serait composée de deux immenses bâtiments en forme d’anneaux prenant appui l’un sur l’autre. Véritable attraction touristique, elle serait également dotée d’une quarantaine de véhicules sur rail qui, en se déplaçant autour de l’anneau extérieur, offrirait une vue majestueuse sur la ville.

« On a voulu combiner deux aspects : une grande attraction pour Rotterdam et un nouveau concept durable », indique Lennart Graaffd, un des représentant du consortium Dutch Windwheel. Construire une vitrine des énergies renouvelables du futur, telle est la philosophie qui guide les promoteurs du projet.

Pour l’heure, cette utopie en marche est encore loin d’être concrétisée. Mais la « Dutch Windwheel » pourrait bien être construite au sein du plus grand port d’Europe. Avec une affluence touristique escomptée aux alentours de 1,5 million de visiteurs annuels, la structure pourrait être amortie en une décennie, explique le consortium.

Un concept novateur : le convertisseur d’énergie éolienne électrostatique

L’aspect le plus novateur de la structure est sans doute le convertisseur d’énergie éolienne électrostatique. Développé par les universités de Delft et de Wageningten, il permettrait de générer de l’électricité à partir des petites charges électriques que contiennent les gouttelettes d’eau véhiculées par les vents. L’immense turbine éolienne – dont serait doté l’anneau intérieur de la structure – pourrait ainsi fonctionner… sans pales ! Une nouveauté qui suscite la curiosité des observateurs.

Le convertisseur électrostatique ne comprendrait pas de pièce mécanique et serait ainsi plus facile à entretenir. Le fonctionnement de la turbine, inhabituellement installée en plein milieu urbain, n’engendrerait pas de pollution sonore du fait de l’absence de pales. Par ailleurs, le système serait équipé d’un mécanisme de récupération de l’eau de pluie ainsi que de panneaux photovoltaïques qui pourrait produire de l’énergie à partir des rayonnements solaires.

Jusqu’ici, peu d’informations ont encore été communiquées par les promoteurs du projet, notamment sur le coût et le rendement. On sait seulement que celui-ci est en phase de développement depuis deux ans. Mais la technologie n’est pas encore parvenue à maturité et il est trop tôt pour envisager une éventuelle commercialisation du concept à l’échelle industrielle.


Source: L'Energeek

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